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LE TOURISME FRANÇAIS S’EST APPROPRIE INTERNET

17 mars 2016

Les Français ont diminué sensiblement leur budget vacance en 2015, mais ils utilisent de plus en plus Internet pour partir plus souvent et à des coûts réduits, en favorisant les offres packagées.

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Le site de voyage Opodo (groupe Odigeo), représenté par Quentin Bacholle, son Directeur Général France et la Société d’Etudes Raffour Interactif spécialisée dans le tourisme et le transport, présentaient les résultats d’une étude sur les habitudes de vacance des Français. Ce Barometre Opodo est partie d’une étude annuelle, menée par Guy Raffour depuis 14 ans, selon les règles de l’art, grâce à un entretien à domicile de près d’une heure, sur un échantillon statistiquement représentatif de 1030 Français de plus de 15 ans. Elle ne concerne que les activités de voyage et de séjour payant ou non payant pour les loisirs exclusivement, c’est-à-dire les vacances…

Léger tassement des départs et des budgets vacances

Il ressort de l’enquête, effectuée en février dernier, que les foyers Français en 2015 ont sensiblement réduit leur budget vacances, celui-ci passant de 2014 à 1714 € par an (voyage et séjour compris) soit une baisse de 13%, et près de 700000 personnes de moins qu’en 2014 sont parties en vacances. En effet, sur une population statistiquement valide de 53,5 millions d’habitants (en augmentation de 0.3 m sur 2014),  c’est 32.2 millions, soit 60.1%, qui sont partis pour un séjour court ou long soit une baisse de 1.7% par rapport à l’année précédente. A noter que depuis plusieurs années, le taux de départ en vacances des Français oscille entre 59 et 61%.

Analysés un peu plus en détail, ces chiffres représentent une réalité plutôt positive, montrant le dynamisme du secteur du tourisme en France, et en Europe. « Le secteur aux Etats Unis s’est consolidé explique Quentin Bacholle. Par exemple, la réservation de vols est effectuée sur seulement 3 plateformes différentes, alors qu’en Europe où le marché est moins consolidé, il y en a quelques dizaines…qui servent quelques centaines d’acteurs dont nous faisons partie…  (Voir pour ceux qui le connaissent, une certaine analogie avec le marché des télécom… !). Ceci permet une offre plus concurrentielle, plus diversifiée et plus flexible, et c’est ce que recherche l’utilisateur…». Il précise que pour Opodo, le panier moyen pour un vol est passé de 532€ à 516€, probablement à cause de la baisse des tarifs d’avion et de la lente montée des compagnies low cost et des transports alternatifs.

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Un marché dynamique malgré la crise et la situation géopolitique

L’enquête analyse séparément les séjours de courte durée (1 à 3 jours) et les séjours de moyenne ou longue durée (4 jours ou plus). Il semble que malgré les problèmes de budgets, les Français partent plus, mais ils sont plus sélectifs de façon à combiner un vol et un séjour qui leur apportera « une expérience optimale de vacances ». « On constate une hausse assez significative des séjours de courte durée », explique Guy Raffour. Interrogés sur les risques d’attentats, il semble que les français aient intégré ce facteur puisque 62% d’entre eux répondent que cela n’aura pas d’influence sur leurs perspectives en 2016 alors que 27% indiquent qu’ils en tiendront compte dans leur choix. Chez Opodo, on constatait une baisse assez importante après le 13 novembre dernier, mais très rapidement, la tendance s’est estompée le mois suivant. Globalement, les destinations de vacances ont pourtant changé de façon notoire entre 2014 et 2015 puisque si l’Espagne et la Grèce restent les destinations privilégiées des Français avec la République Dominicaine, la Tunisie et la Turquie ont disparu de la liste entre 2014 et 2015 au profit de la Thaïlande et du Maroc. Les Etats Unis ont aussi perdu leur caractère attractif à cause de la hausse du dollar et des coûts de séjours sur place.

Parmi  les Français qui sont partis, on note plusieurs tendances, principalement liées aux conditions économiques connues en 2015. Partir est un besoin vital pour eux et ils s’appuient sur un budget vacances pour faire leurs choix en faisant varier les paramètres. L’enquête met en évidence une assez forte progression de 2% des séjours courts (19.8 millions de personnes en 2015 contre 18.6 millions en 2014). Les séjours longs gagnent aussi 2% avec 36% de ceux qui sont partis en 2015.  Ce chiffre est confirmé par Opodo qui constate en parallèle une baisse des séjours longs de plus de 2 semaines. Quentin Bacholle mentionne le phénomène « city break » qui pousse les français à partir plus souvent pour un long week end (séjours court) dans une ville européenne.

Il est certain que l’utilisation d’Internet permet aux français qui cherchent à partir en vacance d’optimiser plus facilement leur voyage en fonction du budget fixé au départ, leur permettant de trouver les meilleures prestations au meilleurs prix et surtout leur permettant de simuler en ligne leur voyage grâce aux informations sur les offres diversifiées qu’ils trouvent sur Internet. Pour une agence de voyage en ligne comme Opodo dont l’activité principale et le vol, la principale préoccupation du management est d’être en mesure d’apporter de l’information (y compris collaborative), de faire des propositions sous forme de package qui intègre des offres variées et diversifiées sur les séjours et d’autres services répondant aux préoccupations de leur client.

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La France est toujours en retard sur Internet. Le m-tourisme décolle

Globalement, l’enquête montre que 46% des réservations globales sur le voyage vacances (tous types de prestations confondues et quelque soit le support utilisé) en France utilisent Internet, en dessous du taux moyen européen qui est de 52%. Guy Raffour constate que 15% des français qui partent en vacances n’utilisent pas Internet et il indique que le rattrapage se fait lentement, alors que le e-tourisme croit fortement, montrant une évolution sensible du mode de préparation et de consommation des vacances.  Quentin Blacholle mentionne quant à lui que le m-tourisme (information et réservation sur le mobile) est en forte croissance. « Si on regarde chez Opodo la part de réservations sur smartphone ou tablette, dit-il, nous avons atteint le seuil de 25%, alors que nous étions à 15% en 2014 et 8% l’année précédente. Nous pensons atteindre rapidement 40% alors que la moyenne de l’utilisation du mobile pour le secteur du voyage en ligne est à 18%. ».

L’enquête montre en effet que Internet sert non seulement à accumuler des informations sur les destinations et les voyages et séjours de vacances long ou court mais aussi de plus en plus à effectuer et suivre la ou les réservations liées aux séjours de loisir. Tous les chiffres présentés sont en hausse assez nette. Des 32 millions de Français qui sont partis en 2015, 77% (24.7 millions de personnes, plus 6 points sur 2014) ont utilisé Internet à un moment ou un autre soit pour préparer soit pour réserver un ou plusieurs séjours de tourisme de loisir en 2015. Les agences en lignes doivent alors être en mesure de proposer des promotions géo-localisées, des prestations expérimentales et des contenus collaboratifs au bon moment pour déclencher l’intérêt sous forme de réservation et ensuite de convertir en achat.

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Sur l’ensemble de la population des français qui sont partis pour leurs vacances, 39% (un gain de 7 points sur l’année précédente) ont utilisé un smartphone ou une tablette pour effectuer leurs recherches et réserver leur voyage, ce qui confirme l’importance de l’accès en temps réel aux disponibilités ainsi que l’aspect hautement concurrentiel de ce marché mentionné par le DG de Opodo. Le téléphone cellulaire est aussi utilisé tout au long du voyage pour les tickets d’embarquement, pour recevoir des alertes ou faire des achats de services complémentaires durant le séjour comme location de voiture ou réservations diverses. Toujours de l’ensemble de la population des Français qui sont partis, 49% (soit 15.8 millions de personnes) ont réservé et payé intégralement tout ou partie de leurs séjours en ligne, un gain de 4 points par rapport à 2014 (1 millions de personnes).

GOOGLE RALE CONTRE LA DECISION DE REGULER LES VOITURES SANS CHAUFFEURS

19 décembre 2015

Goggle self driving car

La Californie met en place une régulation pour contrôler et sécuriser l’utilisation des véhicules sans chauffeur. L’initiative s’étendra aux autres Etats.

Le DMV (Department of Motor Vehicules) de Californie est l’autorité qui règne sur le code de la route, les permis de conduire et immatricule tous les véhicules dans l’Etat de Californie. La semaine dernière, conformément a un amendement passé par le Sénat Américain en 2012, il vient d’émettre une  nouvelle série de régulations concernant les modes d’utilisation et de circulation des véhicules sans chauffeurs, les fameux self-driving cars dont Google a été le précurseur, avec l’assentiment bienveillant de Jerry Brown, le Gouverneur de Californie. Comme prévu, une série de réactions positives, accompagnée d’une série de réactions négatives à cette décision a immédiatement traversé la presse et les blogs locaux, chacun y allant de son petit argument personnel. La réaction la plus remarquée fut celle de Google à travers un communiqué assez laconique «   We’re gravely disappointed that California is already writing a ceiling on the potential for fully self-driving cars to help all of us who live here…” qui cependant n’explique pas vraiment les raisons de la nocivité de cette régulation.

10 accidents documentés en un an

Dans son communiqué de presse, le DMV indique que cette régulation est destinée aux constructeurs et sociétés qui effectuent des tests de voitures autonomes en vrai grandeur, dans la circulation ouverte. En effet, lorsqu’on se promène aux alentours du quartier de Mayfield à Mountain View, là où se trouve Google X, il est fréquent de croiser l’un ou l’autre de ces véhicules de test, facilement reconnaissables par leurs antennes sur le toit et des capteurs accrochés un peu partout sur la voiture. Le Directeur du DMV, dans son communiqué, indique qu’au début du mois de décembre, plus de 10 sociétés dont Tesla, Google, Mercedes, Volkswagen, Delphi, Bosch, BMW, Nissan…. et non pas Apple) ont obtenu du DMV l’autorisation de faire circuler leurs véhicules sans chauffeur.  Dans ce même communiqué figure la liste des 10 accidents documentés qui ont impliqué des véhicules sans chauffeurs depuis le 14 octobre 2014, dont 9 concernent des véhicules appartenant  à Google…Google a cependant commencé de tester les véhicules autonomes dès 2009, il aurait réalisé plus de 2 millions de km et aurait été impliqué dans une vingtaine d’accidents au total. Il mentionne que la plupart des accidents sont dus à la distraction des autres conducteurs qui viennent heurter les véhicules sans chauffeur…  Il n’y aurait eu aucun blessé…

Quelques principes simples à respecter

Les quelques principes de cette régulation obligent la présence d’un conducteurs doté d’un permis de conduire dans le véhicule. Ce conducteur qui aura l’entière responsabilité du véhicule sera aussi responsable des manquements au code de la route et devra être en mesure de reprendre contrôle du véhicule en cas de difficulté ou d’incident.  Les constructeurs ou développeurs de ces véhicules doivent être accrédités auprès du DMV après avoir rempli un dossier complet. Ils doivent fournir des compte-rendus mensuels d’utilisation et des conditions de sécurité du véhicule et documenter et déclarer les accidents dans un délai de 10 jours. Ils n’ont pas le droit de vendre les véhicules développés au public, mais en revanche ils peuvent les louer.

De nombreuses consultations ouvertes

voiture devant GoogleXContrairement à certaines pratiques françaises du « dialogue social »  où des décisions sont prises par les autorités gouvernementales sans consultation directe et préalable de l’ensemble des intéressés, la décision du DMV a été prise à la suite de plusieurs séances de travail publiques dont 2 tenues en 2013, 3 en 2014 et une en janvier 2015. Toutes les minutes de ces travaux et les vidéos des présentations effectuées sont disponibles sur Internet.  Suite à cette régulation, deux autres séances de travail sont déjà annoncées le 28 janvier et le 2 février prochain, ces séances seront ouvertes au public.

Un jour peut-être en France…

« Le véritable challenge de ce type de régulation est de trouver un bon équilibre entre assurer la sécurité publique et faciliter l’innovation technologique » indique le directeur du programme  California Partners for Advanced Transportation Technology (PATH) de l’Université de Berkeley. « Le poids repose sur les développeurs qui doivent prouver que leur invention est suffisamment sure et ne vas pas remettre en cause la sécurité publique ». En France, le principe de précaution, soigneusement respecté, fait qu’on ne peut même pas penser voir un de ces véhicules dans nos rues. Il faudra attendre que ces véhicules soient testés ailleurs…par d’autres…

 

L’internet des objets arrive, vous n’avez encore rien vu…

12 novembre 2012

« L’internet des objets est pour demain… »  Encore une phrase pour journaliste en mal de sensationnel. Pourtant, la conférence organisée par l’ASPROM sur le thème de l’Internet des objet n’était pas vraiment destinée au grand public.  La salle était peuplée surtout de responsables d’entreprises, de chercheurs, d’universitaires et d’investisseurs venus chercher une vision construite, argumentée et détaillée de ce que la communication des objets peut apporter à la vie quotidienne, à l’industrie, à la vie de tous les jours.

La première intervention de la journée, faite par Xavier Dalloz qui represente le CES (Consumer Elecgtronic  Show) en France et accompagne chaque année un groupe de responsables grands comptes à Las Vegas avait pour objectif de tracer un tableau large, mais précis et incisif des grandes evolutions à venir.

Le premier point à retenir est que les technologies sont là, elles existent et permettent d’ores et déjà le développement de l’Internet des objets. Seulement, les infrastructures ne sont pas encore complètement mises en place pour permettre de bénéficier  et d’accéder à l’intelligence mise dans les objets. En effet, plus de 50 milliards d’objets connectés d’ici 2020 vont fortement solliciter les réseaux dont la bande passante aujourd’hui est déjà insuffisante pour écouler le trafic actuel.

 

La Voiture électrique : quelles technologies ? quels usages ? quand ? et comment ?….le 17 et 18 Novembre à l’Asprom

23 octobre 2011

Roland Dubois, Président de l’ASPROM, continue son prosélytisme consciencieux et lucide autour des technologies qui vont changer notre manière de vivre… disons plutôt celle de nos enfants ! Toujours en avance d’une technologie, il réunit régulièrement un large panel de spécialistes autour d’un thème technologique plus ou moins spécifique qu’ils décortiquent, détaillent, analysent, expliquent et évaluent, pour notre plus grand plaisir, mais surtout pour nous permettre d’en comprendre la portée et les enjeux.

En effet, trop souvent les technologues s’enferment derrière leurs habitudes, leurs langages, leur savoir, leurs travaux et ne prennent pas le temps de les communiquer, de les expliquer de les projeter dans la vie de tous les jours pour les gens normaux. En général, plus les technologies sont complexes, innovantes et structurantes, plus ils abandonnent ce travail aux communicateurs ou aux sociétés qui vendent les produits issus de leurs travaux, mais hélas souvent ces derniers se laissent tenter par des messages plus simples, plus directs et aussi plus mercantiles. Les exemples sont nombreux.

Même si les cycles de l’Asprom ne s’adressent pas tout à fait au grand public, ils permettent un vaste échange d’idées, de perspectives et une réflexion prospective autour de thèmes qui concernent chacun, pour peu qu’on arrive avec un minimum de culture technologique et un peu de curiosité. C’est pour cette raison que je rends compte autant que possible de ces rencontres, les intervenants sont de première qualité et les sujets abordés méritent qu’on s’y attarde.

Après avoir abordé le thème du smart Grid pendant 2 journées (voir différents compte-rendus sur ce site…. ), l’Asprom abordera le mois prochain, toujours sur 2 jours, le thème de la voiture électrique dont les enjeux technologiques, économiques, sociaux et par conséquent politiques sont nombreux et loins d’être bien connus de tous. « Pas d’émission de CO2, et pas de bruit, la voiture électrique est l’idéal en ville… » Pour en arriver là, de nombreuses technologies existent mais certaines sont lourdes, coûteuses, difficiles à déployer largement, d’autres sont encore à l’état de test et beaucoup de questions se posent sur leur viabilité industrielle, les coûts qu’elles impliquent en infrastructures, les nouvelles contraintes qu’elles imposeraient aux utilisateurs.

Le séminaire aura donc pour objet de présenter les différentes technologies existantes de véhicules électriques et d’examiner les conditions dans lesquelles elles pourraient amener au développement de différents types de véhicules. Ont été conviés à s’exprimer quelques-uns des meilleurs experts français. Ils présenteront et commenteront les derniers développements en matière de véhicules électriques et discuterons sur les usages des véhicules électriques ainsi que la manière dont ils pourront se développer progressivement grâce a des infrastructures adéquates.

Le programme se déroulera sur 2 jours les 17 et 18 novembre 2011 dans les locaux de Ia FIEEC, 11 rue de l’Amiral Hamelin à Paris.

–        Alain Bouscayrol, Professeur à l’Université Lille1, animateur du réseau MEGEVH (Modélisation Energétiques et Gestion d’Energie des Véhicules Hybrides) introduira ces 2 jours par une réflexion sur la manière dont les nouvelles techniques de propulsion répondent aux nouvelles contraintes environnementales ainsi qu’aux besoins des utilisateurs. Faut-il faire des compromis ? Y-aura-t-il différents types de véhicules ? Quels enjeux impliquent-ils ?

–        Florence Lambert, Chef du département de l’électricité et de l’hydrogène pour les transports et Eric Lemaitre du CEA Liten passeront en revue l’existant en matière de véhicule électrique en France proposé par les constructeurs automobile, les types de batteries utilisées, et les perspectives de développements de batteries à court terme selon les 3 critères déterminants :coût, durée de vie et sécurité. Ensuite, Thierry Koskas, Directeur du Programme Véhicule Electrique chez Renault parlera des réalisations du constructeur et de ses ambitions en matière de véhicule électrique.

–        Claude Ricaud, Directeur Innovation Schneider Electric / Power business, Président de la plateforme IRVE Gimelec et par Alain Le Calve, directeur adjoint du Gimelec aborderont les problèmes posés par les infrastructures nécessaires, leur coût et leur déploiement. Ils seront suivis, sur le même thème par Gilles Bernard, Directeur des Projets chez ERDF Distribution qui parlera de l’impact des infrastructures de recherche sur les réseaux publics d’électricité.

–        Olivier Hersent, PDG d’Actility  fera le point sur les nombreux problèmes posés par l’absolue nécessité de l’établissement de normes et de standards (techniques ou non) de la recharge, et leurs implications aux différents niveaux de la chaîne (dont la sécurité) jusqu’à l’utilisateur final.

–        Georges Gallais, président de VU Log, Spin Off de l’INRIA et Olivier Delassus, directeur de PROXIWAY du groupe VEOLIA-TRANSDEV parlerons des différents moyens de transports location, taxi, vélib, autolib et les solutions d’autopartage qui s’offrent aujourd’hui aux usagers. Ils seront suivit de Patrick Le Cœur de la Ville de Paris, Direction de la Voirie et des Déplacements, Agence de la Mobilité – Pôle mobilités électriques-  qui expliquera la mise en œuvre et le déploiement d’Autolib à Paris, ses challenges et ses enjeux dans le cadre des véhicules électriques.

–        Samuel Loyson, Directeur Marketing pour les automobiles connectées chez ORANGE expliquera l’importance d’être toujours connectée pour le véhicule électrique et puis Fawzi Nashashibi, Directeur de recherche à l’INRIA, responsable de l’équipe IMARA abordera les nouveaux concepts de car sharing dans les services publics et la gestion des flottes de véhicules électriques. L’automatisation dans les systèmes de transports intelligents est-elle la prochaine étape permise par les progrès dans la robotique ?

–        La technologie HYbrid4 PSA Peugeot-Citroën repose sur plusieurs innovations intéressantes comme l’association hybride Diesel, le choix d’une architecture hybride parallèle et l’intégration de la propulsion électrique dans un modèle hybride modulaire. La Peugeot 3008 HYbrid4 sera le premier véhicule commercialisé.

–        Gaizka Alberdi de EDF parlera de l’impact du déploiement à grande échelle des transports électriques pour les réseaux et dans l’organisation de la distribution électrique aux particuliers et aux industriels particulièrement dans les périodes de charge. Qu’est-ce que « la recharge intelligente » ?

–        Pierre Beuzit, Président d’ ALPHEA Hydrogène, Président du CNRT Ineva et Jean-Baptiste Mossa de AIR LIQUIDE aborderont le thème de l’hydrogène et la pile à combustible comme un axe de développement du véhicule propre et Rochdi Trigui, Chercheur à l’IFSTTAR1, co-animateur du réseau MEGEVH abordera le thème de l’hybridation et ses perspectives.

–        Le séminaire s’achevera par une table ronde sur le thème : l’auto-partage est-il un modèle économique rentable ?

Ceux quoi sont intéressés peuvent s’inscrire sur le site de l’Asprom.

Les téléphones Android dépassent l’iPhone

15 août 2010


Selon une récente analyse du Gartner Group, au cours du trimestre dernier (T2 2010), c’est-à-dire avant que l’iPhone 4 ne soit réellement mis sur le marché, le nombre de téléphones Android vendus dans le monde a dépassé le nombre d’iPhone vendus par Apple. Aux Etats Unis, Android a même dépassé le nombre de Blackberry vendus.

Alors qu’il y a un an à l’issue du trimestre équivalent (T2 2009) les téléphones Android n’occupaient que 1,7% du marché des ventes de smartphones, ils comptent aujourd’hui pour 17,2% du marché mondiale des smartphones, ce qui représente une remontée très significative. Esme Vos, Rédactrice en chef du site américain Muniwireless.com qui observe de près au services sans fil fait remarquer que l’iPhone 4 n’intervient pratiquement pas dans le décompte dans la mesure ou il a réellement commencé à se vendre au début du 3ème trimestre 2010. «  J’attends avec impatience les données du 3ème et du 4ème trimestre dit-elle, qui comprendront les ventes de l’iPhone 4 ».

Le marché mondial des smartphones (61 millions d’appareils vendus en T2 2010) représente cependant à peine 20% du marché mondial des téléphones, tous appareils et modèles confondus (325 millions d’appareils vendus en T2 2010). Mais cette part des smartphones à tendance à rapidement augmenter puisqu’il y a un an au même deuxième trimestre, il s’était vendu 41 millions de smartphones pour un marché total de 286 millions d’appareils, soit 14% environ. Les ventes de smartphones ont ainsi augmenté de plus de 50% d’une année sur l’autre.

A noter que Nokia qui est toujours le principal fabriquant de téléphone dans le monde, n’a toujours pas de smartphone capable de rivaliser sérieusement avec l’iPhone, l’Android ou même le Blackberry. Nokia vend actuellement des téléphones plus ou moins sophistiqués sous l’OS Symbian qui entrent dans la catégorie des smartphones, mais ses parts de marché semblent s’éroder, plus rapidement encore de celle du Blackberry de RIM qui lui aussi perd du terrain sous la pression conjuguée de l’iPhone et des téléphones Android. Nokia, lors du Mobile World Congress de Barcelone signait un accord avec Intel pour le développement conjoint d’un système d’exploitation à base de Linux appelé Meego qui servira de base à une série de smartphones, mais il ne verront pas le jours avant la fin de l’année. Symbian reste encore le système le plus utilisé mais il perd rapidement pied.  Microsoft est celui qui proportionnellement a la plus perdu dans cette émergence des smartphone, à cause du succès très limité de Windows Mobile 6.5 et de l’arrivée tardive de Windows Mobile 7, annoncée à Barcelone en février dernier, dont on attend toujours la mise sur le marché. Bada, la plateforme annoncée par Samsung semble avoir du mal à décoller au point que le fabricant coréen a décidé de vendre des téléphones sous Android avec un certain succès.

Un nouveau regain d’intérêt pour le WiFi

Toujours autour des téléphones Android, l’activité de ce début d’année semble avoir porté ses fruits puisque l’OS développé par Google a été adopté par Motorola (qui joue sa survie dans la téléphonie avec cet OS) par Ericsson et par HTC. Plusieurs opérateurs, dont Verizon aux Etats Unis, on aussi décider d’adopter ce système d’exploitation pour certains des téléphones vendu sous leur marque. L’opérateur américain répondait ainsi à Apple qui s’appuie sur un contrat exclusif avec AT&T pour son iPhone aux Etats Unis et dans certains autres pays. La notion d’exclusivité chez les opérateurs revendeur de l’iPhone n’est pas autorisée en Europe. L’exclusivité mise en place par Apple lui permet de réaliser des marges nettement supérieures à celle de ces concurrents. Cette constatation met en lumière la percée faite par Android ches les fabriquants de téléphones cellulaires et l’intérêt que lui ont manifesté les opérateurs.

Esme Vos met en évidence le rôle du WiFi chez les opérateurs et les utilisateurs de smartphones. En effet, alors qu’il était principalement utilisé par les possesseurs d’un ordinateur portable au cours de leurs déplacements, le WiFi est désormais fortement utilisé par les possesseurs de smartphones, et les opérateurs doivent en tenir compte. Cependant, elle précise que les opérateurs de WiFi dans les villes, les trains et un grand nombre de places publiques ne facilitent pas l’accès au WiFi par les utilisateurs de smartphones. « Vous attendez le train ou le métro, dit-elle, (à San Francisco doit-on préciser, car il n’y a pas de WiFi dans le métro parisien, ni les trains… merci la SNCF et la RATP) et le temps de remplir tous les éléments pour vous connecter au réseau WiFi avec votre smartphone, le train est déjà là… » Les opérateurs restent toujours retranchés dans leurs vieilles habitudes où le client doit se plier aux contraintes de l’opérateur. Pour les utilisateurs de smartphones qui utilisent fréquemment le WiFi, elle mentionne Devicescape qui facilite les connections WiFi à partir de n’importe quel appareil. Aux Etats Unis, encore plus qu’en France, les réseaux 3G sont de qualité médiocre et très irrégulière lorsqu’il s’agit de transfert de données sans fil.

Syntec presente un livre blanc pour l’Hopital Numérique

21 mai 2010

L'ouverture du Salon HIT 2010

La Ministre de la santé Roselyne Bachelot Narquin a préféré s’abstenir plutôt que de visiter comme prévu le salon HIT 2010 (Health Information Technology)  organisé par le groupe anglais UBM en début de cette semaine à la Porte de Versailles.  En effet une bruyante délégation l’attendait et a accompagné le cortège, sans la Ministre, à travers les allées du salon en scandant des slogans et en brandissant des drapeaux.

Dossier Médical Personnel, télémédecine, e-santé, hôpital numérique sont en général, et partout dans le monde, des termes synonymes de progrès et d’innovation. Pourtant dans notre pays, encore aujourd’hui, ils suscitent les craintes et les réticences des acteurs et des utilisateurs à travers des amalgames classiques et généralement bien mal définis autour de la sécurité, de la déontologie, du respect de la vie privé, de la déshumanisation des soins, de l’augmentation des coûts et de la réduction des effectifs.  La mise en œuvre des technologies de l’information est effectivement une révolution qui bouleverse les mécanismes industriels économiques et sociaux,  les modes de vie et les habitudes à la maison et au travail. La santé n’y échappe pas.

Rechercher une approche qui permette le dialogue

Le salon HIT était ainsi un point de rencontre, plutôt bouillonnant,  entre le monde médical, l’administration, les patients et les technologies de l’information. « autant de mondes, ainsi que l’indiquait Jean Mounet, Président du Syntec, qui ont beaucoup de mal à communiquer entre eux  au sein de l’Hôpital. »  Pour la première fois, cette année, Le Syntec avait réuni quelques grands constructeurs, intégrateurs et éditeurs de logiciels informatiques, membres du Syntec  Santé, regroupés sur un stand unique, présentant des activités multiples et variées dans le secteur de la Santé. On y retrouvait côte à côte les sociétés suivantes :  Aastra France, Accenture, Altran, Bull, Ineum, Microsoft, Oracle, Orion Health, Santeos, Spie Communications, Voluntis et Nextira One.

A cette occasion, le Syntec Santé présentait un livre blanc  intitulé : « L’hôpital Numérique à l’heure de l’ouverture », comportant un ensemble de réflexions de membres d’une dizaine de grandes entreprises opérant dans ce secteur (Sopra, Orange Services, Bearing Point, British Telecom, Bull, Ineum, Oracle, Microsoft, Nextira One et Santeos). Sous-titré « Des SIH (Systèmes d’Information Hospitaliers) vers un système d’information et de communication de Santé » Ce livre blanc, arrive alors que progressivement arrivent les textes officiels de promulgation de la loi Hôpital Patient Santé Territoires (HPST) votée en juillet 2009, dont la mission est de réorganiser complètement  le système de santé en France en modernisant les établissements de santé. Très clairement, le Syntec cherche à apporter sa contribution à la modernisation de l’hôpital grâce aux 1000 entreprises du secteur TIC que regroupe ce syndicat, qui représente environ 85% des 40 milliards de  chiffre d’affaire que réalise ce secteur en France, assurant un emploi à plus de 360000 personnes.

Dès les premières pages du livre blanc, le bilan montre l’ampleur de la tâche. Un diagnostic sans complaisance débute par le constat d’un système d’information et de communication Santé  plutôt « fiévreux » et « faible » où l’hôpital se trouve au centre de pratiques et d’enjeux et multiples souvent contradictoires. On peut lire « L’hôpital est ainsi devenu l’un des rares marchés à ne pas tirer profit des avancées des technologies de l’information et de la communication. On peut cependant noter que la mise en place de l’ASIP Santé et de l’ANAP contribue à donner une meilleure visibilité sur la politique publique en matière de systèmes d’information et de communication. »  Les rapports et les enquêtes de toutes origines se sont succédés depuis presque 10 ans pour entériner ce  constat.

On ne parle pas de technologie pour déclencher le dialogue.

L’hôpital se trouve dans une situation identique à celle des entreprises il y a 20 ans lorsque la micro informatique les a obligé à faire évoluer leurs systèmes informatiques centralisés et monolithiques vers des systèmes plus déconcentrés, en réseau. Et  ces derniers  amorcent aujourd’hui une nouvelle évolution de fond avec l’arrivée dans l’entreprise du Web 2.0 et du Cloud, c’est-à-dire l’ouverture vers le multimédia, les standards ouverts, les réseaux sociaux (le consommateur, client et partenaire, au sens large)  et l’externalisation des traitements informatiques. On remarquera que ce sont des aspects que le livre blanc n’aborde pas vraiment (parce que trop techniques) alors qu’ils sont considérés comme les dernières tendances et parmi les enjeux clés de l’évolution des systèmes d’information dans les entreprises.

Patrice Sabran, Vice président de Orange Business Services  qui a participé à ce livre blanc insistait sur un point important à sa vue ; « nous ne parlerons pas technologie ni technique, dit-il, parce qu’il est plus important que l’hôpital travaille sur un diagnostic de son organisation informatique et télécom avec en perspective l’enjeu des transformations à venir dans l’année à venir. L’autre objectif de ce livre blanc est de permettre l’établissement d’un dialogue constructif entre les exécutifs des hôpitaux et leurs DSI… (si ceux-ci  existent)… ». Très clairement, l’amélioration de la circulation et du traitement de l’information dans le monde médical a encore de beaux jours devant elle.

Mais aujourd’hui, le recours à la notion traditionnelle de système d’information parait plutôt mal adapté et caduque  pour adresser un réel problème de gouvernance associée à  la complexité de la gestion des flux d’information de l’hôpital  au sein d’un territoire, dans un environnement réglementaire encore en cours de finalisation…

L’image classique du Système d’Information est elle  adaptée ?

Mais l’image classique des systèmes d’information semble aller à l’encontre de cette ouverture vers le dialogue. En effet, sorte de mouton à  5 pattes qui répond au besoin typiquement Français de créer des schémas directeurs technocratiques qui ne sont jamais adoptés, l’image du SI, a posteriori devenu SIH (Système d’Information Hospitalier) ne semble pas le bon moyen, ou du moins la bonne approche pour faire tomber les barrières entre des mondes qui justement se retranchent et veulent se protéger derrière leurs métiers, leurs compétences, leurs techniques.

Compte tenu de l’environnement complexe dans lequel se trouve l’hôpital, avec notamment la mise en place du DMP et de l’identifiant unique, encore considérés comme des cicatrices qui ne demande qu’à se rouvrir,  faire appel à la notion de SI semble quelque peu prématurée alors que la plupart des hôpitaux n’ont aucune notion de ce que cela signifie. Les recommandations de la loi sont de considérer « le patient dans une chaine de soins », mais on oublie aussi un peu rapidement que celui-ci devient un prescripteur actif dans la chaine. En effet, la génération des baby boomers, familiarisée avec l’utilisation du PC, va arriver à l’hôpital avec des exigences bien précises en termes de convergence? Ne parlons pas de la génération Y. Beaucoup de patients arriveront avec  leur PC et demanderont un accès haut débit pour lire leurs mails, regarder la TV sur Internet, consulter leur DMP, se divertir ou même travailler de leur lit et communiquer en vidéo-conférence avec leurs proches ou leurs collègues sur Skype.  Ce qui semblait une prérogative de « patient privilégié » dans l’hôpital d’hier est en train de devenir une exigence de tous, y compris des plus agés.

L’hôpital est un lieu de vie, un peu particulier certes, mais les patients veulent y retrouver  autant que possible leurs activités quotidiennes et leur environnement social. Les technologies numériques leur en donne la possibilité tous les jours, il n’y a donc aucune raison qu’ils ne puissent y accéder à l’hôpital.

Informer et susciter les développements en expliquant ses

Préparé par des professionnels de l’informatique, pour qui le marché de la santé en pleine évolution  représente des perspectives importantes, ce rapport n’explique pas les enjeux de son secteur plus particulièrement sur la manière dont la profession approche le rapport entre  les infrastructures et les services, qui sont au cœur de la problématique des entreprises et des collectivités à l’heure actuelle.

En effet, comment les professionnels de la santé qui se sentent menacés par une administration fortement technocratique vont-ils percevoir un discours qui laisse au techniciens le soins de prendre en charge ce problème critique ? La notion de système intégré de bout en bout alors qu’on parle d’interopérabilité, de standards, de systèmes ouverts et de réduction des coûts ne demande-t-elle pas quelques explications supplémentaires ?

« Google Energy »…. Une nouvelle « branche » pour Google

9 janvier 2010

Alors que toute la presse se retrouvait à Las Vegas au CES pour découvrir le nouveau smartphone Android Nexus One de Google, ce dernier se frayait tranquillement un nouveau chemin dans le secteur de l’énergie en faisant une demande officielle auprès de la FERC (Federal Energy Regulation Commission, équivalent US de la CRE en France) pour obtenir l’autorisation d’acheter et de vendre de l’énergie en gros.  Une porte parole de Google précisait que cette demande avait juste pour objectif de permettre à Google de mieux gérer ses besoins internes en énergie et d’optimiser ses « tickets verts » dans son fonctionnement opérationnel…  A noter que de nombreuses entreprises aux Etats-Unis  (environ 1200) ont demandé et obtenu ce privilège.

Google au sommet de Stockohlm

Pourtant, quinze jours  auparavant au milieu du mois de décembre, pendant le sommet de Stockohlm (COP15), Google créait plutôt discrètement une nouvelle entité appelée Google Energy…  afin de mettre en oeuvre un certain nombre de principes indiqués dans un document appelé Efficient Computing.  Et le même jour, associé à quelques grandes organisations comme GE, Intel, Kleiner Perkins, Smart Grid Coalition, Whirlpool, etc… il participait à un appel aux gouvernements pour qu’ils mettent en place  des mesures permettant « aux citoyens d’avoir un meilleur accès aux informations qui leur permettent de mieux gérer leur énergie. »  Le document précise : « En donnant aux gens des informations en temps réel sur la consommation d’énergie de leur foyer, on peut contribuer de façon importante à la maîtrise des changements climatiques en économisant de l’argent et en créant de nouvelles industries  passionnantes… et des emplois… ».

Google impliqué dans les smart Grids

Une lecture attentive du site www.google.org présentant les activités de Google en matière de philanthropie montre que la gestion de l’énergie est une forte préoccupation  chez le N°1 des moteurs de recherche. On y retrouve les actions menées contre la déforestation, mais aussi une intéressante initiative de Google dans les Smart Grids qui consiste à offrir gratuitement aux foyers un logiciel (hébergé dans le Cloud, c’est-à-dire chez Google) qui leur permet de suivre de façon détaillée sur Internet  leur consommation électrique quotidienne dans la maison.  Mais que vient donc faire Google dans le secteur de l’énergie, pourquoi s’intéresse-t-il à ce nouveau marché alors qu’il vient de lancer une offensive très remarquée sur le marché de la téléphonie mobile ?  Justement, les deux sont parfaitement liés et Google travaille sur ce virage stratégique depuis quelques temps déjà.

Partons au CES 2010 avec une histoire de voiture électrique

Laissons de côté un moment  l’intense campagne de presse spontanée autour du téléphone Nexus One. Allons rendre visite à General Motors qui depuis plusieurs années a mis en place aux Etats-Unis un système de suivi et d’aide au conducteur de ses véhicules appelé OnStar. Ce système propriétaire, dont l’utilisation est payante ($20 par mois), apporte au conducteur d’une voiture de Général Motors (en priorité les voitures de haut de gamme des 8 marques du constructeur) différents services liés à la sécurité en route. Il est par exemple possible d’appuyer sur un bouton « urgence » en cas d’accident ou d’incident pour faire venir des secours, d’interroger un opérateur par téléphone pour obtenir un diagnostic automatique, à distance, de l’état mécanique de son véhicule, de communiquer directement avec un opérateur pour des questions diverses, de retrouver son véhicule volé, de déverrouiller ses portes à distance, et même, moyennant un prémium de $10 par mois, de bénéficier d’un service de navigation par GPS.

Une application SmartGrid mobile

A CES, OnStar annonçait un nouveau service lié à sa voiture électrique Chevy Volt, une voiture electrique qui devrait être mise en vente à la fin 2010. Cette voiture fonctionne uniquement sur batterie, mais la batterie qui offre environ 60 km d’autonomie peut être rechargée sur une prise 110-240 ou bien en route grâce à un système à essence dans la voiture même.  Le nouveau service de OnStar est en fait un logiciel pour smartphone (iPhone, Android, BlackBerry) qui permet au conducteur d’être connecté en permanence avec son véhicule électrique et d’en connaitre l’état de charge. Compte tenu de la réserve d’essence dans la voiture, il peut connaitre à tout instant le rayon d’action de son véhicule et décider de le charger immédiatement ou bien de partir en utilisant le chargement de la batterie par le système à essence ou enfin d’attendre une heure ou l’électricité est moins chère pour se connecter à une prise. Le service dispose des mêmes fonctionnalités que OnStar et le conducteur peut même, en hiver, démarrer le chauffage de son véhicule à distance pour arriver dans une voiture tiède. Cette application est vraiment innovante et représente probablement la première application SmartGrid Mobile indispensable à l’utilisation des voitures électriques. Mais elle sera payante et reste propriétaire, controlée par le constructeur automobile qui va chercher à rentabiliser ce nouveau service.

Retour à Google

Quel rapport avec Google me demanderez-vous ?  Souvenez-vous que Google est arrivé en force sur le marché de la navigation automobile où il est rapidement entré en concurrence avec les systèmes de navigation propriétaires installés ou portables, en s’appuyant sur GoogleMap et des applications pour les smartphones, dont celle pour l’iPhone à connu un grand succès. Aujourd’hui, Google possède déjà un grand nombre d’éléments qui poussent la navigation GPS à devenir un outil incontournable et pratiquement gratuit  pour un automobiliste.  Il dispose maintenant de la plateforme Android sur les téléphones cellulaires et peut offrir un certain nombre de services de navigation attractifs, gratuits, dont la gestion du trafic grâce à son système de collecte automatique des données à partir des utilisateurs.

Développer une application comme celle de OnStar pour la Chevy Volt autour des voitures électriques en général serait donc une bonne opportunité pour Google.  Il lui reste à passer des accords avec les équipementiers automobiles et les constructeurs de véhicules électriques et à trouver ou développer quelques standards (probablement déjà en cours) pour faciliter l’accès au cœur de la voiture électrique, afin de mieux gérer son utilisation. La démarche de Google est d’autant plus dérangeante qu’il ne cherche pas à vendre du service, du logiciel ou du matériel. Il est simplement intéressé par le support publicitaire et il dispose du Cloud…