Archive for the ‘Cloud Computing’ category

BLOCKCHAIN AT CES: TAKING CARE OF IoT TRANSACTIONS

10 février 2016

Beyond the platforms emerging with IoT….. uberizing the Uber

It was pretty difficult to find Blockchain startups at the CES or blockchain enables devices (the French startup Ledger was one of the few).

DSC01790.JPGTherefore on Friday January 9th at the Venetian hotel, a full day of conferences was dedicated to Digital Money, sponsored by Mastercard. 9 conferences addressed a lot of topics related to digital money, cashless payments, virtual currency, etc…

Currency is the next step for connected objects.

 Why currency is important in the electronic world, especially why should we speak of digital currency in a world of connected objects…? Because as they are now connected, the objects need to become transaction enabled. For instance, many connected objects are related to energy management. Some objects can share energy they produce, and should be able to get payment for that. In smart cities, some policy makers may be willing to automatically control and curb users’ behaviors (transportation, circulation, energy consumption, etc…). They utilize connected objects to reach their goals. These objects should be able to capture fees or deliver rewards depending on the users’ behavior…

distributed network

Fog computing after cloud computing

Another reason is that many network experts (Cisco, IBM…) agree that security on the cloud is not manageable the way the cloud is architectured today. A new trend called “Fog Computing” (which was discussed during a conference at CES) is emerging and is supported by Alliances like OIC or All Seen. They are relying on a network architecture and networks protocols which are completely decentralized and distributed like Bit Torrent and interoperable, where the security would be managed at the edge of the network, instead of centralized deep inside in the cloud.

This kind of networks is very close to the blockchain, which is the underlying technology of Bitcoins. There is no central platform (no one can become a monopoly then ruling the entire network and collecting some extra fees) and the transaction is made securely through a peer to peer connection with a repository (ledger) which is openly accessible. The network is managed as an open network with clear rules.

The security is provided by what is called a smart contract, based on 2 mecanisms:

-encryption with a distributed processing of the encryption.

-a public ledger of all the transactions (contracts). All transactions are public, but each transaction is associated to a solid crypto-signature. No tampering is possible.

The value of the transaction is no longer caught (with fees) and controlled by any platform because no unique entity can control the platform.

Some user cases

These cases were mentionned by Vidal Chriqui, an expert and consultant in Blockchain who was part of the Mission CES 2016 with Xavier Dalloz. He made a presentation during the CES 2016 debriefing at the Medef in Paris in January.

Samsung has been showing  washing machine controlled by a smartphone (smart washing machine) or able to be checked automatically from the smartphone (smartcheck) and order adequate replacement parts.

samsung smartcheck

A company called Slock.it  is able through blockchain to deliver a remote secure lock for houses, bikes, cars, etc… The secure lock can then be sent by mail form the owner of the apartment to a renter (airbnb).

A plug created by the Japanese startup Nayuta is connected to blockchain to enable businesses related to electricity and energy. The technology uses smart contracts and the blockchain technology to enable users of the power socket to use digital tokens to grant privileges to use the power socket. The owner can easily grant access to others to use his/her power socket during specific time frame. According to the company, the new power socket will be available for customers starting from early 2016. The company is also working on a product named “Nayuta board” that utilizes a blockchain form of public ledger for recording Copyright ownership.

Nayuta-2

A US startup called Filament has created a wireless network which goal is to create a repository of connected objects and facilitate the transactions between them through blockchain. This company is similar to Sigfox or LoRa, but utilizes blockchain to facilitate interoperability and transactions between objects.

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CES 2016: AMAZON ET LA MAGIE DES PLATEFORMES INTELLIGENTES

27 janvier 2016

Précurseur et pionnier du Cloud avec sa plateforme AWS, Amazon s’appuie sur une plateforme qui s’enrichi progressivement et devient intelligente en étant capable d’héberger, de traiter et d’analyser de grosses masses de données partout dans le monde. Explications et quelques exemples significatifs en direction des objects connectés.

Pourquoi Netflix se développera-t-il sur 130 nouveaux pays en moins d’un an?

Anthony Passemard est à la tête de l’écosysteme des partenaires ISV (Independant Software Vendors) pour le nouveau segment des IoT et des Mobiles chez Amazon. Il a expliqué aux 200 responsables grands compte de la Mission CES 2016 Xavier Dalloz, comment Amazon, grâce à sa plateforme Cloud qui héberge Netflix, a permi à Read Hashtings son CEO d’annoncer au cours du CES qu’il allait s’installer dans plus de 130 nouveaux pays au cours de l’année 2016… parce que Amazon est présent dans ces pays. Par exemple en France, Amazon permet à Netflix de concurrencer Canal+ directement sur son coeur de métier sans avoir à supporter d’important coûts d’investissements d’infrastructure grâce à AWS.

Anthony Passemard présentait ensuite quelques chiffres sur les activités spécifiques de AWS qui fonctionne comme un service autonome, avec comme client Amazon.com, le service de ventes en ligne, traité exactement comme le sont les 1 million d’autres clients de AWS. Le chiffre d’affaire de AWS, aujourd’hui publié séparément, était de 2.09 milliards de dollars pour 2015, en croissance de 78% d’une année sur l’autre.

La plomberie, c’est l’affaire d’AWS

Quels sont les avantages d’une plateforme Cloud de type AWS? Il indique 5 grandes raisons:

  • La flexibilité: elle permet de commencer avec une installation test, de la modifier, de repartir dans d’autres directions en fonction des évolutions des innovations dans son coeur de métier.
  • Les coûts: Le service Informatique n’est plus un poids, lent, lourd difficile à faire bouger et coûteux. C’est une plateforme peu coûteuse qui permet de tester et d’entrer en production très vite. Par exemple, le Dow Jones a fait 100 millions de $ d’aconomie par an en passant sur AWS. L’US Navy a réduit ses coûts d’infrastructure IT de 60%
  • L’élasticité: elle permet de supporter les fluctuations saisonnières ou accidentelles sans avoir à supporter l’infrastructures maximum toute l’année. Les ressources informatique sont mieux distribuées dans le temps et l’espace, sans avoir a être immobilisées en parmanence.
  • 10 ans d’expérience: AWS a été l’un des grands précurseur du Cloud et au cours de ces 10 années s’est considérablement enrichi en même temps qu’il se deployait dans le monde entier. Cette année, plus de 500 nouvelles « features » ont été ajoutée à la plateforme qui peu convenir à un nombre toujours plus élargi de situations différentes.
  • Global: AWS est présent dans 12 régions dans le monde (le dernier pays ouvert est la Corée) et dispose de 50 points de presence dans le monde.

AWF est en fait un véritable opérateur de services informatiques, de données et de communication qui entre en compétition avec les opérateurs téléphoniques et les opérateurs de télévision, les sociétés de services. Hébergeur de données en provenance du monde entier, elle peut aussi développer des activités de services autour d’applications plus ou moins spécifiques d’analyses de ces données.

Amazon avec AWS pour l’Internet des Objets s’appuie sur ses partenaires

Anthony Passemard passait ensuite la parole à Jean Paul Huon, CTO de la société Z#bre, une société de services Française qui a developpé des solutions à bases d’objets connectés basées sur la plateforme AWS, ce qui permet une mise en oeuvre et une scalabilité quasi instantanées.

Dans le secteur de la santé (developpé dans le département du Loiret avec le Conseil Général), Jean Paul Huon explique qu’il a developpé un boitier qui permet de monitorer les services à la personne. Derrière le boitier qui recueille les données  se trouve une plateforme intelligente dotée de nombreuses fonctionnalités qui permettent de savoir par exemple les heures réelles de visite des personnes qui dispensent les soins ou apportent de l’aide, de recevoir des information d’autres objets connectés dans la maison comme un thermomètre pour s’assurer que la température est optimale dans la maison etc… Les informations traitées sont redistribuées a toute une serie d’organismes intervenants, y compris la famille qui peut recevoir des alertes.

En 6 mois, le département a pu installer et mettre en oeuvre 10000 objets connectés, et la réduction de la facture pour le département qui gère les services a la personne est estimée à 3 millions d’Euros. Reste à réaliser les interfaces avec les systèmes existants…

 

 

Innovation disruptive dans la formation aux outils bureautiques : Vodeclic

14 mars 2012

En marge du salon e-Learning cette semaine, la société start’up Vodeclic, spécialisée dans la formation aux outils bureautiques, annonçait une troisième année bénéficiaire avec un chiffre d’affaire double de celui de l’année précédente approchant les 600 K euros. Depuis plus de 2 ans en effet, la société crée par Xavier Sillon en 2007, offre des formations bureautiques en mode SaaS, entièremnt sur Internet,  au grand public, à un coût unique de €9.90 par mois, permettant d’accéder de façon illimité tant que dure l’abonnement, à un catalogue de près de 7000 formations accessibles sur le Web, formant sur près de 350 logiciels largement utilisés dans les entreprises. Aujourd’hui, Vodeclic annonçait aussi un partenariat avec « Orange Cloud Pro », un portail d’accès à un bouquet d’applications TPE crée par France Télécom depuis le début de l’année.

Formation à l’abonnement mensuel

« Notre offre à €9.90 par mois pour toute personne désirant se former aux outils bureautique est disruptive à plusieurs points de vue explique Xavier Sillon, le CEO de Vodeclic. D’abord le prix, comparé aux formations présentielles traditionnelles, met ces formations accessibles à un très grand nombre de gens, plus particulièrement ceux qui travaillent dans les PME dont l’accès à la formation reste problématique. Nos prix sont 10 fois moins cher que ce qu’on trouve dans les catalogues de formations offerts par des sociétés traditionnelles.» En effet, selon une étude du Credoc, 47% des Français s’estiment incompétents face aux usages informatiques. Pour les plus jeunes, la génération dite Y, le niveau d’incompétence semble identique, « même si ils sont capable d’utiliser leur smartphone les mains dans le dos ajoute Xavier Sillon, ils ne savent pas utiliser un tableur ou même faire une présentation sous PowerPoint ou mettre en page un texte sous Word. »

Alors que 20% des salariés du secteur privés accèdent à la formation professionnelle, près de 90% des emplois en Europe manquent de compétences en Informatique «  de tous les jours », compétence dont le besoin est rarement pris en compte dans les plans de formation. Dans les PME, la fonction de responsable de formation n’existe pas et il est très rare qu’existe un DSI. La formation en informatique est en général laissée de côté, à chacun d’acquérir les compétences nécessaires pour manipuler les outils bureautiques, ou bien elle est effectuée par la société de service qui fournit uniquement la formation aux outils de gestion qu’elle fournit à la PME, ce qui en général ne couvre pas les outils bureautiques.

Répondre à une problématique de peine et non de contenu…

« C’est aussi là que notre offre est disruptive » poursuit Xavier Sillon. « En effet, notre offre pédagogique provient de l’intégration d’un ensemble de services proposés à l’apprenant qui lui permettent d’entrer dans la formation à partir de la résolution d’un ou plusieurs problèmes particuliers, ou bien d’entrer dans une formation et d’établir son parcours à partir d’une évaluation personnelle à un instant donné et d’objectifs personnels fixés. » La plateforme dispose d’un moteur de recherche assez sophistiqué qui permet à l’utilisateur de trouver la ou les séquences de formation qui répondent à son ou ses problèmes et de choisir celle, ou la séquence, qui lui conviendra le mieux. Les formations sont réalisées sous forme de vidéos qui durent 4 à 5 minutes et sont indexées pour permettre une recherche multicritère.  Pour un abonné, l’accès se fait 24h x7 sur Internet à l’aide d’un navigateur du marché, ou bien sur iPad ou les autres tablettes du marché compatibles HTML5. L’accès est accompagné d’une période d’essai gratuite de 30 jours. « Nos formation précise Xavier Sillon, sont extrêmement pratiques et visent à aider les apprenants à maitriser des fonctionnalités d’un logiciel bureautique dont ils ont réellement besoin, plutôt que d’essayer de leur faire suivre un cursus qui les oblige à apprendre des choses dont ils ne se serviront jamais et seront oubliées tout de suite… Nous répondons à une problématique de peine et non de contenu… »

Quelle approche en entreprise

Vodeclic s’adresse aussi aux entreprises et aux organisations qui recherchent des solutions flexibles et économiques de formation de leurs salariés aux outils bureautiques. Un ensemble d’outils statistiques est alors proposé au responsable de cette formation qui permet de suivre et de valider ces formations au sein d’un plan de formation. Xavier Sillon cite à titre d’exemple le cas d’une entreprise de 200 salariés qui souhaite former chaque salarié à Microsoft Office 2010 pourra pour €39.60 par mois former chaque salarié pendant une période de 4 mois, au lieu de €400 par jours en présentiel. Ainsi, Vodeclic a assuré la formation de 2000 assistantes-secrétaires à Office 2007 à l’EDF ou de 1600 personnels administratifs au Centre Hospitalier de Montauban. Il développe aussi un programme appelé Vodeclic Business Partners qui permet à des revendeurs ajoutée d’intégrer l’offre Vodeclic dans leurs propositions de services aux entreprises.

Un accord avec « Orange Cloud Pro » le DSI à la demande

France Télécom annonçait aussi un accord de partenariat avec Vodeclic qui devient partenaire de Orange Cloud Pro, un service mis en œuvre depuis le début de l’année.  Luc Bretones, directeur du domaine Pro et PME chez Orange Business Services précise que Cloud Pro est une alternative professionnelle aux places de marché qui prolifèrent, mais ne permettent pas aux utilisateurs de connaitre la valeur et la qualité des applications qu’ils utilisent et sont obligés de régler chaque problème éventuel avec chaque fournisseur d’application. « L’adhésion à Club Pro est libre et gratuite ajoute Luc Bretonnes, il fonctionne comme un portail qui donne accès à une douzaine de partenaires avec qui nous avons passé des accords exclusif, chaque partenaire couvre un secteur particulier de l’entreprise comme la facturation, le stockage etc… C’est une sorte de DSI à la demande… Les utilisateurs qui accèdent à Cloud Pro peuvent choisir et utiliser les applications qu’ils souhaitent en mode SaaS, y accéder avec un seul et même mot de passe et Orange leur enverra une seule facture. Cloud Pro offre un support unique capable de résoudre tous les problèmes rencontrés par les applications utilisés. »

France Télécom, support de distribution

Pour Vodeclic, l’accord est important dans la mesure où France Télécom dispose d’une énorme base de clientèle, et propose cette offre de services informatiques unifiée et soigneusement sélectionnée à la demande à des petites entreprises qui n’ont pas de responsable informatique. Orange Club Pro, qui dispose déjà de 6000 utilisateurs, continue son développement et devrait annoncer de nouveaux partenaires, plus particulièrement dans des secteurs verticaux comme la santé, les commerçants, les professions de l’hotelerie et de la restauration, le BTP, etc. Luc Bretones précise que Cloud Pro cherche à passer des partenariats avec des petites entreprises Françaises innovantes pour enrichir et élargir son offre de service. Plusieurs nouveaux partenariats du type de celui passé avec Vodeclic devraient être annoncés dans les mois qui viennent.

CES 2012 : 5 Français dans le grand zoo numérique – Withings

11 janvier 2012

Ca se confirme, le CES 2012 sera un grand cru. Pourtant, alors que la mobilité, la télévision et les objets internet sont au cœur de la problématique du CES 2012, c’est en France que l’innovation de rupture arrive avec l’annonce de Free Mobile dont les tarifs d’abonnements sont aujourd’hui sans concurrence et dont le prix du téléphone sera facturé séparément de l’abonnement aux services. Les terminaux vendus par Free seront donc désimlockés, c’est-à-dire qu’ils seront indépendants de l’opérateur qui offre le service et la carte SIM fonctionnera sur des appareils préalablement désimlockés.

Free ne deviendra pas un vendeur de téléphones mobiles

Cela signifie que Free ne va pas, comme ses confrères, se transformer en vendeur de terminaux de toutes sortes, mais conservera son métier de fournisseur de services numériques et de transporteurs de données fixes ou mobiles. Si tous les opérateurs se mettaient à déverrouiller leurs terminaux, on devrait voir arriver très rapidement une nouvelle vague d’innovation dans les smartphones suivie très probablement d’une baisse des prix générale des smartphones, grâce à une plus grande transparence.

Les Américains ne sont pour l’instant guère conscients du nouvel impact de cette offre, alors qu’AT&T vient, au grand soulagement de bon nombre d’observateurs, de se voir refuser l’autorisation d’absorber T-Mobile pour cause de tentative de destruction du peu de concurrence qui restait. T-Mobile pourrait-il à lui seul réagir comme Free aux Etats Unis et donner un bon coup de pied dans la fourmilière. Peu probable dans la mesure où sa maison mère, Deutsche Telekom, le très « opérateur historique » Allemand, qui cherche depuis longtemps à se débarrasser du bébé dont il ne sait que faire, ne veut pas entendre parler d’investissements supplémentaires. Free démontre pourtant en France qu’il ne s’agit pas obligatoirement de puissance d’investissement, mais plutôt d’une volonté et d’une approche différente qui font bouger les choses.

Withings, un français dans le healthcare mobile

Cedric Hutchings CEO de Withings

De retour au CES, je notais que la manifestation CES Unveiled, prise d’assaut par des centaines de journalistes venus du monde entier, a honoré 5 sociétés Françaises parmi la petite centaine de sociétés sélectionnées. Cedric Hutchings, CEO et cofondateur de Withings, son baigneur dans les bras, présentait son nouveau pèse bébé numérique, première mondiale pour ce qui est d’un pèse bébé connecté à Internet. Withings est une société crée à Paris en 2008, dont le premier produit était un pèse personne électronique connecté à Internet par WiFi. Grâce à une interface accessible à tous, il permet aussi à des tierces parties de développer des applications innovantes autour de cet objet connecté. « Nous ne sommes pas une start’up en train de développer des services de demain, explique Cedric Hutchings. Nous proposons un produit connecté, aussi facile à utiliser que son équivalent non électronique, mais qui offre beaucoup plus de possibilités parce que les données recueillies peuvent être automatiquement stockées sur un téléphone cellulaire ou un ordinateur, puis présentées et traitées comme le souhaite l’utilisateur. » C’est une réalisation concrète de ce qu’on appelle l’Internet des objets…

Une rapide internationalisation

La balance de Withings peut se connecter à Google Health ou Microsoft Health Vault, préfigurations américaines aujourd’hui très opérationnelles du Dossier Médical Personnalisé (DMP) qui n’arrive pas à voir le jour en France. Avec cette balance, puis un tensiomètre connecté à un téléphone cellulaire et un « smart baby monitor » véritable outils de vidéo surveillance de bébé 24×24 connecté à l’iPhone présentés tous les deux au CES 2011, Withings entrait avec succès sur les marchés Américains, Japonais et Chinois grâce son système de distribution sur Internet. A noter que le smart baby monitor dispose de technologies comme la vision nocturne et permet aussi de parler au bébé ou de lui diffuser de la musique à partir de son iPhone. Ce produit gagnait un Innovation Award au CES 2011.

Un Cloud « santé et bien être », ouvert et agnostique

Au CES 2012, Withings gagnait une nouvelle récompense pour son pèse bébé connecté et entrait dans le Cloud en annonçant une plateforme de stockage qui permet de stocker toutes les données de santé récupérées par ses appareils ou encore par d’autres appareils connectés comme Zeo Sleep Manager, une application qui contrôle le sommeil ou Runkeeper, une application de coaching en ligne d’exercices et d’entrainement sportif qui comporte 7 millions d’utilisateurs. Un utilisateur peut donc rapprocher ses données recueillies par le tensiomètre de Withings avec d’autres données recueillies par d’autres appareils ou applications.

L’intérêt de cette plateforme de Cloud est une interface ouverte qui permet aux utilisateurs d’ouvrir leurs données à des applications extérieures et même à d’autres appareils. Aujourd’hui, les accords passés par Withings permettent à près de 40 millions d’utilisateurs d’accéder à cette API. Cedric Hutchings indique son intention de développer de nouveaux appareils et de permettre aux utilisateurs de mieux appréhender en ligne tous les aspects de leur santé : « avec 4 appreils différents, nous avons acquis une bonne expérience et une bonne compréhension des données que les utilisateurs veulent obtenir en un même endroit. Nous avons ouvert cette plateforme en ligne de Santé et de Bien être totalement agnostique, parce que d’autres sociétés nous l’ont demandé pour leurs utilisateurs. »

Telcité connecte les entreprises à leurs datacenters en région parisienne

14 novembre 2011

Pendant que le FTTH parisien fait du sur place, bien que l’ensemble du sous sol soit totalement fibré (via les égouts), car la fibre a du mal a monter dans les immeubles et les appartements de Monsieur tout le monde, Telcité, filiale à 100% de la RATP, continue d’étendre sa toile de fibre noire sur l’ensemble de l’Ile de France pour des connexions fibre destinées aux industriels et aux opérateurs.

La RATP dans la fibre

Crée en 1997 pour gérer un réseau de fibre noire installée dans le réseau du métro et RER parisien, cette société a aujourd’hui déployé 1600 km de fibre non allumée destinée aux entreprises et aux opérateurs fibre sur laquelle ont été disposés 400 points de présence passifs (qui ne sont pas des points de présence Internet). Ce réseau, déjà interconnecté directement avec un certain nombre de réseaux de l’Ile de France, IRISE (géré par le Sipperec et dont Telcité est aussi actionnaire), Sem@for77 (DSP du CG 77 gérée par Covage) Connectic 78 (DSP du CG 78 gérée par Eiffage), est depuis le début du mois d’octobre connecté au réseau de Covage sur le département de l’Essonne (91) qui jusqu’à présent n’a pas de Réseau d’Initiative Publique (RIP).

Opérateur d’opérateur

Telcité est un opérateur de fibre un peu particulier. C’est en effet une société privée qui utilise le réseau de tunnels du métro pour installer de la fibre à bas coût. Dans la mesure où elle développe un réseau de fibre noire et n’offre pas directement de services aux grand public, son offre se rapproche plus des Réseaux d’Initiative Publique  (RIP) mis en place par les collectivités locales et territoriales. Les entités qui gèrent ces réseaux s’appellent opérateurs d’opérateurs car ils proposent aussi des services aux opérateurs grand public (ou à des entreprises publiques ou privées) qui louent ces réseaux de fibre noire accompagnés de certains services spécifiques liés à l’infrastructure. « Nous fournissons en effet les baies et l’énergie électrique. Cela signifie quelques racks par client, mais ça n’est pas de l’hébergement au sens informatique du terme, explique Bertand Lenoir directeur général de Telcité. » Il y a plus d’une centaine de RIP sur le territoire Français aujourd’hui. « Nous sommes en discussion avec toutes les DSP de la région parisienne ajoute-t-il, y compris  avec Sequalum qui est le délégataire de THD Seine. »

Interconnexion avec les RIP de la région parisienne

Pour Bertrand Lenoir, Directeur Général de Telcité, l’avantage de cette nouvelle connexion directe est de permettre aux deux sociétés d’élargir leurs offres respectives en étant capable de proposer une connexion de bout en bout à leurs clients basés à la fois à Paris et en périphérie. « Nous avons réalisé, à coûts partagé avec Covage, une interconnexion fibre directe entre nos deux réseaux qui étaient très proches l’un de l’autre à la gare du RER de Bures sur Yvette. Ce n’est pas vraiment un hasard si ces deux réseaux étaient proches, ajoute-t-il… Nous avons donc posé une bretelle sous la forme d’un câble à 288 fibres pour relier les deux réseaux physiquement et ainsi, nos clients installés à Paris peuvent être en connexion directe par fibre avec des datacenter situés dans la périphérie de Paris.»

Covage couvre le 91 qui n’a pas de réseau départemental

L’offre de Covage est mixte dans la mesure où il offre de la fibre noire, mais aussi offre des services allumés, comme les opérateurs. Sur le 91, Covage couvre en particulier les zones de Saclay et d’Evry, assez fortement industrialisées, il n’y a aujourd’hui pas de réseau départemental sur l’Essonne Covage Networks irrigue une zone où se trouvent plusieurs  Datacenters, le centre de recherche d’Alcatel à Nozay et le poste RTE de Villejust.  Bertrand Lenoir poursuit : «  La solution de bout en bout peut prendre plusieurs formes pour le client : soit nous prenons en charge la totalité de la connexion (ou bien Covage le fait) et le client ne voit qu’un seul fournisseur, soit il a double facturation pour les parties du réseau correspondant à Telcité et à Covage. Dans le cas de la facturation unique, il y a accord spécifique entre Covage et Telcité pour ce client. Chaque client est traité individuellement. » Ce type d’arrangement fonctionne particulièrement bien pour des distances allant de quelques kilomètres  jusqu’à une centaine de kilomètres.

Pour les Plans de Reprise d’Activité

En effet, le client peut allumer lui-même sa propre fibre sans avoir besoin de dispositifs de regénération du signal pour atteindre sa destination. Un client parisien peut donc se connecter directement avec un Datacenter dans la région parisienne grâce une liaison fibre privée qui ne passera pas par Internet, offrant ainsi des conditions de sécurité accrues. Ce même client peut aussi mettre en place un Point of Presence (pop) qui lui permette de gérer cet accès fibre spécifique de façon séparé de ses accès Internet. Cette situation est donc tout à fait avantageuse pour des sociétés, petites ou grandes, qui doivent mettre en place un Plan de Reprise d’Activité (PRA), c’est-à-dire un dispositif qui permet une remise en route rapide des activités à partir des données sauvegardées, en cas de catastrophe naturelle, d’accident, de crise majeure ou de piratage.

Liaisons intersites

La stratégie de Telcité est donc d’offrir des accès très haute débits sur des liaisons intersites ou encore des services d’infrastructure de télécommunications aux opérateurs. « Nous ne sommes pas en concurrence avec les opérateurs car nous n’offrons pas d’accès Internet au grand public poursuit Bertrand Lenoir. Même si les opérateurs peuvent aussi offrir des services aux entreprises, ils proposent souvent des services à valeur ajoutée dans leur offre. En général, ils louent des morceaux de notre fibre noire pour y ajouter des services de voix, de données, de multimédia, d’accès à Internet, etc..».  La capacité en termes de bande passante de Telcité est aujourd’hui quasi illimité et dépend des technologies d’allumages, en perpétuelle évolution. Une simple fibre noire (de type G652) peut aujourd’hui offrir une bande passante au delà de 100 Gbps selon les équipements auxquels elle est associée et selon la distance sur laquelle le signal doit être acheminé.

Connecté à une quinzaine de datacenter en Ile de France

Aujourd’hui, Telcité, grâce a ses partenariats, est connecté à une petite quinzaine de datacenters sur Paris et en région parisienne et il a environ une centaine de clients, banques, ministères et grandes entreprises. Telcité ne propose pas de tarifs catalogue, mais le coût le plus important est celui de l’investissement à réaliser pour se connecter au réseau de fibre (entre 10 et 20000 €) selon l’éloignement du Pop. Ensuite, le coût mensuel d’une liaison fibre noire sur une dizaine de kilomètre est inferieur à 850€ par mois, le client ayant la charge de ses équipements de transmission et de leur maintenance.

Concurrence par les infrastructures…?

« Nous pensons que le marché de l’interconnexion inter-site est en pleine évolution conclue Bertrand Lenoir, et aujourd’hui, les prix et les conditions deviennent abordables pour des entreprises plus petites grâce à la mutualisation des infrastructures. La concurrence par les infrastructures n’a plus aucun sens. La mutualisation est devenue indispensable, surtout lorsqu’on parle de distribution. ».

ISSY GRID: EMERGENCE D’UNE NOUVELLE PREOCCUPATION MUNICIPALE

20 septembre 2011

La ville d’Issy les Moulineaux qui compte plus de 63000 habitants,  a depuis longtemps été une ville avancée dans le domaine de l’énergie. En effet, en 2009, la municipalité a crée la charte Isséo avec une vingtaine de promoteurs et de constructeurs ce qui lui permet de poursuivre une politique agressive de rénovations et de constructions aux normes dites HQE, de Haute Qualité Environnementale, au-delà même des indicateurs fixés par le Grenelle de l’Environnement.  Christophe Provot, Maire adjoint délégué à l’urbanisme de la ville indique : « la ville favorise l’arrivée sur son territoire d’entreprises citoyennes qui participent activement à la mise en œuvre de la politique municipale, ce qui signifie que nous devons aussi être attentifs et réactif à leurs initiatives. Ainsi, lorsque Bouygues Immobilier est venu nous présenter le projet Issy Grid, nous avons immédiatement répondu de façon positive. Cette initiative qui couvre le quartier d’affaire Seine Ouest (ou encore Porte de Seine) va totalement dans le même sens que nous. »

Déficit énergétique en France

L’initiative d’Issy Grid, annoncée au début de cet été, est une approche quasiment unique en France aujourd’hui dans la mesure où elle n’émane pas de l’Etat, mais d’un groupe d’entreprises situées dans une collectivité locale, élargi à d’autres sociétés. Elle est présentée comme la mise en œuvre innovante d’un système de gestion de l’énergie (smart grid) au niveau d’un quartier  par des acteurs multiples et montre que la mise en place de réseaux smart grid est un nouvel enjeu pour les collectivités locales, hautement responsabilisées.

Ce projet présente aussi un intérêt économique à terme pour ces entreprises qui voient l’impact du smart grid comme une opportunité et un moyen d’élargir ou de diversifier leurs activités. Alors que plusieurs initiatives ont déjà été menées sur une large échelle et de façon plutôt institutionnelle et dont les résultats se font attendre,  elle se place au niveau d’un quartier et elle est portée par un groupe de 9 entreprises qui réunit un large ensemble de compétence, à la fois dans l’immobilier résidentiel ou tertiaire, dans les télécommunications, dans le logiciel et l’ingénierie logiciel, dans le transport de l’énergie et dans la production d’énergies nouvelles.

Connaitre les différents usages dans le temps et l’espace

La nécessité de mieux connaitre le détail et les modalités des usages énergétiques en France à un niveau de granularité assez fin se fait fortement sentir alors que le pays creuse sensiblement son déficit budgétaire énergétique, principalement à cause de la reprise de la hausse des prix du pétrole depuis l’année dernière. Globalement, selon les récentes statistiques de la Direction Générale des Douanes et des Taxes Indirectes, la France est passée d’un déficit énergétique de €-39,7 milliards en 2009 à €-47.8 milliards en 2010 alors même qu’elle bénéficie d’une moins grande dépendance au pétrole que ses voisins Européens.

En 2010, la facture énergétique représente 2,5 % du PIB. Il est donc nécessaire de mettre en place des infrastructures et des outils qui permettent de mieux connaitre la consommation dans ses détails de façon à tenter de la maîtriser et de mieux utiliser et pérenniser les ressources classiques ou alternatives dont nous disposons.  Alors qu’en Europe deux pays, l’Allemagne et l’Italie ont indiqué leur intention de se retirer totalement du nucléaire, la France, doté d’un outil de production d’électricité unique au monde, dispose de l’opportunité de redevenir exportateur dans un environnement mondial qui s’écarte des énergies fossiles.

Une Bouygues Initiative

Guillaume Parisot, Directeur Innovation Bâtiment chez Bouygues Immobilier est au cœur de l’initiative Issy Grid. « Depuis longtemps explique-t-il, nous travaillons sur les questions de la consommation d’énergie dans les bâtiments.  En 2009, nous avons commencé de construire à Meudon un Green Office, c’est-à-dire un immeuble de bureau de 23300 m² capable de recevoir 1500 employés, considéré comme le premier immeuble de bureau à énergie positive, capable de produire plus d’énergie qu’il n’en consomme. Ainsi, nous allons au-delà de la règlementation actuelle en matière de consommation d’énergie et nous avons à peu près 10 ans d’avance sur des normes qui seront appliquées en 2020. » Fort de cette expérience, Bouygues Immobilier, dont le siège social se trouve dans la zone tertiaire côtoyant l’héliport d’Issy les Moulineaux, a constaté que dans ce quartier se trouvaient réunies plusieurs compétences nécessaires à la mise en place d’un smart grid de quartier, même si ces sociétés n’étaient pas officiellement considérées comme agissant spécifiquement dans le smart grid.

Un tour de table de haut niveau

Guillaume Parisot a donc été la cheville ouvrière du tour de table de cette opération de quartier choisie parce qu’une une dizaine de milliers de salariés de Bouygues Télécom, Microsoft et Steria y travaillent et que ces entreprises seront utilisateurs du smart grid  de quartier qu’ils mettront en oeuvre. Y sont venu s’ajouter, apportant des compétences spécifiques, Alstom qui a depuis longtemps noué des liens étroits avec Microsoft pour la gestion des salles de contrôle, Schneider Electric important fournisseur de matériels électriques et de capteurs dans le monde entier, ETDE, une filiale de Bouygues spécialisée dans l’ingénierie des réseaux électriques, Total pour son implication dans les sources d’énergies photo-voltaïques et ERDF, le distributeur national d’électricité qui a développé le compteur Linky. « Nous avions déjà des relations étroites avec plusieurs de ces acteurs, explique Guillaume Parisot, et compte tenu de notre expérience dans le Green Office, il nous a paru intéressant d’aller au-delà du seul building et de nous pencher sur la gestion de l’énergie au niveau d’un quartier tout entier, sachant que cela posait des problématiques nouvelles très variées, sur le plan technique, sur le plan industriel mais aussi sur le plan de la coopération entre des entités venues de mondes différents. »

Adapter l’infrastructure de distribution électrique

Aujourd’hui explique Alain Salmon, Directeur du département Energy/Utilities chez Steria « Il n’existe pas de système ni d’équipement qui permette de le connaitre précisément la consommation au niveau d’un quartier, et l’objectif de ce projet est de mettre en place un tel système avec une démarche industrielle. On ne parle pas d’un système propriétaire et fermé, mais d’un système qui agrège de nombreux éléments en provenance de divers partenaires et de leur permettre d’échanger des données.»  La première phase de l’opération consiste donc à mettre en place un système de monitoring  permettant de connaitre la consommation globale des immeubles concernés ou des résidences avec suffisamment de détail pour ensuite envisager une optimisation de cette consommation et d’envisager ensuite une politique d’incitation et d’effacement en fonction des usages et selon certaines périodes.

Mise en place d’une infrastructure de quartier

Cependant, les Systèmes de gestion technique du Bâtiment ou GTB sont des outils qui gèrent un vaste ensemble de sous systèmes électriques dans un bâtiment (chauffage et pilotage des chaudières, climatisation, ventilation,  accès et ouvertures électriques, systèmes d’alarme, sécurité incendie, ascenseurs etc..) mais la gestion est faite sous une forme technique et peu exploitable. Ce sont en général des outils propriétaires qui posent des problèmes d’interface et d’interopérabilité avec les systèmes de télécommunications et les logiciels informatiques. Pour le résidentiel, les compteurs intelligents sont déjà capables de segmenter les usages en fonction de l’énergie utilisée mais les interfaces ne sont pas encore toutes standardisées. ERDF qui a sorti le compteur Linky pour le résidentiel envisage de sortir un Linky pour le tertiaires dans l’année qui vient.

Un besoin d’interopérabilité et d’une architecture globale

Marc Jalabert, Directeur de la nouvelle division grand public et opérateurs de Microsoft estime que « La révolution de l’énergie sera encore plus importante que la révolution des Télécoms parce qu’elle ira encore plus vite ». La collaboration déjà existante entre les différentes sociétés permettra de mettre en place des protocoles qui ne sont pas encore définis et améliorera l’interopérabilité entre les bâtiments . « Avec Stéria, dit-il, on va construire une couche d’abstraction logiciel qui permet de se connecter aux appareils d’un bâtiment et être en mesure de connaitre leur fonctionnement et les usages. »   Enfin, il précise que si les données peuvent être déjà extraites de nombreux appareils et compteurs, elles doivent être triées, stockées, agrégées et regroupées de façon homogène d’un bâtiment à l’autre pour être utilisées de façon efficace. Pour lui, les données pourront être stockées dans le Cloud pour être ensuite traitées. Mais là encore, la structure des bases de données dans le Cloud est à inventer et il faut ensuite concevoir la manière dont les données seront visualisées et présentées. Pour lui, le projet Issy Grid est l’un des plus innovants en France et estime qu’il a peu d’équivalent dans le monde. Il cite un projet similaire sur le campus de Microsoft à Redmond qui comporte 123 bâtiments.

Analyser et apprendre à travailler ensemble

« Le smart grid poursuit Guillaume Parisot est donc une combinaison intelligente, un compromis, entre l’automatisme et de l’humain. Notre volonté est donc d’inclure les personnes au sein de notre démarche. »  Il fallait donc mettre en place une structure légère et souples qui puisse conduire à l’élaboration d’un véritable laboratoire de test et de démonstration d’un large ensemble de technologies et de systèmes autour de la gestion et du pilotage intelligent de l’énergie d’un quartier, avant la mise à l’épreuve sur le marché. Ce laboratoire sera mis en place au siège social de Bouygues et adoptera une attitude très pragmatique et modeste. Le choix du quartier, essentiellement tertiaire avec 160000 m² de bureaux, fixe le niveau des problèmes à résoudre et le déroulement du projet. Travailler au niveau du quartier est une approche nouvelle car les pics de consommation ne sont pas les mêmes entre l’habitat résidentiel et les bureaux.

En effet, avant de commencer à contrôler les dépenses d’énergies dans un quartier et avant de mettre en place des unités de production photovoltaïque,  éoliennes ou autres, il faut savoir avec une bonne précision à quoi sert l’énergie consommée, quels en sont les usages, à quels moments de la journée, et où est elle consommée, plus particulièrement à un moment où les voitures électriques apparaissent dans le paysage.  Pour Jean-Claude Millien, directeur délégué ERDF Ile-de-France : « ERDF est entrée natuellement dans le projet grâce aux contacts locaux établis depuis longtemps.  Dès le début, nous avons mobilisé nos équipes sur ce projet. Les smarts grids s’inscrivent naturellement dans la gestion des reseaux publics de distribution  comme une opportunité d »optimisation de la gestion de l’énergie.  Les objectifs sont de connaître le champs des possibles sur le périmètre des immeubles définis et de l’éclairage urbain (sous contrôle de la ville), d’évaluer la production locale photovoltaïque et éolienne et d’évaluer les nouveaux usages, plus particulièrement les véhicules électriques et les bornes de rechargement à établir. »

Un laboratoire de test et une plateforme de démonstration

La première phase du développement sera essentiellement centrée sur le tertiaire. Il faudra établir un centre qui se situe entre l’ACR (Agence de Conduite Réseau de EDF, il y en a 3 en Ile de France) et les bâtiments compris dans le périmètre du quartier. Une deuxième phase s’ouvrira au résidentiel en incorporant 900 logements dans le secteur du Fort D’Issy, l’éclairage public et des locaux commerciaux. La première tâche qui sera réalisée par Steria avec Schneider Electrique  est de mettre en place un système de récupération et d’extraction des informations sur les usages grâce à des capteurs et les compteurs électriques.  « Connaitre les usages est le point le plus difficile, explique Alain Salmon. Il faut distinguer les consommations par activité et ensuite étudier les courbes de consommation des immeubles. C’est à la condition de bien connaitre les usages que l’on pourra ensuite établir une véritable politique de gestion de l’énergie autour de mesure d’incitation, de régulation et d’effacement.» Les usages vont être identifiés par bâtiment de façon aussi fine que possible  et les données ensuite analysées et regroupées. Une opération identique, déjà été réalisé sur le Green Office de Bouygues à Meudon met certaines complications en évidence parce qu’un bâtiment qui n’a souvent qu’une seule facture électrique recouvre différents usages et peut avoir plusieurs locataires qu’il faut identifier et dont il faut aussi connaitre la part occupée dans les différents types d’usages.

Un agenda ambitieux

Alors que la première phase de la mise en place du cahier des charges s’est théoriquement achevée à la fin des vacances, les premiers résultats devraient venir avant la fin de l’année avec une première version du démonstrateur où chacun des partenaires aura intégré la ou les briques qu’il apporte à l’ensemble. Une deuxième version du démonstrateur intégrant le secteur résidentiel serait mise en œuvre dans la première moitié de 2012. Le premier quartier à énergie positive pourrait donc être en mesure de fonctionner des 2012.

Le Cloud, comment tenter de s’y retrouver

7 mars 2011

Visualization of the various routes through a ...

Complexite du Cloud

Nouveau mot à la mode pour les responsables informatiques (des entreprises ou du secteur public) les constructeurs, les opérateurs et les éditeurs de logiciels, le Cloud est une nouvelle version de la quête qui provoque l’adaptation de l’informatique au service des entreprises, ceci depuis que l’informatique existe.  Donc pour beaucoup, rien de nouveau sous le soleil, le Cloud est un nouvel habillage marketing crée par les constructeurs pour susciter et justifier les renouvellements permanents de matériel et la migration vers de nouvelles applications dans les entreprises et les administrations dont les besoins ne cessent d’évoluer. Donc, pas de révolution à priori, malgré les communiqués tonitruants. Reste à savoir ce que recouvre le Cloud, que signifie-t-il en termes de changement dans les entreprises et vers quoi cette nouvelle phase de la migration nous conduit-elle.

Un peu d’histoire, l’informatique a la demande

La société d’analyse Markess International étudie le phénomène du Cloud depuis 3 ans au moins, depuis que ce terme est apparu dans les discours et que l’offre des constructeurs s’est sensiblement modifiée pour le mentionner. Dès 2000, les prémisses du Cloud apparaissaient avec la notion d’ASP, elle-même née de l’utilisation d’Internet dans les entreprises et de la standardisation des API de haut niveau (REST). Elle permet l’accès par plusieurs utilisateurs à des applications en ligne sur un browser Internet. A noter que l’ancêtre de l’ASP est le vieux « service bureau ». Avec la généralisation d’Internet à haut débit,  le mode ASP a été remplacé et largement diversifié par le SaaS ou « Software as a Service », instituant la notion de logiciel à la demande dont on parlait déjà depuis plusieurs années.

Un modèle très riche en modes opératoires

Ce modèle est très riche en modes opératoires pour les éditeurs de logiciels qui ne manquent pas d’imagination et de créativité pour raffiner et diversifier leurs business modèles. C’est en 2006, sous l’impulsion d’Amazon avec son service AWS (Amazon Web Service) que le Cloud tel qu’on l’entend aujourd’hui est apparu aux yeux de tous. Amazon y a introduit la notion d’infrastructure et de plateforme qui sont présentées, accédées, gérées et facturées de façon spécifique. Puis très rapidement, les opérateurs de télécommunications ont vu sans ce nouveau mode de gestion des ressources informatiques les avantages dont ils pouvaient tirer dans la mesure où il est basé sur les réseaux de communications Internet à haute vitesse et à haute capacité, réseaux qu’ils possèdent. Ils en ont été l’un des plus forts vecteurs de développement.

Le Cloud encore peu utilisé en Infrastructure

Markess International s’est intéressé à l’ensemble du Cloud et non pas simplement à la partie la plus connue qu’est le SaaS, c’est-à-dire les applications à la demande. Emmanuelle Olivié-Paul, Directrice associée de Markess, présentait une étude plus particulièrement orientée sur les aspects infrastructure du Cloud, réalisée en janvier et février 2011 auprès de 150 décideurs Français dont 110 affirment pratiquer le Cloud à un niveau ou un autre. Cette étude, réalisé avec l’aide de 6 sponsors (IBM, Microsoft, NTT communications, NTT Europe, Intel et Ecritel) s’est aussi appuyé sur l’interview de 75 responsables du secteur de l’offre de Cloud.

Pour définir le Cloud, elle utilise la définition la plus courante, publiée par le NIST (National Institute of Standards and Technologies). « Le Cloud est l’accès via le réseau et à la demande à des ressources informatiques (Serveur, stockage, sauvegarde, réseau, poste de travail) dénommées IaaS (Infrastructure as a Service), à des environnements de développement (bases de données, moteurs applicatifs, accès, identité, sécurité et processus collaboratifs) appelés PaaS (Platform as a Service) et/ou à des applications (CRM, ERP, Compta, appli métiers, collaboratif bureautique, RH, etc) appelés SaaS (Software as a Service). » Ceci ne préjuge pas des modes de commercialisation des applications SaaS en mode single ou multi-tenant. .

Le SaaS mène la dance du Cloud

En 2011, si 31% des organisations Françaises (publiques et privées) ont recours au SaaS, seulement 5% utilisent le mode IaaS et à peine 2% s’appuyent sur un PaaS. La pénétration du SaaS est maintenant confirmée dans les grandes entreprises. Il s’est aussi bien implanté dans les PME de moins de 50 employés. L’utilisation du IaaS semble plus importante dans les entreprises de moins de 10000 salariés, plus particulièrement celles qui ne disposent pas de ressources informatiques importantes. A noter que les entreprises du secteur des télécommunications ont été fortement promoteurs de l’usage en interne du IaaS, pour devenir une partie de leur offre aux entreprises. A noter que la réalisation d’investissements informatique dans la plupart des entreprises est maintenant le déclic pour entamer une réflexion sur le Cloud et une démarche de type IaaS ou Saas.

Le Cloud Infrastructure reste essentiellement privé.

Parmi les responsables interrogés, les 2/3 indiquent avoir recours au cloud privé pour les infrastructures (Iaas), en interne à l’organisation ou mutualisé avec d’autres entités de l’organisation, ou encore en privé mais entièrement hébergé chez un opérateur et exclusivement dédié aux usages de l’entreprise. Les opérateurs de télécommunications, qui ont pris conscience de l’intérêt économique du Cloud, multiplient donc les offres et mixent les modes d’utilisation entre public et privé. Ce sont principalement les plus petites organisations qui, pour 36% des interrogés, contribuent au développement des Clouds publics, c’est-à-dire sur des infrastructures qui sont partagées avec d’autres sociétés. Le développement des usages hybrides est supporté par 26% des décideurs interrogés.

Un manque cruel d’expérience

Comme tout ce qu’offrent les opérateurs, la grande caractéristique de leurs offres de Cloud infrastructure est le manque de transparence dont se plaignent plus fréquemment les décideurs. Aucune normalisation des offres, la nécessité de rédiger des contrats complexes pour assurer les qualités de service, la bande passante, les sécurités et backup, la confidentialité des données, la restauration, garantir la localisation des données, les temps de réponse à des montées en charge, etc… poussent les directions informatiques à faire enter leurs services juridiques ou les services d’achat dans la négociation d’une offre Cloud. Les périmètres sont encore très flous et pour y répondre, les offreurs répondent par des offres de type solution et des facturations qui ouvrent la porte à tous les excès. « On a vu certaines offres de Cloud à un constructeur automobile proposer une facturation au nombre de voitures vendues précisait Emmanuelle Olivié-Paul. »

Besoin d’audit préalable pour définir les frontières

Il apparait que le partage d’expérience entre les entreprises qui font appel au Cloud est le besoin le plus critique chez les décideurs, surtout pour les infrastructures (IaaS et PaaS), alors que le SaaS continue d’entrer dans la culture des responsables informatique. Parfois, la frontière est floue entre le SaaS et le PaaS, notamment au niveau des outils collaboratifs (type sharepoint, Lotus ou Exchange) et la forte modularisation des différentes briques du Cloud en infrastructure nécessitent que les périmètres soient plus clairement définis. La frontière entre PaaS et Iaas est encore plus floue.

En effet, les offres varient énormément d’un constructeur à l’autre et le décideur en entreprise a beaucoup de mal à les comparer, car chacun utilise son propre vocabulaire pour désigner des choses qui varient d’un constructeur à l’autre, ce qui accroit encore la complexité de recourir à une démarche de Cloud Infrastructure. L’offre varie aussi très vite, rendant encore plus difficile de choix des décideurs qui ont peur de perdre le contrôle de leurs coûts. Il leur est en effet très difficile de faire un calcul de coût prévisionnel précis compte tenu du nombre de paramètres intervenant dans la facturation à la demande.

Une facturation mal adaptée aux soucis de gestion des entreprises

Si les grands éditeurs de logiciels ont maintenant une offre Cloud de services (y compris Oracle et SAP), le jeu se complique dans la mesure où les offreurs de Cloud infrastructure (les opérateurs) se mettent aussi à offrir du SaaS selon des modalités diverses, grâce à des accords avec des éditeurs de logiciels. « Ils sont en général en compétition avec les intégrateurs, à la seule différence qu’ils possèdent le réseau précise Emmanuelle Olivié-Paul. Les approches sont alors loin d’être normalisées en termes de tarifs ».

Alors que l’offre de facturation de Amazon a suscité de nombreuses remarques sur son absence de clarté et de prédictabilité, Microsoft mentionnant deux cas clients, indiquait avoir standardisé son offre Azure autour de plusieurs critères : la configuration de la machine et sa puissance processeur et mémoire, le giga octet stocke par mois (15 centimes), la quantité d’octets transférés sur le réseau (quelque en soit la direction), le type de configuration de Azure choisie, etc… ». Le Cloud pose donc de vrais problèmes de facturation et des métriques qui s’accommodent mal des soucis de gestion, de contrôle et de budgétisation des entreprises. Celles-ci semblent devoir payer très cher, une recherche d’agilité qu’elles ne sont pas sure d’obtenir à terme. Le retour sur investissement est difficile à définir et encore plus difficile à argumenter pour un DSI parce qu’encore très mal connu, chaque offre ayant son propre mode de calcul de ROI.

Une forte croissance prévue, malgré le flou

Malgré les freins et le flou ressentis par les décideurs, le marché du Cloud reste en forte croissance. « Pour l’ensemble des évolutions du marché des logiciels & services de Cloud computing, si on exclu les dépenses de hardware et de réseau au sens des opérateurs, la croissance prévue du SaaS, PaaS et IaaS regroupés serait de 20% par an jusqu’en 2013 en France, et de 22% par an en Europe, indique Emmanuelle Olivié-Paul. En Europe, ce marché représentait une valeur de 13.8 milliards d’Euros en 2011 et de 2.3 milliards d’Euros en France. »

http://www.markess.fr/demandedocument.php?refdoc=774

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