L’INTERNET DES OBJETS ATTIRE PLUS DE DEVELOPPEURS

Publié 15 juillet 2016 par Alain Baritault
Catégories : Uncategorized

6,2 millions de développeurs dans le monde travaillent pour  l’Internet des objets

La société Evans Data Consulting (EDC) basée à Santa Cruz en Californie a été crée en 1998 par Janel Garvin avec l’objectif d’analyser et de fournir des informations et données sur le monde des développeurs et d’identifier les grandes tendances et habitudes de cette population qui était jusque là assez mal cernée.  Au cours des années, elle a mis en place une méthodologie cohérente et structurée pour établir la taille et la composition de la population des développeurs dans le monde entier. Basée sur différentes sources, elle a établi une base de données par pays qui sert de trame pour comprendre et analyser  la composition et le fonctionnement des populations de développeurs en s’appuyant sur des modèles économétriques  qui permettent d’établir des prévisions d’évolution.

Dans son étude du 1er semestre 2016 sur l’évolution de la population globale des développeurs, parue à la fin du mois de juin, elle trace un tableau complet des pratiques de développement dans le monde, les plateformes et les outils utilisés, ainsi que les pays les plus dynamiques.  Les développeurs ont en effet été à la base du succès de Microsoft et d’Apple et de bien d’autres sociétés ensuite, depuis le début des années 80. Les grandes tendances qui les traversent sont significatives de mouvements de fond dans le développement même de l’industrie. Le récent succès de l’App Store avec 2,2 millions d’applications hébergées en est une bonne illustration.

L’un des résultats émergeant de cette étude est une accélération importante, depuis l’année passée, du nombre de développeurs travaillant sur des dispositifs, des produits ou des services de l’Internet des objets. En effet, 6,2 millions de développeurs dans le monde travaillent aujourd’hui sur des projets IoT, un chiffre en augmentation de 34% depuis l’année passée.  De plus, un accroissement de 14% du nombre de développeurs d’applications mobiles depuis l’année dernière, place les smartphones  comme la plateforme connectée la plus utilisée dans les projets IoT.  Michael Rasalan, Directeur de recherche chez EDC précise « Nous constatons comment, en moins d’un an, l’Internet des Objets à attiré un très grand nombre de développeurs. Cette transition vers l’IoT, qui n’est pas sans limites, est très rapide parce que les développeurs sont capable de s’appuyer sur leurs connaissances et expertises dans des technologies complémentaires comme le Cloud et les Mobiles, pour créer de nouvelles solutions. Nous voyons aussi des développeurs initialement partis sur ces concepts centrés sur les wearables s’orienter vers des applications capable de gérer des tâches plus complexes que l’on trouve dans l’environnement industriel. »

En d’autres termes, il semblerait que l’accroissement du nombre de développeurs IoT montre une véritable transition en cours vers l’IoT dans le monde de l’entreprise.

developpeurs dans le monde 2016

 

NET RALENTISSEMENT DES VENTES DE SMARTPHONE EN 2016

Publié 9 juin 2016 par Alain Baritault
Catégories : Asie, Convergence PC- Mobile, Industrie, Mobilité, reseaux sans fil, smartphone, Tendance, Terminaux mobiles

Depuis 2010, le marché connait un ralentissement significatif et pour la première fois passe sous une croissance inférieure à 10% par an. Il se transforme en marché de renouvellement et risque d’aborder une période plus turbulente.

La société d’analyse de marché Gartner, dans une récente note,  indiquait que les ventes de smartphones dans le monde ont commencé de ralentir. En 2010, le marché mondial des smartphones aurait atteint son maximum de croissance avec une progression de 73% d’une année sur l’autre.  Depuis cette date, Gartner précise que la croissance annuelle n’a cessé de ralentir et pour la première fois cette année, la croissance annuelle passera en dessous de 10%, avec une progression 2016 prévue de 7% sur l’année passée.

En 2015, la progression avait été de 14.4%. D’ici 2020, le nombre total de smartphones sur la planète devrait approcher les 2 milliards d’unités.telephoneNokia 808

Les opérateurs cherchent à accélerer le renouvellement des smartphones

Dans cette note, Annette Zimmerman et Roberta Cozza, directrices de recherche à Gartner précisent quelques caractéristiques de ce marché qui a globalement atteint sa maturité avec un taux de pénétration de 90% pour l’ensemble des pays industriels suivant : Amérique du Nord, Europe de l’Ouest Japon, et les marchés matures de l’Asie Pacifique. Pour ces pays, le marché est en train de basculer vers un marché de renouvellement, avec des appareils dont la durée de vie va probablement rester similaire.  Cette tendance au renouvellement des appareils est accentuée par le comportement des opérateurs et des fabricants de smartphones qui depuis plusieurs années ont renforcé et ajusté leur politique de financement et de subventionnement des terminaux mobiles.  “Dans ce marché mature, les utilisateurs de smartphones  utilisent le même appareil pendant environ 2.5 années et ce chiffre ne devrait pas bouger beaucoup dans les années à venir » précise Roberta Cozza.  Cependant, dans les marchés émergeants où la vie d’un téléphone de base (non smartphone) est de 3 ans,  la durée de vie d’un smartphone passe à 2.2 ou 2.5 années sous la pression des opérateurs et des fabricants .  Elle indique par exemple que dans des pays du Sub Sahara, la migration des terminaux classiques vers le smartphone a commencé en 2015 et s’accélère sous la pression des opérateurs et des fabricants.

Les fabricants se portent sur les marchés émergeants

Pour Annette Zimmerman, l’Inde est devenu le marché le plus attractif pour les fabricants de téléphones mobiles.  Elle note que dans le monde, il s’est vendu 167 millions de smartphones en 2015, ce chiffre représentant 61% des ventes globales de téléphones mobiles (toutes catégories confondues) en Inde… Au fur et à mesure que les prix des smartphones baisseront, elle prévoit que 139 millions de smartphones se vendront en Inde en 2016, soit une augmentation de près de 30% sur l’année passée.  Le prix moyen d’achat d’un téléphone mobile en Inde est d’environ 70$ alors que plus de la moitié des smartphone vendus dans le monde ont un prix supérieur à 120$. L’effet prix sera donc déterminant en Inde.

Baisse des prix des smartphones

La Chine qui représente 95% des ventes de téléphones mobiles dans le monde (toutes catégories) a connu une croissance de 16% des ventes de smartphones en 2014 n’a pas connu de croissance en 2015. Le marché chinois, déjà saturé en téléphones mobiles, ne devrait pas connaitre de forte croissance des ventes dans les  années à venir, mais tout comme en Inde, la baisse des prix des smartphones devrait créer les condition d’une compétition plus vive au fur et à mesure qu’ils deviendront plus accessibles aux consommateurs.  Les difficultés d’accès au réseau Internet en Chine (controlé par le gouvernement) sont aussi un frein pour la migration vers les smartphones.  Annette Zimmerman conclue  que la concurrence entre les constructeurs va continuer de se renforcer sur des marchés comme la Chine et l’Inde pour la migration des anciens mobiles classiques vers des smartphones. Certains constructeurs devront alors se retirer du marché et d’autres constructeurs ou opérateurs apparaîtrons, mieux armés pour répondre aux nouvelles conditions concurrentielles. Des mouvements de consolidation risquent alors de se faire sentir lorsque les prix baisseront sur les marchés émergeants pour accélérer la migration.

 

EURE ET LOIR NUMERIQUE: UN DEPARTEMENT RURAL SE FIBRE

Publié 2 juin 2016 par Alain Baritault
Catégories : Uncategorized

Le département d’Eure et Loir accélère la mise en œuvre se son RIP (Réseau d’Initiative Publique), les premières fibres à la maison sont installées pour 6600 logements dans la région d’Epernon.

Lemare Eur&linkEn mai 2004, la promulgation de l’article L-1425-1 du code des télécommunications, donnait aux collectivités locales, sous réserve que certaines conditions soient réunies, la compétence de concevoir, déployer et gérer des réseaux de communication électronique, et de déléguer cette activité à un syndicat mixte ouvert (SMO). Près de 15 ans après, après  3 ou 4 « plans fibre gouvernementaux », et des  péripéties, juridiques, administratives,  politiques, financières et techniques savamment orchestrées et/ou utilisées par les opérateurs téléphoniques et les lourdeurs administrative dans des litiges peu suivis par la presse et le grand public,  près de 80 RIP (voir la liste)  ont été mis en place en France offrant une couverture fibre à plus de 7400 communes,  dont les 2/3 n’avaient pas accès à une offre. Certains RIP en sont déjà à leur version 2.0.  Le mouvement de déploiement d’infrastructure de fibre s’accélère dans des zones  déshéritées (entendez délaissées par les « grands » opérateurs nationaux). Ainsi sur les 2.1 millions de prises fibres installées (mais pas forcément activées) en France dans les zones de population moins dense, près de 700000 étaient  le fait des RIP à la fin 2015 (voir bilan des RIP).

Les opérateurs nationaux boudent les RIP…

Il faut ainsi préciser que la mise en place de la fibre à la maison ne signifie pas forcément usage pour l’utilisateur. Encore faut-il qu’un (ou plusieurs) opérateur vienne y commercialiser une offre d’abonnement raisonnable  et que l’utilisateur y souscrive. Ainsi, à Paris qui est une zone très dense et sur-fibrée, la mise en œuvre réelle de la fibre optique est parfois très lente parce que les opérateurs ne viennent que très lentement dans les immeubles, sachant que la charge de la connexion dans l’immeuble leur incombe. Ils choisissent donc avec soin leurs immeuble prioritaires…!  Les « grands » opérateurs nationaux ont tendance à « bouder les RIP » et se font prier pour s’y raccorder et proposer leurs offres aux foyers « équipés ».  Cette attitude a permis à une dizaine d’opérateurs comme Altitude Infrastructure,  Axione, Covage,  SFR Collectivité et à des opérateurs locaux de se déployer sur les RIP… Orange est sur 4 ou 5 RIP dont l’Auvergne et la Corse.

Objectifs ambitieux malgré la complexité et les lourdeurs

Un bref retour en arrière sur L’initiative du département Eure et Loir montre que la mise en place d’un RIP prend du temps (et beaucoup d’énergie) puisque le syndicat Eure et Loir Numérique a été crée en 2012, réunissant 343 des 391 communes du département sur la base d’un  SDTAN 28 (Schéma Directeur Territorial d’Aménagement Numérique) publié en janvier 2012. Les 48 villes restantes (Chartres, Dreux, etc…) étant considérées comme zones denses (zones dites AMII ou Appel à Manifestation d’Intention d’Investissement)  et réservées aux  opérateurs privés qui ont manifesté des engagements… souvent très flous…! Dans le SDTAN, on peut  lire : «La couverture exhaustive du Département représenterait un investissement total de l’ordre de 311 M€ pour un linéaire de réseau de l’ordre de 10 000km. Il convient de noter l’effort technique et financier requis par la desserte en fibre optique de l’habitat en zone rurale : alors que moins de 2 000 km de réseaux doivent être déployés pour couvrir la moitié des foyers les plus urbains du Département, de l’ordre de 6 000 km de réseaux devraient être déployés pour couvrir les 20% de foyers Euréliens les plus ruraux. »  Une convention de DSP (délégation de service publique) en affermage est signée pour 15 ans en Mai 2014 avec SFR Collectivités, devenu depuis filiale de Numéricable. SFR Collectivités assurera l’exploitation et la commercialisation du réseau construit par le SMO qui en reste propriétaire. Le réseau sera construit par Axione/Bouygues.

L’objectif fixé reste ambitieux puisque d’ici 2020, 130000 foyers, soit 73% des foyers du département, seront connectés à la fibre, dont 90000 seront issus de l’offre d’initiative publique Eure&link qui aura construit près de 3000 km de fibre. En des termes plus politiques, l’objectif est de faire en sorte qu’en 2020, 96% des abonnés du territoire (entreprises, particuliers et collectivités) bénéficient à un débit supérieur à 10Mbits/s (en théorie) quelque soit le moyen utilisé.

En mars 2015 après d’âpres négociations avec France Télécom,  sont installées les premières armoires permettant la montée en débit dans certaines zones pour 14000 foyers  (basée sur des armoires relais dites NRA ZO (ou MeD) permettant aux collectivités d’installer de l’ADSL sur de la boucle locale cuivre appartenant à France Télécom). En mai 2016, avec un certain retard sur ce qui était prévu (26000 foyers fibrés en 2015, chiffre revu à la baisse à 10000), les 6600 premiers points d’accès fibres chez l’habitant sont installés dans la zone plutôt défavorisée dite du Val Drouette avec un objectif d’atteindre 22000 prises fibre à la fin 2016 puis un rythme d’environ 20000 prises nouvelles par an d’ici 2020. (voir le suivi du plan THD)

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Une enveloppe financière entièrement financée sur fonds publics…

Le projet Eure&Link prévoit une enveloppe financière de 135 millions d’Euros pour atteindre les objectifs  fixés. De ce budget, près de 90 millions seront consacrés à la fibre pour connecter 90000 habitations et installer un point de mutualisation dans 240 zones; €20 millions seront consacrés à la montée en débit ADSL de 15600 lignes liés à 114 points de raccordements mutualisés (NRA- ZO); €3.5 millions consacrés au raccordement optique de 16 NRA-ZO de France Télécom ; €5.9 millions seront consacrés a connecter les entreprises à la fibre ;  €½ million sera consacré à l’amélioration de la Boucle Locale Radio (3.5% des foyers), avec la modernisation de 60 stations de bases existantes et installation de 5 nouveaux points hauts dans  3 EPCI (Communautés de communes ou d’agglomérations); enfin €9millions seront consacrés  à l’amélioration du réseau de collecte départementale, la mise en place de relais pour Internet par Satellite (0.4% des foyers), des fibre aériennes en liaison avec ErDF. L’ensemble de cette enveloppe sera financée à 30% par le Conseil Départemental, à 20% par les EPCI, 27.5% par l’Etat et 22.5% par la région et l’Union Européenne lorsque le plan Très Haut Débit Français sera reconnu par la commission Européenne…!!  A noter aussi, alors que certains RIP (comme l’Alsace) font appel a des fonds privés, les investisseurs privés ne se sont pas présentés sur Eure&Link.

 

 

 

CES ASIA:HEATZY CONTROLE LES RADIATEURS ELECTRIQUES

Publié 19 mai 2016 par Alain Baritault
Catégories : CES, energie, Internet des objets, Sans Fil, smartphone

Contrôler tous les radiateurs électriques de la maison avec son smartphone

Nicolas Bonsignore CES Asia

Fort de son diplôme de Skema Business School  à Nice au milieu des années 90, Nicolas Bonsignore  part en Asie, poussée par une volonté de découvrir de nouveaux horizons. Pendant 10 ans, il exerce diverses activités chez des industriels du chauffage un peu partout en Asie, mais il ne perd pas le contact avec la France puisqu’il devient visiting professeur à Skema. Sa société, sous le nom de Heatzy,  faisait partie des 17 sociétés présentes sur le stand de la French Tech au CES.

Mettre chaque radiateur à portée de main grâce à un dispositif WiFi

La société, crée il y a un an, est basée à Shanghai et comporte 4 personnes dont 2 français et un ingénieur chinois. « Nous sommes en bootstraping, explique-t-il, c’est-à-dire que nous nous développons sur fonds propres.  Heatzy est un petit dispositif simple et pas cher que l’on peut connecter  facilement (soi-même ou avec l’aide d’un électricien) à n’importe quel radiateur électrique »  Le dispositif, qui coûte 39 €, sera disponible en septembre prochain. C’est en même temps un capteur Wifi connecté à Internet via le point d’accès Wifi de la maison et il peut ainsi recevoir des ordres de n’importe. Une application sur le smartphone permet de contrôler l’appareil à distance, pièce par pièce. Il faut un dispositif par radiateur mais il peut contrôler jusqu’à 3 radiateurs à condition que ceux-ci sont reliés en série. L’application fonctionne sous IoS et sous Android  « Notre ambition est internationale, affirme-t-il puisqu’il y aura un produit pour le marché Chinois et un produit pour le marché Français. Nous sommes pratiquement prêts, avec un produit similaire en cours de développement, à aborder le marché américain du contrôle des climatiseurs et nous travaillons sur la manière à gérer à distance le contrôleur central de la maison. »

Beaucoup de concurrence sur la régulation du chauffage

Pour Nicolas Bonsignore, le marché est globalement déjà bien occupé par des sociétés de taille comme Legrand, Deltadore, Netatmo, Sunfi et Google  Nest… Mais les récents déboires de Nest et l’offre de Netatmo qui est centrée sur l’information sur la température dans la maison et non pas  l’action sur les appareils lui permettent d’affirmer que la niche sur laquelle il se positionne est très mal occupée. « Nous avons déjà quelques produits en tête, dit-il en souriant, et étant basé en Chine, nous n’aurons pas trop de problèmes de fabrication et d’approvisionnement en composants, un souci assez fréquent dans le secteur des IoT, et puis je connais bien l’écosysteme du chauffage. »  Il compte créer une société holding en France assez rapidement et à la fin de l’année, amorcer une levée de fonds pour industrialiser sa production, lancer ses prochains produits puis aborder le marché américain.

CES ASIA: LA FRENCH TECH JOUE EN TETE

Publié 17 mai 2016 par Alain Baritault
Catégories : Asie, CES, Entreprise, Internet des objets, Startup

A l’occasion du CES Asia qui s’est déroulé à Shanghai , la French Tech représentait la 1ère délégation de startup étrangères

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La deuxième édition du CES Asia, qui s’est tenue pendant 3 jours au début du mois de  Mai à Shanghai accueillait probablement plus de 32000 visiteurs et près de 400 exposants essentiellement Chinois dans un énorme et moderne parc  d’expositions  situé à l’Est de la ville. La barrière de la langue a un impact important ce qui explique une proportion plus faible d’exposants étrangers, mais cette caractéristique permettra ultérieurement de mieux cerner  les tendances de l’industrie numérique chinoise et d’élaborer quelques comparaisons, toutes proportion gardées, entre  les grands traits de ce CES Asie et  le traditionnel CES de Las Vegas.

En effet, 50 sociétés Américaines et 20 sociétés Françaises se sont déplacées, mais 17 + 2 des sociétés Françaises présentes sur le salon étaient des startups. Parmi les sociétés US se trouvait quelques poids lourd et marques connues comme Intel, Garmin, Chevrolet, Jabra et parmi les françaises, Valéo, mais c’est dans le Startup Park que la France a brillé.

Le startup Park sous la bannière French Tech Shanghai

Sacha Dunas, de la société World Events Agency était l’organisateur de l’espace French Tech de ce CES, aidé par Stéphane Monsallier  directeur de la société System in motion… Tous deux habitent sur place depuis plusieurs années.  En tant que French Tech Shanghai, ils se sont appuyés sur une petite équipe de Français locaux bénévoles et  ont mis en place les stands et recruté 17 startups en moins de 4 mois,  avec l’aide de la seule bannière French Tech, qui leur a permis de » déplacer les montagnes », sans moyens financiers. En parallèle, 2 autres startup Françaises sont venues par leurs propres moyens sans bénéficier des conditions spécifiques de la French Tech, offertes par le CES.  Les équipes de Gary Shapiro, le CEO du CES, on en effet accordé à la French Tech un régime particulier compte tenu du nombre de startup qui étaient présentes.

Il faut noter que la quasi-totalité des sociétés « Françaises » présentes sont des représentations locales de sociétés Françaises. Leurs objectifs sont donc sensiblement différents des objectifs des sociétés qui exposent sous la bannière French Tech de l’Eureka Park à Las Vegas.  J’ai rencontré et interviewé plusieurs responsables de ces sociétés, tous Français.  Ils feront l’objets de plusieurs articles consacrés a cette manifestation.

Voir ci-dessous l’interview de Sacha Dunas et de Stéphane Monsallier responsables French Tech Shanghai.

 

LE TOURISME FRANÇAIS S’EST APPROPRIE INTERNET

Publié 17 mars 2016 par Alain Baritault
Catégories : contenus, Entreprise, Services localisés, smartphone, Tendance, Terminaux mobiles, Uncategorized, Usages et services

Les Français ont diminué sensiblement leur budget vacance en 2015, mais ils utilisent de plus en plus Internet pour partir plus souvent et à des coûts réduits, en favorisant les offres packagées.

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Le site de voyage Opodo (groupe Odigeo), représenté par Quentin Bacholle, son Directeur Général France et la Société d’Etudes Raffour Interactif spécialisée dans le tourisme et le transport, présentaient les résultats d’une étude sur les habitudes de vacance des Français. Ce Barometre Opodo est partie d’une étude annuelle, menée par Guy Raffour depuis 14 ans, selon les règles de l’art, grâce à un entretien à domicile de près d’une heure, sur un échantillon statistiquement représentatif de 1030 Français de plus de 15 ans. Elle ne concerne que les activités de voyage et de séjour payant ou non payant pour les loisirs exclusivement, c’est-à-dire les vacances…

Léger tassement des départs et des budgets vacances

Il ressort de l’enquête, effectuée en février dernier, que les foyers Français en 2015 ont sensiblement réduit leur budget vacances, celui-ci passant de 2014 à 1714 € par an (voyage et séjour compris) soit une baisse de 13%, et près de 700000 personnes de moins qu’en 2014 sont parties en vacances. En effet, sur une population statistiquement valide de 53,5 millions d’habitants (en augmentation de 0.3 m sur 2014),  c’est 32.2 millions, soit 60.1%, qui sont partis pour un séjour court ou long soit une baisse de 1.7% par rapport à l’année précédente. A noter que depuis plusieurs années, le taux de départ en vacances des Français oscille entre 59 et 61%.

Analysés un peu plus en détail, ces chiffres représentent une réalité plutôt positive, montrant le dynamisme du secteur du tourisme en France, et en Europe. « Le secteur aux Etats Unis s’est consolidé explique Quentin Bacholle. Par exemple, la réservation de vols est effectuée sur seulement 3 plateformes différentes, alors qu’en Europe où le marché est moins consolidé, il y en a quelques dizaines…qui servent quelques centaines d’acteurs dont nous faisons partie…  (Voir pour ceux qui le connaissent, une certaine analogie avec le marché des télécom… !). Ceci permet une offre plus concurrentielle, plus diversifiée et plus flexible, et c’est ce que recherche l’utilisateur…». Il précise que pour Opodo, le panier moyen pour un vol est passé de 532€ à 516€, probablement à cause de la baisse des tarifs d’avion et de la lente montée des compagnies low cost et des transports alternatifs.

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Un marché dynamique malgré la crise et la situation géopolitique

L’enquête analyse séparément les séjours de courte durée (1 à 3 jours) et les séjours de moyenne ou longue durée (4 jours ou plus). Il semble que malgré les problèmes de budgets, les Français partent plus, mais ils sont plus sélectifs de façon à combiner un vol et un séjour qui leur apportera « une expérience optimale de vacances ». « On constate une hausse assez significative des séjours de courte durée », explique Guy Raffour. Interrogés sur les risques d’attentats, il semble que les français aient intégré ce facteur puisque 62% d’entre eux répondent que cela n’aura pas d’influence sur leurs perspectives en 2016 alors que 27% indiquent qu’ils en tiendront compte dans leur choix. Chez Opodo, on constatait une baisse assez importante après le 13 novembre dernier, mais très rapidement, la tendance s’est estompée le mois suivant. Globalement, les destinations de vacances ont pourtant changé de façon notoire entre 2014 et 2015 puisque si l’Espagne et la Grèce restent les destinations privilégiées des Français avec la République Dominicaine, la Tunisie et la Turquie ont disparu de la liste entre 2014 et 2015 au profit de la Thaïlande et du Maroc. Les Etats Unis ont aussi perdu leur caractère attractif à cause de la hausse du dollar et des coûts de séjours sur place.

Parmi  les Français qui sont partis, on note plusieurs tendances, principalement liées aux conditions économiques connues en 2015. Partir est un besoin vital pour eux et ils s’appuient sur un budget vacances pour faire leurs choix en faisant varier les paramètres. L’enquête met en évidence une assez forte progression de 2% des séjours courts (19.8 millions de personnes en 2015 contre 18.6 millions en 2014). Les séjours longs gagnent aussi 2% avec 36% de ceux qui sont partis en 2015.  Ce chiffre est confirmé par Opodo qui constate en parallèle une baisse des séjours longs de plus de 2 semaines. Quentin Bacholle mentionne le phénomène « city break » qui pousse les français à partir plus souvent pour un long week end (séjours court) dans une ville européenne.

Il est certain que l’utilisation d’Internet permet aux français qui cherchent à partir en vacance d’optimiser plus facilement leur voyage en fonction du budget fixé au départ, leur permettant de trouver les meilleures prestations au meilleurs prix et surtout leur permettant de simuler en ligne leur voyage grâce aux informations sur les offres diversifiées qu’ils trouvent sur Internet. Pour une agence de voyage en ligne comme Opodo dont l’activité principale et le vol, la principale préoccupation du management est d’être en mesure d’apporter de l’information (y compris collaborative), de faire des propositions sous forme de package qui intègre des offres variées et diversifiées sur les séjours et d’autres services répondant aux préoccupations de leur client.

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La France est toujours en retard sur Internet. Le m-tourisme décolle

Globalement, l’enquête montre que 46% des réservations globales sur le voyage vacances (tous types de prestations confondues et quelque soit le support utilisé) en France utilisent Internet, en dessous du taux moyen européen qui est de 52%. Guy Raffour constate que 15% des français qui partent en vacances n’utilisent pas Internet et il indique que le rattrapage se fait lentement, alors que le e-tourisme croit fortement, montrant une évolution sensible du mode de préparation et de consommation des vacances.  Quentin Blacholle mentionne quant à lui que le m-tourisme (information et réservation sur le mobile) est en forte croissance. « Si on regarde chez Opodo la part de réservations sur smartphone ou tablette, dit-il, nous avons atteint le seuil de 25%, alors que nous étions à 15% en 2014 et 8% l’année précédente. Nous pensons atteindre rapidement 40% alors que la moyenne de l’utilisation du mobile pour le secteur du voyage en ligne est à 18%. ».

L’enquête montre en effet que Internet sert non seulement à accumuler des informations sur les destinations et les voyages et séjours de vacances long ou court mais aussi de plus en plus à effectuer et suivre la ou les réservations liées aux séjours de loisir. Tous les chiffres présentés sont en hausse assez nette. Des 32 millions de Français qui sont partis en 2015, 77% (24.7 millions de personnes, plus 6 points sur 2014) ont utilisé Internet à un moment ou un autre soit pour préparer soit pour réserver un ou plusieurs séjours de tourisme de loisir en 2015. Les agences en lignes doivent alors être en mesure de proposer des promotions géo-localisées, des prestations expérimentales et des contenus collaboratifs au bon moment pour déclencher l’intérêt sous forme de réservation et ensuite de convertir en achat.

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Sur l’ensemble de la population des français qui sont partis pour leurs vacances, 39% (un gain de 7 points sur l’année précédente) ont utilisé un smartphone ou une tablette pour effectuer leurs recherches et réserver leur voyage, ce qui confirme l’importance de l’accès en temps réel aux disponibilités ainsi que l’aspect hautement concurrentiel de ce marché mentionné par le DG de Opodo. Le téléphone cellulaire est aussi utilisé tout au long du voyage pour les tickets d’embarquement, pour recevoir des alertes ou faire des achats de services complémentaires durant le séjour comme location de voiture ou réservations diverses. Toujours de l’ensemble de la population des Français qui sont partis, 49% (soit 15.8 millions de personnes) ont réservé et payé intégralement tout ou partie de leurs séjours en ligne, un gain de 4 points par rapport à 2014 (1 millions de personnes).

VALEO ET LA CONDUITE INTUITIVE

Publié 14 mars 2016 par Alain Baritault
Catégories : CES, Internet des objets, Mobilité, Transports intelligents, Usages et services, voiture electrique, voiture sans chauffeur

Lors du CES 2016, Guillaume Devauchelle, Vice President Group Innovation and Scientific Development chez Valeo faisait une présentation sur la manière dont l’équipementier Français aborde la voiture sans chauffeur. Une approche Française…..2016-01-06 18.32.39.jpg

Cette présentation s’est déroulée dans le cadre de la mission CES 2016, organisée par Xavier Dalloz. Ce dernier et son équipe (dont je faisais partie)  accompagne  en effet des chefs d’entreprises à Las Vegas depuis une bonne dizaine d’années. Cette année, il accompagnait plus de 100 responsables d’entreprises (communément appelées grands comptes) et une soixantaine de startup (c’est à dire plus de la moitié du contingent labellisé French Tech). Chaque soir du CES, environ 200 personnes étaient réunies pour se rencontrer, échanger sur leurs découvertes du jour, et pour écouter des speakers ayant des choses à dire sur un thème spécifique lié au CES. La présentation de Guillaume Devauchelle était faite indépendamment de la conférence de presse de Valéo où les responsables de la firme ont annoncé un certains nombre de nouveaux produits et quelques tendances futures.C’est, cette année, la troisième fois que Valéo est présent au CES.

Un véritable paradoxe pour ce secteur en croissance

Guillaume Devauchelle  en préambule, faisait un certain nombre de remarques mettant en évidence des aspects un peu oubliés liés a l’automobile, n’hésitant pas à suggérer un véritable paradoxe pour ce secteur qui symbolise « la vieille économie » par excellence. L’automobile répond à un besoin de mobilité qui croit sans cesse…

  • Le secteur de l’automobile va très bien. Il s’est vendu plus de 85 millions de voitures en 2015, chiffre en croissance. Il y a plus d’un milliards de voitures sur les routes aujourd’hui.
  • L’automobile est l’archétype même de l’excellence industrielle, d’une part sur les aspects techniques et d’autre part sur les performances. Elle n’a absolument pas à pâlir devant le secteur de l’électronique.
  •  La croissance du parc automobile se perpétue sur un usage du véhicule de plus en plus mauvais. En effet, une voiture passe 93% de son temps inactive, en stationnement dans la rue ou dans un garage. Des 7% du temps actif restant, elle n’est utilisée que par une seule personne, son conducteur, qui passe un tiers de ce temps d’utilisation à chercher une place de parking…

C’est en s’appuyant sur ce paradoxe que les responsables de Valeo on mis en place le concept de la conduite intuitive. Il est basé sur 3 piliers.

Rendre du temps au gens

1 – Le véhicule autonome. C’est une réalité. Valéo produit plus de 500000 capteurs par jours. C’est la partie émergée de l’iceberg. Pourquoi un tel appétit ? Parce que sachant que les conditions de conduite sont de plus en plus  en plus mauvaise (urbanisation, embouteillages, limitations diverses, etc…), la perception est passé du plaisir de conduire à celle de l’utilisation d’un véhicule qui ne roule pas et qui génére du stress. L’objectif du véhicule autonome est d’abord de rendre du temps au gens, temps qui est considéré comme confisqué.. Mais rendre du temps pourquoi faire… ?

2 – Le véhicule connecté. C’est une réalité aujourd’hui et les constructeurs automobiles ont été obligés d’ouvrir le pré-carré qu’ils s’étaient construits. Pour Valéo, le centre de la communication dans la voiture est désormais le smartphone et c’est sur cet outil qu’il s’appuie pour développer de nouvelles technologies qui permettent à l’automobiliste de ne pas quitter son environnement connecté quotidien. Il n’y a plus de rupture d’aucune sorte dès le moment où l’usager entre dans sa voiture parce que les solutions technologiques sont construite autour du smartphone, outils de communication de Monsieur (ou madame) Toulemonde. On met en place un dialogue entre le véhicule et son utilisateur, sans altérer la sécurité…

L’interface homme machine comme base de nouveaux services

3 – Le véhicule simple à utiliser. Il y a encore beaucoup de travail pour réaliser ce véhicule autonome. L’usager doit pouvoir s’appuyer sur des moyens de communication qu’il utilise tous les jours… Le smartphone est donc utilisé comme une véritable interface entre l’home et la machine. Valéo qui est depuis toujours un grand acteur du contrôle d’accès au véhicule (clés, poignées d’ouvertures, etc) a restructuré cette activité (Neiman) autour des seuls aspects electronique. Le smartphone devient alors l’outil de dialogue et d’action entre l’usager et son véhicule et facilite le developpement de nouveaux services qui permettront un usage plus efficace et plus intelligent du véhicule. Evoquant une similitude avec les transactions bancaires à distance à l’aide d’un smartphone, Guillaume Devauchelle explique comment une voiture peut être facilement  louée par un particulier pendant une période donnée durant laquelle elle serait restée sur un parking (aéroport par exemple).

Sa conclusion peut paraitre déroutante pour certains : « On est très reconnaissant à Google, Apple et les autre de faire le marketing à notre place… »

 


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