Archive for the ‘Usages et services’ category

LE TOURISME FRANÇAIS S’EST APPROPRIE INTERNET

17 mars 2016

Les Français ont diminué sensiblement leur budget vacance en 2015, mais ils utilisent de plus en plus Internet pour partir plus souvent et à des coûts réduits, en favorisant les offres packagées.

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Le site de voyage Opodo (groupe Odigeo), représenté par Quentin Bacholle, son Directeur Général France et la Société d’Etudes Raffour Interactif spécialisée dans le tourisme et le transport, présentaient les résultats d’une étude sur les habitudes de vacance des Français. Ce Barometre Opodo est partie d’une étude annuelle, menée par Guy Raffour depuis 14 ans, selon les règles de l’art, grâce à un entretien à domicile de près d’une heure, sur un échantillon statistiquement représentatif de 1030 Français de plus de 15 ans. Elle ne concerne que les activités de voyage et de séjour payant ou non payant pour les loisirs exclusivement, c’est-à-dire les vacances…

Léger tassement des départs et des budgets vacances

Il ressort de l’enquête, effectuée en février dernier, que les foyers Français en 2015 ont sensiblement réduit leur budget vacances, celui-ci passant de 2014 à 1714 € par an (voyage et séjour compris) soit une baisse de 13%, et près de 700000 personnes de moins qu’en 2014 sont parties en vacances. En effet, sur une population statistiquement valide de 53,5 millions d’habitants (en augmentation de 0.3 m sur 2014),  c’est 32.2 millions, soit 60.1%, qui sont partis pour un séjour court ou long soit une baisse de 1.7% par rapport à l’année précédente. A noter que depuis plusieurs années, le taux de départ en vacances des Français oscille entre 59 et 61%.

Analysés un peu plus en détail, ces chiffres représentent une réalité plutôt positive, montrant le dynamisme du secteur du tourisme en France, et en Europe. « Le secteur aux Etats Unis s’est consolidé explique Quentin Bacholle. Par exemple, la réservation de vols est effectuée sur seulement 3 plateformes différentes, alors qu’en Europe où le marché est moins consolidé, il y en a quelques dizaines…qui servent quelques centaines d’acteurs dont nous faisons partie…  (Voir pour ceux qui le connaissent, une certaine analogie avec le marché des télécom… !). Ceci permet une offre plus concurrentielle, plus diversifiée et plus flexible, et c’est ce que recherche l’utilisateur…». Il précise que pour Opodo, le panier moyen pour un vol est passé de 532€ à 516€, probablement à cause de la baisse des tarifs d’avion et de la lente montée des compagnies low cost et des transports alternatifs.

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Un marché dynamique malgré la crise et la situation géopolitique

L’enquête analyse séparément les séjours de courte durée (1 à 3 jours) et les séjours de moyenne ou longue durée (4 jours ou plus). Il semble que malgré les problèmes de budgets, les Français partent plus, mais ils sont plus sélectifs de façon à combiner un vol et un séjour qui leur apportera « une expérience optimale de vacances ». « On constate une hausse assez significative des séjours de courte durée », explique Guy Raffour. Interrogés sur les risques d’attentats, il semble que les français aient intégré ce facteur puisque 62% d’entre eux répondent que cela n’aura pas d’influence sur leurs perspectives en 2016 alors que 27% indiquent qu’ils en tiendront compte dans leur choix. Chez Opodo, on constatait une baisse assez importante après le 13 novembre dernier, mais très rapidement, la tendance s’est estompée le mois suivant. Globalement, les destinations de vacances ont pourtant changé de façon notoire entre 2014 et 2015 puisque si l’Espagne et la Grèce restent les destinations privilégiées des Français avec la République Dominicaine, la Tunisie et la Turquie ont disparu de la liste entre 2014 et 2015 au profit de la Thaïlande et du Maroc. Les Etats Unis ont aussi perdu leur caractère attractif à cause de la hausse du dollar et des coûts de séjours sur place.

Parmi  les Français qui sont partis, on note plusieurs tendances, principalement liées aux conditions économiques connues en 2015. Partir est un besoin vital pour eux et ils s’appuient sur un budget vacances pour faire leurs choix en faisant varier les paramètres. L’enquête met en évidence une assez forte progression de 2% des séjours courts (19.8 millions de personnes en 2015 contre 18.6 millions en 2014). Les séjours longs gagnent aussi 2% avec 36% de ceux qui sont partis en 2015.  Ce chiffre est confirmé par Opodo qui constate en parallèle une baisse des séjours longs de plus de 2 semaines. Quentin Bacholle mentionne le phénomène « city break » qui pousse les français à partir plus souvent pour un long week end (séjours court) dans une ville européenne.

Il est certain que l’utilisation d’Internet permet aux français qui cherchent à partir en vacance d’optimiser plus facilement leur voyage en fonction du budget fixé au départ, leur permettant de trouver les meilleures prestations au meilleurs prix et surtout leur permettant de simuler en ligne leur voyage grâce aux informations sur les offres diversifiées qu’ils trouvent sur Internet. Pour une agence de voyage en ligne comme Opodo dont l’activité principale et le vol, la principale préoccupation du management est d’être en mesure d’apporter de l’information (y compris collaborative), de faire des propositions sous forme de package qui intègre des offres variées et diversifiées sur les séjours et d’autres services répondant aux préoccupations de leur client.

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La France est toujours en retard sur Internet. Le m-tourisme décolle

Globalement, l’enquête montre que 46% des réservations globales sur le voyage vacances (tous types de prestations confondues et quelque soit le support utilisé) en France utilisent Internet, en dessous du taux moyen européen qui est de 52%. Guy Raffour constate que 15% des français qui partent en vacances n’utilisent pas Internet et il indique que le rattrapage se fait lentement, alors que le e-tourisme croit fortement, montrant une évolution sensible du mode de préparation et de consommation des vacances.  Quentin Blacholle mentionne quant à lui que le m-tourisme (information et réservation sur le mobile) est en forte croissance. « Si on regarde chez Opodo la part de réservations sur smartphone ou tablette, dit-il, nous avons atteint le seuil de 25%, alors que nous étions à 15% en 2014 et 8% l’année précédente. Nous pensons atteindre rapidement 40% alors que la moyenne de l’utilisation du mobile pour le secteur du voyage en ligne est à 18%. ».

L’enquête montre en effet que Internet sert non seulement à accumuler des informations sur les destinations et les voyages et séjours de vacances long ou court mais aussi de plus en plus à effectuer et suivre la ou les réservations liées aux séjours de loisir. Tous les chiffres présentés sont en hausse assez nette. Des 32 millions de Français qui sont partis en 2015, 77% (24.7 millions de personnes, plus 6 points sur 2014) ont utilisé Internet à un moment ou un autre soit pour préparer soit pour réserver un ou plusieurs séjours de tourisme de loisir en 2015. Les agences en lignes doivent alors être en mesure de proposer des promotions géo-localisées, des prestations expérimentales et des contenus collaboratifs au bon moment pour déclencher l’intérêt sous forme de réservation et ensuite de convertir en achat.

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Sur l’ensemble de la population des français qui sont partis pour leurs vacances, 39% (un gain de 7 points sur l’année précédente) ont utilisé un smartphone ou une tablette pour effectuer leurs recherches et réserver leur voyage, ce qui confirme l’importance de l’accès en temps réel aux disponibilités ainsi que l’aspect hautement concurrentiel de ce marché mentionné par le DG de Opodo. Le téléphone cellulaire est aussi utilisé tout au long du voyage pour les tickets d’embarquement, pour recevoir des alertes ou faire des achats de services complémentaires durant le séjour comme location de voiture ou réservations diverses. Toujours de l’ensemble de la population des Français qui sont partis, 49% (soit 15.8 millions de personnes) ont réservé et payé intégralement tout ou partie de leurs séjours en ligne, un gain de 4 points par rapport à 2014 (1 millions de personnes).

VALEO ET LA CONDUITE INTUITIVE

14 mars 2016

Lors du CES 2016, Guillaume Devauchelle, Vice President Group Innovation and Scientific Development chez Valeo faisait une présentation sur la manière dont l’équipementier Français aborde la voiture sans chauffeur. Une approche Française…..2016-01-06 18.32.39.jpg

Cette présentation s’est déroulée dans le cadre de la mission CES 2016, organisée par Xavier Dalloz. Ce dernier et son équipe (dont je faisais partie)  accompagne  en effet des chefs d’entreprises à Las Vegas depuis une bonne dizaine d’années. Cette année, il accompagnait plus de 100 responsables d’entreprises (communément appelées grands comptes) et une soixantaine de startup (c’est à dire plus de la moitié du contingent labellisé French Tech). Chaque soir du CES, environ 200 personnes étaient réunies pour se rencontrer, échanger sur leurs découvertes du jour, et pour écouter des speakers ayant des choses à dire sur un thème spécifique lié au CES. La présentation de Guillaume Devauchelle était faite indépendamment de la conférence de presse de Valéo où les responsables de la firme ont annoncé un certains nombre de nouveaux produits et quelques tendances futures.C’est, cette année, la troisième fois que Valéo est présent au CES.

Un véritable paradoxe pour ce secteur en croissance

Guillaume Devauchelle  en préambule, faisait un certain nombre de remarques mettant en évidence des aspects un peu oubliés liés a l’automobile, n’hésitant pas à suggérer un véritable paradoxe pour ce secteur qui symbolise « la vieille économie » par excellence. L’automobile répond à un besoin de mobilité qui croit sans cesse…

  • Le secteur de l’automobile va très bien. Il s’est vendu plus de 85 millions de voitures en 2015, chiffre en croissance. Il y a plus d’un milliards de voitures sur les routes aujourd’hui.
  • L’automobile est l’archétype même de l’excellence industrielle, d’une part sur les aspects techniques et d’autre part sur les performances. Elle n’a absolument pas à pâlir devant le secteur de l’électronique.
  •  La croissance du parc automobile se perpétue sur un usage du véhicule de plus en plus mauvais. En effet, une voiture passe 93% de son temps inactive, en stationnement dans la rue ou dans un garage. Des 7% du temps actif restant, elle n’est utilisée que par une seule personne, son conducteur, qui passe un tiers de ce temps d’utilisation à chercher une place de parking…

C’est en s’appuyant sur ce paradoxe que les responsables de Valeo on mis en place le concept de la conduite intuitive. Il est basé sur 3 piliers.

Rendre du temps au gens

1 – Le véhicule autonome. C’est une réalité. Valéo produit plus de 500000 capteurs par jours. C’est la partie émergée de l’iceberg. Pourquoi un tel appétit ? Parce que sachant que les conditions de conduite sont de plus en plus  en plus mauvaise (urbanisation, embouteillages, limitations diverses, etc…), la perception est passé du plaisir de conduire à celle de l’utilisation d’un véhicule qui ne roule pas et qui génére du stress. L’objectif du véhicule autonome est d’abord de rendre du temps au gens, temps qui est considéré comme confisqué.. Mais rendre du temps pourquoi faire… ?

2 – Le véhicule connecté. C’est une réalité aujourd’hui et les constructeurs automobiles ont été obligés d’ouvrir le pré-carré qu’ils s’étaient construits. Pour Valéo, le centre de la communication dans la voiture est désormais le smartphone et c’est sur cet outil qu’il s’appuie pour développer de nouvelles technologies qui permettent à l’automobiliste de ne pas quitter son environnement connecté quotidien. Il n’y a plus de rupture d’aucune sorte dès le moment où l’usager entre dans sa voiture parce que les solutions technologiques sont construite autour du smartphone, outils de communication de Monsieur (ou madame) Toulemonde. On met en place un dialogue entre le véhicule et son utilisateur, sans altérer la sécurité…

L’interface homme machine comme base de nouveaux services

3 – Le véhicule simple à utiliser. Il y a encore beaucoup de travail pour réaliser ce véhicule autonome. L’usager doit pouvoir s’appuyer sur des moyens de communication qu’il utilise tous les jours… Le smartphone est donc utilisé comme une véritable interface entre l’home et la machine. Valéo qui est depuis toujours un grand acteur du contrôle d’accès au véhicule (clés, poignées d’ouvertures, etc) a restructuré cette activité (Neiman) autour des seuls aspects electronique. Le smartphone devient alors l’outil de dialogue et d’action entre l’usager et son véhicule et facilite le developpement de nouveaux services qui permettront un usage plus efficace et plus intelligent du véhicule. Evoquant une similitude avec les transactions bancaires à distance à l’aide d’un smartphone, Guillaume Devauchelle explique comment une voiture peut être facilement  louée par un particulier pendant une période donnée durant laquelle elle serait restée sur un parking (aéroport par exemple).

Sa conclusion peut paraitre déroutante pour certains : « On est très reconnaissant à Google, Apple et les autre de faire le marketing à notre place… »

 

THE BIG IOT BAZAAR AT CES…

5 février 2016

Do Consumers Really Want an IoT? The most active market is B2B… IoT is commoditization Where is the value? Security is an afterthought…

DSC01783.JPGCedric Hutchings & Eric Carreel, CEO and chairman of Withings with Henri Seydoux, CEO of Parrot at CES Unveiled

At CES, the CTA organization said that the market for Connected Objects will reach $278 Billion in 2016…! Everything at CES was about connected objects… This number include almost everything because today, everything is connected.. TV, Smartphones, Hifi, Tablets, Wearbles, smart home, health, security, cars, glasses, perfume, toilets, etc…

What are consumers looking for when they speak “connected objects”.. So many things… !  IoT doesn’t look to be a market… and in fact it isn’t. We have to dig deeply in many different categories to identify real needs and to get real consumers who buy and use specific products regularly, most of them are already commoditized and many connected objects are no longer used. Doeas this mean most of the numbers are wrong…?

Consumers plan to cut spending on techIoT is not projected to pick up the slack.

Accenture, has completed a major consumer opinion survey and produced a report – Igniting Growth in Consumer Technology (28,000 interviews, 28 countries)  – One of the results is: Technology consumers simply aren’t in gadgetry mood and when questioned offer two reasons.

First, they are happy with their tech pretty much as it is and aren’t yearning to buy newer/better smartphones, PCs  or tablets. Connected watches and wearables might have looked like being the next big thing a year or so ago, but while there was an initial flurry of buying (Apple Watch, remember?) that has now faded away and only about 13 per cent of consumers think they might be in the market for one of those.  It’s the same story with fitness gadgets and surveillance cameras. Nerdy IoT stuff like thermostats and personal drones stimulates even less interest and tends to languish down in single digit ‘buying intent’ territory.

Users and IoTSource: Accenture

So they’re not upgrading as quickly the ‘things’. Why?

It could be that there is still a perception that many (perhaps most) of those ‘things’ are in the ‘connected toothbrush’ realm and therefore are simply not worth buying at just about any price. But in fact one big reason (at N°2) as stated in the Accenture report is  ‘security and privacy’. Put simply, consumers are worried about exposing their personal information and personal behavior to organizations primed to chase them.

How much more rapacious the activity will become when the entire house, the car, full of personal gadgets, are primed to report house and car owners’ behavior back to Samsung Amazon, Apple or Google?

Security and privacy…

Accenture says: “Price, security and ease of use remain barriers to adoption of IoT devices and services. For the majority of consumers, the lack of a compelling value proposition is reflected in concern over pricing. Security is no longer just a nagging problem, but a top barrier as consumers choose to abandon products and services over security concerns.”

The future success of IoT doesn’t just rely on connected homes and gadgets, but they are being factored in as an important component. “Growth in new categories will happen—and when it does, it can happen very quickly—but the industry needs to move NOW to drive [progress]” The value is not in the object. Generally it is related to a mix between service, usage, price, data and communities.

new study, published by Harvard University and funded by the Hewlett Foundation, debunks the notion that surveillance agencies are struggling with a data blackout. On the contrary, it argues, the rise of connected devices (the so-called Internet of Things) presents massive opportunities for surveillance, bolstered by technology companies having business models that rely on data-mining their own users — providing an incentive for them not to robustly encrypt IoT data.

“In the longer term, the Internet of Things means ubiquitous surveillance. If an object “knows” you have purchased it, and communicates via either Wi-Fi or the mobile network, then whoever or whatever it is communicating with will know where you are. Your car will know who is in it, who is driving, and what traffic laws that driver is following or ignoring. No need to show ID; your identity will already be known. Store clerks could know your name, address, and income level as soon as you walk through the door.”

What makes a connected object?

Electronic components : Commodities. Sensors and microcontrollers. They are cheap, easy to build.. Connected Objects are already  commodities. Many of them are sold on the internet or are bundled into existing products (appliances). Some of them like wearable and watches are bundled and connected to a smartphone. What value does the object alone brings to the consumer?   

Networks :  Commodity pipes. To transmit the data. There are many networks : fix, mobile 2G/3G/4G, WiFi, Bluetooth, Zigbee, Zwave, Thread, LoRa, SigFox… The issue is who owns them: Telco or not Telco? How much will they charge?  It took 10 years for the Telcos to find a business model in mobile phone… Cellphones were a competitor for fixed lines and Internet created the smartphones. Wifi was hated by Telcos… (Typical silo approach).

Data : Commodity. They come from the use of the objects. Lots of data generated. They need to be gathered by someone to be stored, analyzed and used.  What to do with the data?

Storage: Can be local or remote… Commodity. Who owns it? Who has access to it (the data) ?

Security: Ipso Alliance (an open, informal  association that promote the value of using the Internet Protocol for the networking of Smart Objects) recently added security to its goals.  “we are turning our efforts to ensuring that smart objects have identity, privacy and security attributes. Addressing these issues is critical to securing the IoT and all of its Data…”

How such an assemblage of commodities can make real and sustainable business models? Some answers are “collective usage”, “sharing economy”, “communities of users”, “industrial processes”, “data collection and analytics”, “security”, “remote and or automatic monitoring”, “optimization of processes” , “transportation”, “physical regulation”, “specific risk analysis” etc.

Another major unfulfilled promise is interoperability…Most of these IoT devices do not work with each other, they cannot exchange data, there data don’t have the same format, they work on different standards, they are triggered by different applications with different interfaces and they are connected with different networks… Demos show an idyllic perfect world where everything is working and interacting smoothly to the benefits of a happy reunited (even if dispersed) family in one click, now relying on artificial intelligence and data generated profiles  to take care and solve their problems before they happen… A life in heaven…!

Industrial IoT before IoT for people…

In a 140 page report The Internet of Things: Mapping the Value Beyond the Hype report, McKinsey & Company is more upbeat, but mainly regarding the industrial developments of IoT (B2B), an absolute necessity before customers could reap the real value of it (B2C). It is projecting that the Internet of Things (IOT)—meaning sensors and actuators connected by networks to a computing system—will see between $4 tillion up to $11.1 trillion a year economic impact by 2025, most of it being developed in the enterprise market.

Our central finding is that the hype may actually understate the full potential of the Internet of Things—but that capturing the maximum benefits will require an understanding of where real value can be created and successfully addressing a set of systems issues, including interoperability. Rather than just analyzing IoT uses in vertical industries, we also look at settings, such as cities and worksites. This shows how various IoT systems can maximize value, particularly when they interact.

We estimate a potential economic impact—including consumer surplus—of as much as $11.1 trillion per year in 2025 for IoT applications in nine settings: Factories (between 1 and 4 $ trillion), Cities(between 1 and 2 $ trillion, Human health monitoring (between 0.2 and 1.6 $ trillion), Retail (between 0.4 and 1.2 $ trillion,  Outside, Work sites, Vehicles( between 0.2 and 0.7 $ trillion)  , Homes (between 0.2 and 0.3 $ trillion), Offices.”  

The report mentions also crucial points as:  interoperability, data and intelligence, embrace data-driven decision making, B2B applications, IoT value in developing economies, capture the real benefits of vertical applications as health…incumbent should create new business models with IoT, continue to innovate in technologies, improve on privacy and security….  

 

Une startup face à des grands comptes Français au CES

11 janvier 2016

Henri Seydoux, CEO de Parrot, etait accueilli par la mission CES 2016 conduite par Xavier Dalloz. 7 minutes à ne pas manquer…

Devant 200 responsables grands comptes Français qui constituaient la délégation Française menée par Xavier Dalloz, Henri Seydoux s’est exprimé sur ce qu’une startup comme celle qu’il a crée peut attendre des grands comptes et ce que les grands comptes peuvent attendre de startups comme Parrot.

GOOGLE RALE CONTRE LA DECISION DE REGULER LES VOITURES SANS CHAUFFEURS

19 décembre 2015

Goggle self driving car

La Californie met en place une régulation pour contrôler et sécuriser l’utilisation des véhicules sans chauffeur. L’initiative s’étendra aux autres Etats.

Le DMV (Department of Motor Vehicules) de Californie est l’autorité qui règne sur le code de la route, les permis de conduire et immatricule tous les véhicules dans l’Etat de Californie. La semaine dernière, conformément a un amendement passé par le Sénat Américain en 2012, il vient d’émettre une  nouvelle série de régulations concernant les modes d’utilisation et de circulation des véhicules sans chauffeurs, les fameux self-driving cars dont Google a été le précurseur, avec l’assentiment bienveillant de Jerry Brown, le Gouverneur de Californie. Comme prévu, une série de réactions positives, accompagnée d’une série de réactions négatives à cette décision a immédiatement traversé la presse et les blogs locaux, chacun y allant de son petit argument personnel. La réaction la plus remarquée fut celle de Google à travers un communiqué assez laconique «   We’re gravely disappointed that California is already writing a ceiling on the potential for fully self-driving cars to help all of us who live here…” qui cependant n’explique pas vraiment les raisons de la nocivité de cette régulation.

10 accidents documentés en un an

Dans son communiqué de presse, le DMV indique que cette régulation est destinée aux constructeurs et sociétés qui effectuent des tests de voitures autonomes en vrai grandeur, dans la circulation ouverte. En effet, lorsqu’on se promène aux alentours du quartier de Mayfield à Mountain View, là où se trouve Google X, il est fréquent de croiser l’un ou l’autre de ces véhicules de test, facilement reconnaissables par leurs antennes sur le toit et des capteurs accrochés un peu partout sur la voiture. Le Directeur du DMV, dans son communiqué, indique qu’au début du mois de décembre, plus de 10 sociétés dont Tesla, Google, Mercedes, Volkswagen, Delphi, Bosch, BMW, Nissan…. et non pas Apple) ont obtenu du DMV l’autorisation de faire circuler leurs véhicules sans chauffeur.  Dans ce même communiqué figure la liste des 10 accidents documentés qui ont impliqué des véhicules sans chauffeurs depuis le 14 octobre 2014, dont 9 concernent des véhicules appartenant  à Google…Google a cependant commencé de tester les véhicules autonomes dès 2009, il aurait réalisé plus de 2 millions de km et aurait été impliqué dans une vingtaine d’accidents au total. Il mentionne que la plupart des accidents sont dus à la distraction des autres conducteurs qui viennent heurter les véhicules sans chauffeur…  Il n’y aurait eu aucun blessé…

Quelques principes simples à respecter

Les quelques principes de cette régulation obligent la présence d’un conducteurs doté d’un permis de conduire dans le véhicule. Ce conducteur qui aura l’entière responsabilité du véhicule sera aussi responsable des manquements au code de la route et devra être en mesure de reprendre contrôle du véhicule en cas de difficulté ou d’incident.  Les constructeurs ou développeurs de ces véhicules doivent être accrédités auprès du DMV après avoir rempli un dossier complet. Ils doivent fournir des compte-rendus mensuels d’utilisation et des conditions de sécurité du véhicule et documenter et déclarer les accidents dans un délai de 10 jours. Ils n’ont pas le droit de vendre les véhicules développés au public, mais en revanche ils peuvent les louer.

De nombreuses consultations ouvertes

voiture devant GoogleXContrairement à certaines pratiques françaises du « dialogue social »  où des décisions sont prises par les autorités gouvernementales sans consultation directe et préalable de l’ensemble des intéressés, la décision du DMV a été prise à la suite de plusieurs séances de travail publiques dont 2 tenues en 2013, 3 en 2014 et une en janvier 2015. Toutes les minutes de ces travaux et les vidéos des présentations effectuées sont disponibles sur Internet.  Suite à cette régulation, deux autres séances de travail sont déjà annoncées le 28 janvier et le 2 février prochain, ces séances seront ouvertes au public.

Un jour peut-être en France…

« Le véritable challenge de ce type de régulation est de trouver un bon équilibre entre assurer la sécurité publique et faciliter l’innovation technologique » indique le directeur du programme  California Partners for Advanced Transportation Technology (PATH) de l’Université de Berkeley. « Le poids repose sur les développeurs qui doivent prouver que leur invention est suffisamment sure et ne vas pas remettre en cause la sécurité publique ». En France, le principe de précaution, soigneusement respecté, fait qu’on ne peut même pas penser voir un de ces véhicules dans nos rues. Il faudra attendre que ces véhicules soient testés ailleurs…par d’autres…

 

Quels enjeux autour des objets communicants et le futur de l’Internet? Une conférence ASPROM sur L’internet des Objets

15 octobre 2012

Les 24 et 25 Octobre prochain, Roland Dubois, président de l’ASPROM, organise une nouvelle conférence où seront examinés les enjeux et les mécanismes de l’évolution d’un ensemble de technologies, de produits, services et usages regroupés sous le terme d’objets communicants ou encore Internet des Objets. La vision de l’Internet des objets n’est pas nouvelle. En effet, depuis plus de 15 ans, dès qu’Internet a été considéré comme un phénomène irréversible, l’idée de rendre les objets communicants trottait dans beaucoup d’esprits inventifs. On se souviendra du Frigidaire connecté à Internet, réalisé en 1999, capable d’alerter la ménagère lorsqu’il n’y a plus de lait, de beurre ou que des produits sont périmés.  Seulement, les technologies de communications sans fil étaient encore insuffisantes, les puces radio trop encombrantes, trop chères ou trop gourmandes en consommation électrique, les infrastructures étaient insuffisantes, les prétendus standards d’interopérabilité n’étaient pas des standards et les usages rentables étaient encore à imaginer.

Besoin d’une nouvelle loi de Moore autour des infrastructures?

Pourtant, progressivement, avec l’arrivée du WiFi, de la téléphonie cellulaire, des technologies de télécommunications sans fil à basse consommation, avec la miniaturisation, l’intégration plus poussée et la montée en puissance des processeurs et le développement d’un grand nombre de nouvelles technologies, la mise en œuvre de projets autour des objets communicants aux ambitions bien définies, précises et économiquement viable devient plus acceptable. La généralisation, la montée en puissance et la baisse des coûts des télécommunications fixes et mobiles qui s’opèrent grâce à la fibre et les technologies sans fil de nouvelle génération semblent opérer comme une nouvelle loi de Moore dont les effets seraient aussi larges et profonds sur  l’Internet des Objets que les effets qu’elle a eus sur l’industrie du PC.

Les standards et les usages sont clés

ASPROM se propose donc d’examiner en profondeur les enjeux que posent ces nouvelles évolutions technologiques et d’examiner la manière dont les usages vont évoluer et les grandes directions vers lesquelles ils se dirigent. L’un des aspects les plus importants dans cette évolution sera la manière dont les standards vont se développer autour de quelques technologies clé, de façon à permettre de larges déploiements, dans les entreprises et au delà des frontières territoriales. Les différents aspects technologiques et économiques du M2M seront ainsi traités par une quinzaine de spécialistes, de chercheurs et de responsables en entreprises opérant dans ce domaine. Plusieurs secteurs, dont celui de la santé, de l’habitat et de la ville, de l’énergie et de l’environnement seront abordés et examinés de façon plus précise.

La conférence se déroulera à la FIEEC, 17 rue Hamelin, 75016 Paris les 24 et 25 octobre

Programme  et inscription ici :  http://www.asprom.com/seminaire/internet-futur.pdf

Innovation disruptive dans la formation aux outils bureautiques : Vodeclic

14 mars 2012

En marge du salon e-Learning cette semaine, la société start’up Vodeclic, spécialisée dans la formation aux outils bureautiques, annonçait une troisième année bénéficiaire avec un chiffre d’affaire double de celui de l’année précédente approchant les 600 K euros. Depuis plus de 2 ans en effet, la société crée par Xavier Sillon en 2007, offre des formations bureautiques en mode SaaS, entièremnt sur Internet,  au grand public, à un coût unique de €9.90 par mois, permettant d’accéder de façon illimité tant que dure l’abonnement, à un catalogue de près de 7000 formations accessibles sur le Web, formant sur près de 350 logiciels largement utilisés dans les entreprises. Aujourd’hui, Vodeclic annonçait aussi un partenariat avec « Orange Cloud Pro », un portail d’accès à un bouquet d’applications TPE crée par France Télécom depuis le début de l’année.

Formation à l’abonnement mensuel

« Notre offre à €9.90 par mois pour toute personne désirant se former aux outils bureautique est disruptive à plusieurs points de vue explique Xavier Sillon, le CEO de Vodeclic. D’abord le prix, comparé aux formations présentielles traditionnelles, met ces formations accessibles à un très grand nombre de gens, plus particulièrement ceux qui travaillent dans les PME dont l’accès à la formation reste problématique. Nos prix sont 10 fois moins cher que ce qu’on trouve dans les catalogues de formations offerts par des sociétés traditionnelles.» En effet, selon une étude du Credoc, 47% des Français s’estiment incompétents face aux usages informatiques. Pour les plus jeunes, la génération dite Y, le niveau d’incompétence semble identique, « même si ils sont capable d’utiliser leur smartphone les mains dans le dos ajoute Xavier Sillon, ils ne savent pas utiliser un tableur ou même faire une présentation sous PowerPoint ou mettre en page un texte sous Word. »

Alors que 20% des salariés du secteur privés accèdent à la formation professionnelle, près de 90% des emplois en Europe manquent de compétences en Informatique «  de tous les jours », compétence dont le besoin est rarement pris en compte dans les plans de formation. Dans les PME, la fonction de responsable de formation n’existe pas et il est très rare qu’existe un DSI. La formation en informatique est en général laissée de côté, à chacun d’acquérir les compétences nécessaires pour manipuler les outils bureautiques, ou bien elle est effectuée par la société de service qui fournit uniquement la formation aux outils de gestion qu’elle fournit à la PME, ce qui en général ne couvre pas les outils bureautiques.

Répondre à une problématique de peine et non de contenu…

« C’est aussi là que notre offre est disruptive » poursuit Xavier Sillon. « En effet, notre offre pédagogique provient de l’intégration d’un ensemble de services proposés à l’apprenant qui lui permettent d’entrer dans la formation à partir de la résolution d’un ou plusieurs problèmes particuliers, ou bien d’entrer dans une formation et d’établir son parcours à partir d’une évaluation personnelle à un instant donné et d’objectifs personnels fixés. » La plateforme dispose d’un moteur de recherche assez sophistiqué qui permet à l’utilisateur de trouver la ou les séquences de formation qui répondent à son ou ses problèmes et de choisir celle, ou la séquence, qui lui conviendra le mieux. Les formations sont réalisées sous forme de vidéos qui durent 4 à 5 minutes et sont indexées pour permettre une recherche multicritère.  Pour un abonné, l’accès se fait 24h x7 sur Internet à l’aide d’un navigateur du marché, ou bien sur iPad ou les autres tablettes du marché compatibles HTML5. L’accès est accompagné d’une période d’essai gratuite de 30 jours. « Nos formation précise Xavier Sillon, sont extrêmement pratiques et visent à aider les apprenants à maitriser des fonctionnalités d’un logiciel bureautique dont ils ont réellement besoin, plutôt que d’essayer de leur faire suivre un cursus qui les oblige à apprendre des choses dont ils ne se serviront jamais et seront oubliées tout de suite… Nous répondons à une problématique de peine et non de contenu… »

Quelle approche en entreprise

Vodeclic s’adresse aussi aux entreprises et aux organisations qui recherchent des solutions flexibles et économiques de formation de leurs salariés aux outils bureautiques. Un ensemble d’outils statistiques est alors proposé au responsable de cette formation qui permet de suivre et de valider ces formations au sein d’un plan de formation. Xavier Sillon cite à titre d’exemple le cas d’une entreprise de 200 salariés qui souhaite former chaque salarié à Microsoft Office 2010 pourra pour €39.60 par mois former chaque salarié pendant une période de 4 mois, au lieu de €400 par jours en présentiel. Ainsi, Vodeclic a assuré la formation de 2000 assistantes-secrétaires à Office 2007 à l’EDF ou de 1600 personnels administratifs au Centre Hospitalier de Montauban. Il développe aussi un programme appelé Vodeclic Business Partners qui permet à des revendeurs ajoutée d’intégrer l’offre Vodeclic dans leurs propositions de services aux entreprises.

Un accord avec « Orange Cloud Pro » le DSI à la demande

France Télécom annonçait aussi un accord de partenariat avec Vodeclic qui devient partenaire de Orange Cloud Pro, un service mis en œuvre depuis le début de l’année.  Luc Bretones, directeur du domaine Pro et PME chez Orange Business Services précise que Cloud Pro est une alternative professionnelle aux places de marché qui prolifèrent, mais ne permettent pas aux utilisateurs de connaitre la valeur et la qualité des applications qu’ils utilisent et sont obligés de régler chaque problème éventuel avec chaque fournisseur d’application. « L’adhésion à Club Pro est libre et gratuite ajoute Luc Bretonnes, il fonctionne comme un portail qui donne accès à une douzaine de partenaires avec qui nous avons passé des accords exclusif, chaque partenaire couvre un secteur particulier de l’entreprise comme la facturation, le stockage etc… C’est une sorte de DSI à la demande… Les utilisateurs qui accèdent à Cloud Pro peuvent choisir et utiliser les applications qu’ils souhaitent en mode SaaS, y accéder avec un seul et même mot de passe et Orange leur enverra une seule facture. Cloud Pro offre un support unique capable de résoudre tous les problèmes rencontrés par les applications utilisés. »

France Télécom, support de distribution

Pour Vodeclic, l’accord est important dans la mesure où France Télécom dispose d’une énorme base de clientèle, et propose cette offre de services informatiques unifiée et soigneusement sélectionnée à la demande à des petites entreprises qui n’ont pas de responsable informatique. Orange Club Pro, qui dispose déjà de 6000 utilisateurs, continue son développement et devrait annoncer de nouveaux partenaires, plus particulièrement dans des secteurs verticaux comme la santé, les commerçants, les professions de l’hotelerie et de la restauration, le BTP, etc. Luc Bretones précise que Cloud Pro cherche à passer des partenariats avec des petites entreprises Françaises innovantes pour enrichir et élargir son offre de service. Plusieurs nouveaux partenariats du type de celui passé avec Vodeclic devraient être annoncés dans les mois qui viennent.