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L’internet des objets arrive, vous n’avez encore rien vu…

12 novembre 2012

« L’internet des objets est pour demain… »  Encore une phrase pour journaliste en mal de sensationnel. Pourtant, la conférence organisée par l’ASPROM sur le thème de l’Internet des objet n’était pas vraiment destinée au grand public.  La salle était peuplée surtout de responsables d’entreprises, de chercheurs, d’universitaires et d’investisseurs venus chercher une vision construite, argumentée et détaillée de ce que la communication des objets peut apporter à la vie quotidienne, à l’industrie, à la vie de tous les jours.

La première intervention de la journée, faite par Xavier Dalloz qui represente le CES (Consumer Elecgtronic  Show) en France et accompagne chaque année un groupe de responsables grands comptes à Las Vegas avait pour objectif de tracer un tableau large, mais précis et incisif des grandes evolutions à venir.

Le premier point à retenir est que les technologies sont là, elles existent et permettent d’ores et déjà le développement de l’Internet des objets. Seulement, les infrastructures ne sont pas encore complètement mises en place pour permettre de bénéficier  et d’accéder à l’intelligence mise dans les objets. En effet, plus de 50 milliards d’objets connectés d’ici 2020 vont fortement solliciter les réseaux dont la bande passante aujourd’hui est déjà insuffisante pour écouler le trafic actuel.

 

LE BATIMENT INTELLIGENT AU COIN DE LA RUE… NOUVELLES PROBLEMATIQUES

6 mars 2012

En moins d’une décennie, Internet et la téléphonie mobile ont profondément et radicalement modifié la vie des gens alors que les impacts du téléphone, de l’électricité ou du moteur à explosion se sont échelonnés sur ¼, ½ voir presque 1 siècle. C’est en créant de nouveaux usages que ces technologies ont suscité la création de nouvelles infrastructures qui elles même entrainent de nouveaux usages… Les télécommunications, liées aux enjeux énergétiques, commencent maintenant à impacter l’habitat avec l’arrivée des bâtiments intelligents.

C’est pourquoi, dans le contexte de cette problématique émergeante, que Roland Dubois, président d’ASPROM, organise deux jours de séminaire/formation sur le thème de l’habitat intelligent les 20 et 21 mars 2012 à Paris.

Le cercle vertueux infrastructure-usages

Le tout numérique continue sa progression dans la vie quotidienne de chacun. La connectivité partout, tout le temps et pour chacun est déjà intégrée dans les mœurs des plus jeunes et chaque jour voit naitre de nouveaux usages. Le processus de diffusion de ces nouveaux usages dans les différentes couches de la population entrainent les opérateurs, les constructeurs, les fournisseurs de services, les municipalités, les gouvernements… à développer les infrastructures de télécommunications qui permettent de répondre à cette demande, toujours croissante. Les réseaux de fibre optique, on le voit depuis 4 ou 5 ans maintenant, sont devenus une affaire nationale, une obligation incontournable, un élément de la compétitivité économique d’un pays parce qu’aujourd’hui, il est courant et normal de regarder des photos, des films, des vidéos, la TV et d’échanger des contenus multimédia sur Internet.

Des milliers de services développés sur Internet sont rapidement devenus indispensables pour la population et les entreprises. De même, l’amélioration et l’extension des réseaux de téléphonie cellulaire à Internet sont devenues un enjeu pour chaque pays, parce que les services qu’ils offrent deviennent immédiatement incontournables. Il est maintenant presque impensable pour un individu normal de ne pas disposer d’un ordinateur, d’une connexion internet et d’un smartphone, tout comme il est impensable pour un pays de ne pas se préoccuper de ses infrastructures de télécommunications fixes et mobiles.

L’émergence de la problématique énergétique autour du bâtiment

La problématique énergétique donne une nouvelle dimension à la prolifération des télécommunications et des services numériques dans notre vie quotidienne. En effet le contrôle des dépenses d’énergie ou la production locale d’énergie, sont devenu une responsabilité individuelle et collective et elles passent immanquablement par Internet et les telecom, à la maison, dans les entreprise ou dans les villes. Le bâtiment, pris dans son ensemble, est le secteur qui effectue plus de 40% des dépenses d’énergies en France.

D’énormes pertes d’énergie ont lieu tous les jours dans des bâtiments parce que personne ne sait avec précision ce qui est consommé, par quoi ou qui,  et pourquoi ? Ainsi, la réduction de moitié de la consommation du pays (un objectif fixé par les politiques lors du Grenelle de l’environnement) ne pourra pas se faire en ignorant les énormes pertes d’énergies dans les bâtiments, usines et immeubles qui couvrent le territoire. D’autre part, la tâche est collective, c’est-à-dire qu’elle implique les pouvoir publics, les entreprises et les individus eux-mêmes. Il est donc indispensable, et aujourd’hui possible grâce à la convergence d’Internet et des télécommunications fixes et mobiles, de rendre les bâtiments intelligents, c’est-à-dire contrôlable et maîtrisables du point de vue de leur consommation énergétique. Le bâtiment devient intelligent à partir du moment où sa consommation énergétique est mesurée et contrôlée grâce a des dispositifs de monitoring (capteur, systèmes d’analyses, contrôle des appareils électriques etc…).  Mais quelles en sont les conditions, les étapes, les coûts, le enjeux ?

Un séminaire sur l’habitat intelligent réalisé par ASPROM

Au sommaire du séminaire le mardi 20 mars, Jean Robert Millet, (responsable de la division Energie au CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) examinera les enjeux et les défis posés par le grenelle de l’environnement à l’objectif 2020 dans la mesure où les bâtiments neufs devront être à « énergie positive ». Le changement est radical puisque non seulement les bâtiments devront moins consommer, mais ils devront aussi contribuer à produire de l’énérgie. Commen les villes vont-elles intégrer cette problématique ?

Ensuite, François Pelegrin, Architecte DPLG élaborera sur les stratégies de ruptures possibles en matière de construction pour garantir les coûts, les délais et la fiabilité des nouveaux systèmes constructifs et obtenir des bâtiments véritablement performants.

Un exemple sera décrit par Sébastien Prévot, responsable du pôle R&D chez Cardonnel Ingelerie autour de l’impact de la RT2012 sur la conception des bâtiments tertiaires et la manière dont ils peuvent améliorer les conditions de travail et la productivité.

Régis Lecussan, directeur de Raycreatis montrera l’apport de valeur d’un logiciel communicant de collaboration entre l’architecte et le thermicien.

Arthur Vinson (Responsable Développement Systèmes Constructifs chez Lafarge) abordera la nouvelle règlementation thermique, ses enjeux et son impact sur les méthodes de travail lors de la conception des bâtiments. Il présentera des systèmes constructifs performants traditionnels et innovants.

Par Olivier Servant, Directeur des Marchés – Saint Gobain habitat France abordera les détails de l’optimisation de l’isolation (sols, murs, plafonds, ponts thermiques) en application de la RT2012 pour le neuf et l’anticipation des règles 2020. Il présentera la maison Saint Gobain Multi-confort en pointant sur les techniques utilisées qui permettent de construire des maisons de la génération 2020. Il abordera aussi les aspects de la rénovation des bâtiments existants.

Olivier Gaignon, délégué général de Ignes abordera la problématique de la « smart home » ou la domotique communicante au service des citoyens. Il traitera du logement résidentiel ou collectif et fera le point sur les outils la manière de les intégrer simplement pour se rapprocher des smart grids, ou smart cities…

Olivier Flechon, Chef du Laboratoire d’Energétique du Bâtiment, CEA INES (Institut National de l’Energie Solaire) présentera la plateforme Incas qui comporte 10 bancs de test pour l’intégration du photovoltaïque dans les bâtiments ou résidences.

En fin de journée, Hervé Mary, Directeur Général du LAN abordera le thème de  La maison numérique : nouveau foyer d’intelligence. Il examinera l’impact du développement des réseaux d’infrastructure numériques fixes et mobiles sur la maison et l’utilisation des appareils électriques et électroniques qui la peuplent.

Au sommaire du séminaire le mercredi 21 mars, Eric Nicolas, Délégué au Gimelec abordera le bâtiment Intelligent et ses technologies. Comment répondent elles aux impératifs de coût, de confort, de services, de sécurité et de flexibilité. Il déterminera le QI du bâtiment intelligent.

Patrick Heinrich, Directeur Total Building Solutions chez Siemens abordera la notion de GTB (gestion technique du bâtiment) et son impact sur l’efficacité énergétique du réseau.. La GTB fédère les différents métiers techniques du bâtiment et l’objectif est de passer d’une GTB de «contrôle/commande» à une hypervision globale de bâtiment, plus particulièrement avec l’arrivée des bâtiments à énergie positive.

Stéphanie RICHE, Chef du Laboratoire Systèmes de Capteurs Multimodaux au CEA-LETI apportera des éléments de réponse sur l’apport des TIC dans l’efficacité énergétique des bâtiments. Elle présentera une plateforme expérimentale baptisée@home pour prototyper /maqueter les réseaux de capteurs et actionneurs hétérogènes.

Axel Buendia, Gérant de SpirOps présentera les outils d’intelligence décisionnelle qui offre une assistance pour économiser l’énergie, améliorer le confort et renforcer la sécurité. D’un rôle d’assistant, ces outils deviennent  un vecteur actif de l’évolution des comportements énergétiques des citoyens.

Olivier Hersent, PDG d’Actility traitera de l’évolution vers IP des bus de terrain du bâtiment. La présentation évoquera les nouvelles contraintes d’ouverture des systèmes d’information du bâtiment, vers les locataires notamment. Il parlera aussi de l’évolution des standards récents comme ETSI M2M et 6LowPAN et de leur impact sur la prise en mais par les utilisateurs.

Yves Aiilerie, Business Development Manager chez Intel France et Renaud Deschamps, Directeur général de Lexmark France, président du SFIB (syndicat des industries des technologies

de l’information) parleront de l’impact des bâtiments à énergie positive sur les utilisateurs. Ils décriront le GIE « Enjeu Energie Positive » auquel participent leurs sociétés qui ont développé l’application POEM (Personal Office Energy Monitor), en fonction sur plusieurs sites pilotes.

Enfin pour clôturer les 2 jours, Eric L’Helguen, DG d’Embix (société commune Altsom-Bouygues) détaillera les solutions de mutualisation et d’optimisation mises en oeuvre au niveau de la « Smart City » et s’appuiera sur l’exemple pratique du premier réseau intelligent de quartier, Issy Grid

La Voiture électrique : quelles technologies ? quels usages ? quand ? et comment ?….le 17 et 18 Novembre à l’Asprom

23 octobre 2011

Roland Dubois, Président de l’ASPROM, continue son prosélytisme consciencieux et lucide autour des technologies qui vont changer notre manière de vivre… disons plutôt celle de nos enfants ! Toujours en avance d’une technologie, il réunit régulièrement un large panel de spécialistes autour d’un thème technologique plus ou moins spécifique qu’ils décortiquent, détaillent, analysent, expliquent et évaluent, pour notre plus grand plaisir, mais surtout pour nous permettre d’en comprendre la portée et les enjeux.

En effet, trop souvent les technologues s’enferment derrière leurs habitudes, leurs langages, leur savoir, leurs travaux et ne prennent pas le temps de les communiquer, de les expliquer de les projeter dans la vie de tous les jours pour les gens normaux. En général, plus les technologies sont complexes, innovantes et structurantes, plus ils abandonnent ce travail aux communicateurs ou aux sociétés qui vendent les produits issus de leurs travaux, mais hélas souvent ces derniers se laissent tenter par des messages plus simples, plus directs et aussi plus mercantiles. Les exemples sont nombreux.

Même si les cycles de l’Asprom ne s’adressent pas tout à fait au grand public, ils permettent un vaste échange d’idées, de perspectives et une réflexion prospective autour de thèmes qui concernent chacun, pour peu qu’on arrive avec un minimum de culture technologique et un peu de curiosité. C’est pour cette raison que je rends compte autant que possible de ces rencontres, les intervenants sont de première qualité et les sujets abordés méritent qu’on s’y attarde.

Après avoir abordé le thème du smart Grid pendant 2 journées (voir différents compte-rendus sur ce site…. ), l’Asprom abordera le mois prochain, toujours sur 2 jours, le thème de la voiture électrique dont les enjeux technologiques, économiques, sociaux et par conséquent politiques sont nombreux et loins d’être bien connus de tous. « Pas d’émission de CO2, et pas de bruit, la voiture électrique est l’idéal en ville… » Pour en arriver là, de nombreuses technologies existent mais certaines sont lourdes, coûteuses, difficiles à déployer largement, d’autres sont encore à l’état de test et beaucoup de questions se posent sur leur viabilité industrielle, les coûts qu’elles impliquent en infrastructures, les nouvelles contraintes qu’elles imposeraient aux utilisateurs.

Le séminaire aura donc pour objet de présenter les différentes technologies existantes de véhicules électriques et d’examiner les conditions dans lesquelles elles pourraient amener au développement de différents types de véhicules. Ont été conviés à s’exprimer quelques-uns des meilleurs experts français. Ils présenteront et commenteront les derniers développements en matière de véhicules électriques et discuterons sur les usages des véhicules électriques ainsi que la manière dont ils pourront se développer progressivement grâce a des infrastructures adéquates.

Le programme se déroulera sur 2 jours les 17 et 18 novembre 2011 dans les locaux de Ia FIEEC, 11 rue de l’Amiral Hamelin à Paris.

–        Alain Bouscayrol, Professeur à l’Université Lille1, animateur du réseau MEGEVH (Modélisation Energétiques et Gestion d’Energie des Véhicules Hybrides) introduira ces 2 jours par une réflexion sur la manière dont les nouvelles techniques de propulsion répondent aux nouvelles contraintes environnementales ainsi qu’aux besoins des utilisateurs. Faut-il faire des compromis ? Y-aura-t-il différents types de véhicules ? Quels enjeux impliquent-ils ?

–        Florence Lambert, Chef du département de l’électricité et de l’hydrogène pour les transports et Eric Lemaitre du CEA Liten passeront en revue l’existant en matière de véhicule électrique en France proposé par les constructeurs automobile, les types de batteries utilisées, et les perspectives de développements de batteries à court terme selon les 3 critères déterminants :coût, durée de vie et sécurité. Ensuite, Thierry Koskas, Directeur du Programme Véhicule Electrique chez Renault parlera des réalisations du constructeur et de ses ambitions en matière de véhicule électrique.

–        Claude Ricaud, Directeur Innovation Schneider Electric / Power business, Président de la plateforme IRVE Gimelec et par Alain Le Calve, directeur adjoint du Gimelec aborderont les problèmes posés par les infrastructures nécessaires, leur coût et leur déploiement. Ils seront suivis, sur le même thème par Gilles Bernard, Directeur des Projets chez ERDF Distribution qui parlera de l’impact des infrastructures de recherche sur les réseaux publics d’électricité.

–        Olivier Hersent, PDG d’Actility  fera le point sur les nombreux problèmes posés par l’absolue nécessité de l’établissement de normes et de standards (techniques ou non) de la recharge, et leurs implications aux différents niveaux de la chaîne (dont la sécurité) jusqu’à l’utilisateur final.

–        Georges Gallais, président de VU Log, Spin Off de l’INRIA et Olivier Delassus, directeur de PROXIWAY du groupe VEOLIA-TRANSDEV parlerons des différents moyens de transports location, taxi, vélib, autolib et les solutions d’autopartage qui s’offrent aujourd’hui aux usagers. Ils seront suivit de Patrick Le Cœur de la Ville de Paris, Direction de la Voirie et des Déplacements, Agence de la Mobilité – Pôle mobilités électriques-  qui expliquera la mise en œuvre et le déploiement d’Autolib à Paris, ses challenges et ses enjeux dans le cadre des véhicules électriques.

–        Samuel Loyson, Directeur Marketing pour les automobiles connectées chez ORANGE expliquera l’importance d’être toujours connectée pour le véhicule électrique et puis Fawzi Nashashibi, Directeur de recherche à l’INRIA, responsable de l’équipe IMARA abordera les nouveaux concepts de car sharing dans les services publics et la gestion des flottes de véhicules électriques. L’automatisation dans les systèmes de transports intelligents est-elle la prochaine étape permise par les progrès dans la robotique ?

–        La technologie HYbrid4 PSA Peugeot-Citroën repose sur plusieurs innovations intéressantes comme l’association hybride Diesel, le choix d’une architecture hybride parallèle et l’intégration de la propulsion électrique dans un modèle hybride modulaire. La Peugeot 3008 HYbrid4 sera le premier véhicule commercialisé.

–        Gaizka Alberdi de EDF parlera de l’impact du déploiement à grande échelle des transports électriques pour les réseaux et dans l’organisation de la distribution électrique aux particuliers et aux industriels particulièrement dans les périodes de charge. Qu’est-ce que « la recharge intelligente » ?

–        Pierre Beuzit, Président d’ ALPHEA Hydrogène, Président du CNRT Ineva et Jean-Baptiste Mossa de AIR LIQUIDE aborderont le thème de l’hydrogène et la pile à combustible comme un axe de développement du véhicule propre et Rochdi Trigui, Chercheur à l’IFSTTAR1, co-animateur du réseau MEGEVH abordera le thème de l’hybridation et ses perspectives.

–        Le séminaire s’achevera par une table ronde sur le thème : l’auto-partage est-il un modèle économique rentable ?

Ceux quoi sont intéressés peuvent s’inscrire sur le site de l’Asprom.