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LE BATIMENT INTELLIGENT AU COIN DE LA RUE… NOUVELLES PROBLEMATIQUES

6 mars 2012

En moins d’une décennie, Internet et la téléphonie mobile ont profondément et radicalement modifié la vie des gens alors que les impacts du téléphone, de l’électricité ou du moteur à explosion se sont échelonnés sur ¼, ½ voir presque 1 siècle. C’est en créant de nouveaux usages que ces technologies ont suscité la création de nouvelles infrastructures qui elles même entrainent de nouveaux usages… Les télécommunications, liées aux enjeux énergétiques, commencent maintenant à impacter l’habitat avec l’arrivée des bâtiments intelligents.

C’est pourquoi, dans le contexte de cette problématique émergeante, que Roland Dubois, président d’ASPROM, organise deux jours de séminaire/formation sur le thème de l’habitat intelligent les 20 et 21 mars 2012 à Paris.

Le cercle vertueux infrastructure-usages

Le tout numérique continue sa progression dans la vie quotidienne de chacun. La connectivité partout, tout le temps et pour chacun est déjà intégrée dans les mœurs des plus jeunes et chaque jour voit naitre de nouveaux usages. Le processus de diffusion de ces nouveaux usages dans les différentes couches de la population entrainent les opérateurs, les constructeurs, les fournisseurs de services, les municipalités, les gouvernements… à développer les infrastructures de télécommunications qui permettent de répondre à cette demande, toujours croissante. Les réseaux de fibre optique, on le voit depuis 4 ou 5 ans maintenant, sont devenus une affaire nationale, une obligation incontournable, un élément de la compétitivité économique d’un pays parce qu’aujourd’hui, il est courant et normal de regarder des photos, des films, des vidéos, la TV et d’échanger des contenus multimédia sur Internet.

Des milliers de services développés sur Internet sont rapidement devenus indispensables pour la population et les entreprises. De même, l’amélioration et l’extension des réseaux de téléphonie cellulaire à Internet sont devenues un enjeu pour chaque pays, parce que les services qu’ils offrent deviennent immédiatement incontournables. Il est maintenant presque impensable pour un individu normal de ne pas disposer d’un ordinateur, d’une connexion internet et d’un smartphone, tout comme il est impensable pour un pays de ne pas se préoccuper de ses infrastructures de télécommunications fixes et mobiles.

L’émergence de la problématique énergétique autour du bâtiment

La problématique énergétique donne une nouvelle dimension à la prolifération des télécommunications et des services numériques dans notre vie quotidienne. En effet le contrôle des dépenses d’énergie ou la production locale d’énergie, sont devenu une responsabilité individuelle et collective et elles passent immanquablement par Internet et les telecom, à la maison, dans les entreprise ou dans les villes. Le bâtiment, pris dans son ensemble, est le secteur qui effectue plus de 40% des dépenses d’énergies en France.

D’énormes pertes d’énergie ont lieu tous les jours dans des bâtiments parce que personne ne sait avec précision ce qui est consommé, par quoi ou qui,  et pourquoi ? Ainsi, la réduction de moitié de la consommation du pays (un objectif fixé par les politiques lors du Grenelle de l’environnement) ne pourra pas se faire en ignorant les énormes pertes d’énergies dans les bâtiments, usines et immeubles qui couvrent le territoire. D’autre part, la tâche est collective, c’est-à-dire qu’elle implique les pouvoir publics, les entreprises et les individus eux-mêmes. Il est donc indispensable, et aujourd’hui possible grâce à la convergence d’Internet et des télécommunications fixes et mobiles, de rendre les bâtiments intelligents, c’est-à-dire contrôlable et maîtrisables du point de vue de leur consommation énergétique. Le bâtiment devient intelligent à partir du moment où sa consommation énergétique est mesurée et contrôlée grâce a des dispositifs de monitoring (capteur, systèmes d’analyses, contrôle des appareils électriques etc…).  Mais quelles en sont les conditions, les étapes, les coûts, le enjeux ?

Un séminaire sur l’habitat intelligent réalisé par ASPROM

Au sommaire du séminaire le mardi 20 mars, Jean Robert Millet, (responsable de la division Energie au CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) examinera les enjeux et les défis posés par le grenelle de l’environnement à l’objectif 2020 dans la mesure où les bâtiments neufs devront être à « énergie positive ». Le changement est radical puisque non seulement les bâtiments devront moins consommer, mais ils devront aussi contribuer à produire de l’énérgie. Commen les villes vont-elles intégrer cette problématique ?

Ensuite, François Pelegrin, Architecte DPLG élaborera sur les stratégies de ruptures possibles en matière de construction pour garantir les coûts, les délais et la fiabilité des nouveaux systèmes constructifs et obtenir des bâtiments véritablement performants.

Un exemple sera décrit par Sébastien Prévot, responsable du pôle R&D chez Cardonnel Ingelerie autour de l’impact de la RT2012 sur la conception des bâtiments tertiaires et la manière dont ils peuvent améliorer les conditions de travail et la productivité.

Régis Lecussan, directeur de Raycreatis montrera l’apport de valeur d’un logiciel communicant de collaboration entre l’architecte et le thermicien.

Arthur Vinson (Responsable Développement Systèmes Constructifs chez Lafarge) abordera la nouvelle règlementation thermique, ses enjeux et son impact sur les méthodes de travail lors de la conception des bâtiments. Il présentera des systèmes constructifs performants traditionnels et innovants.

Par Olivier Servant, Directeur des Marchés – Saint Gobain habitat France abordera les détails de l’optimisation de l’isolation (sols, murs, plafonds, ponts thermiques) en application de la RT2012 pour le neuf et l’anticipation des règles 2020. Il présentera la maison Saint Gobain Multi-confort en pointant sur les techniques utilisées qui permettent de construire des maisons de la génération 2020. Il abordera aussi les aspects de la rénovation des bâtiments existants.

Olivier Gaignon, délégué général de Ignes abordera la problématique de la « smart home » ou la domotique communicante au service des citoyens. Il traitera du logement résidentiel ou collectif et fera le point sur les outils la manière de les intégrer simplement pour se rapprocher des smart grids, ou smart cities…

Olivier Flechon, Chef du Laboratoire d’Energétique du Bâtiment, CEA INES (Institut National de l’Energie Solaire) présentera la plateforme Incas qui comporte 10 bancs de test pour l’intégration du photovoltaïque dans les bâtiments ou résidences.

En fin de journée, Hervé Mary, Directeur Général du LAN abordera le thème de  La maison numérique : nouveau foyer d’intelligence. Il examinera l’impact du développement des réseaux d’infrastructure numériques fixes et mobiles sur la maison et l’utilisation des appareils électriques et électroniques qui la peuplent.

Au sommaire du séminaire le mercredi 21 mars, Eric Nicolas, Délégué au Gimelec abordera le bâtiment Intelligent et ses technologies. Comment répondent elles aux impératifs de coût, de confort, de services, de sécurité et de flexibilité. Il déterminera le QI du bâtiment intelligent.

Patrick Heinrich, Directeur Total Building Solutions chez Siemens abordera la notion de GTB (gestion technique du bâtiment) et son impact sur l’efficacité énergétique du réseau.. La GTB fédère les différents métiers techniques du bâtiment et l’objectif est de passer d’une GTB de «contrôle/commande» à une hypervision globale de bâtiment, plus particulièrement avec l’arrivée des bâtiments à énergie positive.

Stéphanie RICHE, Chef du Laboratoire Systèmes de Capteurs Multimodaux au CEA-LETI apportera des éléments de réponse sur l’apport des TIC dans l’efficacité énergétique des bâtiments. Elle présentera une plateforme expérimentale baptisée@home pour prototyper /maqueter les réseaux de capteurs et actionneurs hétérogènes.

Axel Buendia, Gérant de SpirOps présentera les outils d’intelligence décisionnelle qui offre une assistance pour économiser l’énergie, améliorer le confort et renforcer la sécurité. D’un rôle d’assistant, ces outils deviennent  un vecteur actif de l’évolution des comportements énergétiques des citoyens.

Olivier Hersent, PDG d’Actility traitera de l’évolution vers IP des bus de terrain du bâtiment. La présentation évoquera les nouvelles contraintes d’ouverture des systèmes d’information du bâtiment, vers les locataires notamment. Il parlera aussi de l’évolution des standards récents comme ETSI M2M et 6LowPAN et de leur impact sur la prise en mais par les utilisateurs.

Yves Aiilerie, Business Development Manager chez Intel France et Renaud Deschamps, Directeur général de Lexmark France, président du SFIB (syndicat des industries des technologies

de l’information) parleront de l’impact des bâtiments à énergie positive sur les utilisateurs. Ils décriront le GIE « Enjeu Energie Positive » auquel participent leurs sociétés qui ont développé l’application POEM (Personal Office Energy Monitor), en fonction sur plusieurs sites pilotes.

Enfin pour clôturer les 2 jours, Eric L’Helguen, DG d’Embix (société commune Altsom-Bouygues) détaillera les solutions de mutualisation et d’optimisation mises en oeuvre au niveau de la « Smart City » et s’appuiera sur l’exemple pratique du premier réseau intelligent de quartier, Issy Grid

ISSY GRID: EMERGENCE D’UNE NOUVELLE PREOCCUPATION MUNICIPALE

20 septembre 2011

La ville d’Issy les Moulineaux qui compte plus de 63000 habitants,  a depuis longtemps été une ville avancée dans le domaine de l’énergie. En effet, en 2009, la municipalité a crée la charte Isséo avec une vingtaine de promoteurs et de constructeurs ce qui lui permet de poursuivre une politique agressive de rénovations et de constructions aux normes dites HQE, de Haute Qualité Environnementale, au-delà même des indicateurs fixés par le Grenelle de l’Environnement.  Christophe Provot, Maire adjoint délégué à l’urbanisme de la ville indique : « la ville favorise l’arrivée sur son territoire d’entreprises citoyennes qui participent activement à la mise en œuvre de la politique municipale, ce qui signifie que nous devons aussi être attentifs et réactif à leurs initiatives. Ainsi, lorsque Bouygues Immobilier est venu nous présenter le projet Issy Grid, nous avons immédiatement répondu de façon positive. Cette initiative qui couvre le quartier d’affaire Seine Ouest (ou encore Porte de Seine) va totalement dans le même sens que nous. »

Déficit énergétique en France

L’initiative d’Issy Grid, annoncée au début de cet été, est une approche quasiment unique en France aujourd’hui dans la mesure où elle n’émane pas de l’Etat, mais d’un groupe d’entreprises situées dans une collectivité locale, élargi à d’autres sociétés. Elle est présentée comme la mise en œuvre innovante d’un système de gestion de l’énergie (smart grid) au niveau d’un quartier  par des acteurs multiples et montre que la mise en place de réseaux smart grid est un nouvel enjeu pour les collectivités locales, hautement responsabilisées.

Ce projet présente aussi un intérêt économique à terme pour ces entreprises qui voient l’impact du smart grid comme une opportunité et un moyen d’élargir ou de diversifier leurs activités. Alors que plusieurs initiatives ont déjà été menées sur une large échelle et de façon plutôt institutionnelle et dont les résultats se font attendre,  elle se place au niveau d’un quartier et elle est portée par un groupe de 9 entreprises qui réunit un large ensemble de compétence, à la fois dans l’immobilier résidentiel ou tertiaire, dans les télécommunications, dans le logiciel et l’ingénierie logiciel, dans le transport de l’énergie et dans la production d’énergies nouvelles.

Connaitre les différents usages dans le temps et l’espace

La nécessité de mieux connaitre le détail et les modalités des usages énergétiques en France à un niveau de granularité assez fin se fait fortement sentir alors que le pays creuse sensiblement son déficit budgétaire énergétique, principalement à cause de la reprise de la hausse des prix du pétrole depuis l’année dernière. Globalement, selon les récentes statistiques de la Direction Générale des Douanes et des Taxes Indirectes, la France est passée d’un déficit énergétique de €-39,7 milliards en 2009 à €-47.8 milliards en 2010 alors même qu’elle bénéficie d’une moins grande dépendance au pétrole que ses voisins Européens.

En 2010, la facture énergétique représente 2,5 % du PIB. Il est donc nécessaire de mettre en place des infrastructures et des outils qui permettent de mieux connaitre la consommation dans ses détails de façon à tenter de la maîtriser et de mieux utiliser et pérenniser les ressources classiques ou alternatives dont nous disposons.  Alors qu’en Europe deux pays, l’Allemagne et l’Italie ont indiqué leur intention de se retirer totalement du nucléaire, la France, doté d’un outil de production d’électricité unique au monde, dispose de l’opportunité de redevenir exportateur dans un environnement mondial qui s’écarte des énergies fossiles.

Une Bouygues Initiative

Guillaume Parisot, Directeur Innovation Bâtiment chez Bouygues Immobilier est au cœur de l’initiative Issy Grid. « Depuis longtemps explique-t-il, nous travaillons sur les questions de la consommation d’énergie dans les bâtiments.  En 2009, nous avons commencé de construire à Meudon un Green Office, c’est-à-dire un immeuble de bureau de 23300 m² capable de recevoir 1500 employés, considéré comme le premier immeuble de bureau à énergie positive, capable de produire plus d’énergie qu’il n’en consomme. Ainsi, nous allons au-delà de la règlementation actuelle en matière de consommation d’énergie et nous avons à peu près 10 ans d’avance sur des normes qui seront appliquées en 2020. » Fort de cette expérience, Bouygues Immobilier, dont le siège social se trouve dans la zone tertiaire côtoyant l’héliport d’Issy les Moulineaux, a constaté que dans ce quartier se trouvaient réunies plusieurs compétences nécessaires à la mise en place d’un smart grid de quartier, même si ces sociétés n’étaient pas officiellement considérées comme agissant spécifiquement dans le smart grid.

Un tour de table de haut niveau

Guillaume Parisot a donc été la cheville ouvrière du tour de table de cette opération de quartier choisie parce qu’une une dizaine de milliers de salariés de Bouygues Télécom, Microsoft et Steria y travaillent et que ces entreprises seront utilisateurs du smart grid  de quartier qu’ils mettront en oeuvre. Y sont venu s’ajouter, apportant des compétences spécifiques, Alstom qui a depuis longtemps noué des liens étroits avec Microsoft pour la gestion des salles de contrôle, Schneider Electric important fournisseur de matériels électriques et de capteurs dans le monde entier, ETDE, une filiale de Bouygues spécialisée dans l’ingénierie des réseaux électriques, Total pour son implication dans les sources d’énergies photo-voltaïques et ERDF, le distributeur national d’électricité qui a développé le compteur Linky. « Nous avions déjà des relations étroites avec plusieurs de ces acteurs, explique Guillaume Parisot, et compte tenu de notre expérience dans le Green Office, il nous a paru intéressant d’aller au-delà du seul building et de nous pencher sur la gestion de l’énergie au niveau d’un quartier tout entier, sachant que cela posait des problématiques nouvelles très variées, sur le plan technique, sur le plan industriel mais aussi sur le plan de la coopération entre des entités venues de mondes différents. »

Adapter l’infrastructure de distribution électrique

Aujourd’hui explique Alain Salmon, Directeur du département Energy/Utilities chez Steria « Il n’existe pas de système ni d’équipement qui permette de le connaitre précisément la consommation au niveau d’un quartier, et l’objectif de ce projet est de mettre en place un tel système avec une démarche industrielle. On ne parle pas d’un système propriétaire et fermé, mais d’un système qui agrège de nombreux éléments en provenance de divers partenaires et de leur permettre d’échanger des données.»  La première phase de l’opération consiste donc à mettre en place un système de monitoring  permettant de connaitre la consommation globale des immeubles concernés ou des résidences avec suffisamment de détail pour ensuite envisager une optimisation de cette consommation et d’envisager ensuite une politique d’incitation et d’effacement en fonction des usages et selon certaines périodes.

Mise en place d’une infrastructure de quartier

Cependant, les Systèmes de gestion technique du Bâtiment ou GTB sont des outils qui gèrent un vaste ensemble de sous systèmes électriques dans un bâtiment (chauffage et pilotage des chaudières, climatisation, ventilation,  accès et ouvertures électriques, systèmes d’alarme, sécurité incendie, ascenseurs etc..) mais la gestion est faite sous une forme technique et peu exploitable. Ce sont en général des outils propriétaires qui posent des problèmes d’interface et d’interopérabilité avec les systèmes de télécommunications et les logiciels informatiques. Pour le résidentiel, les compteurs intelligents sont déjà capables de segmenter les usages en fonction de l’énergie utilisée mais les interfaces ne sont pas encore toutes standardisées. ERDF qui a sorti le compteur Linky pour le résidentiel envisage de sortir un Linky pour le tertiaires dans l’année qui vient.

Un besoin d’interopérabilité et d’une architecture globale

Marc Jalabert, Directeur de la nouvelle division grand public et opérateurs de Microsoft estime que « La révolution de l’énergie sera encore plus importante que la révolution des Télécoms parce qu’elle ira encore plus vite ». La collaboration déjà existante entre les différentes sociétés permettra de mettre en place des protocoles qui ne sont pas encore définis et améliorera l’interopérabilité entre les bâtiments . « Avec Stéria, dit-il, on va construire une couche d’abstraction logiciel qui permet de se connecter aux appareils d’un bâtiment et être en mesure de connaitre leur fonctionnement et les usages. »   Enfin, il précise que si les données peuvent être déjà extraites de nombreux appareils et compteurs, elles doivent être triées, stockées, agrégées et regroupées de façon homogène d’un bâtiment à l’autre pour être utilisées de façon efficace. Pour lui, les données pourront être stockées dans le Cloud pour être ensuite traitées. Mais là encore, la structure des bases de données dans le Cloud est à inventer et il faut ensuite concevoir la manière dont les données seront visualisées et présentées. Pour lui, le projet Issy Grid est l’un des plus innovants en France et estime qu’il a peu d’équivalent dans le monde. Il cite un projet similaire sur le campus de Microsoft à Redmond qui comporte 123 bâtiments.

Analyser et apprendre à travailler ensemble

« Le smart grid poursuit Guillaume Parisot est donc une combinaison intelligente, un compromis, entre l’automatisme et de l’humain. Notre volonté est donc d’inclure les personnes au sein de notre démarche. »  Il fallait donc mettre en place une structure légère et souples qui puisse conduire à l’élaboration d’un véritable laboratoire de test et de démonstration d’un large ensemble de technologies et de systèmes autour de la gestion et du pilotage intelligent de l’énergie d’un quartier, avant la mise à l’épreuve sur le marché. Ce laboratoire sera mis en place au siège social de Bouygues et adoptera une attitude très pragmatique et modeste. Le choix du quartier, essentiellement tertiaire avec 160000 m² de bureaux, fixe le niveau des problèmes à résoudre et le déroulement du projet. Travailler au niveau du quartier est une approche nouvelle car les pics de consommation ne sont pas les mêmes entre l’habitat résidentiel et les bureaux.

En effet, avant de commencer à contrôler les dépenses d’énergies dans un quartier et avant de mettre en place des unités de production photovoltaïque,  éoliennes ou autres, il faut savoir avec une bonne précision à quoi sert l’énergie consommée, quels en sont les usages, à quels moments de la journée, et où est elle consommée, plus particulièrement à un moment où les voitures électriques apparaissent dans le paysage.  Pour Jean-Claude Millien, directeur délégué ERDF Ile-de-France : « ERDF est entrée natuellement dans le projet grâce aux contacts locaux établis depuis longtemps.  Dès le début, nous avons mobilisé nos équipes sur ce projet. Les smarts grids s’inscrivent naturellement dans la gestion des reseaux publics de distribution  comme une opportunité d »optimisation de la gestion de l’énergie.  Les objectifs sont de connaître le champs des possibles sur le périmètre des immeubles définis et de l’éclairage urbain (sous contrôle de la ville), d’évaluer la production locale photovoltaïque et éolienne et d’évaluer les nouveaux usages, plus particulièrement les véhicules électriques et les bornes de rechargement à établir. »

Un laboratoire de test et une plateforme de démonstration

La première phase du développement sera essentiellement centrée sur le tertiaire. Il faudra établir un centre qui se situe entre l’ACR (Agence de Conduite Réseau de EDF, il y en a 3 en Ile de France) et les bâtiments compris dans le périmètre du quartier. Une deuxième phase s’ouvrira au résidentiel en incorporant 900 logements dans le secteur du Fort D’Issy, l’éclairage public et des locaux commerciaux. La première tâche qui sera réalisée par Steria avec Schneider Electrique  est de mettre en place un système de récupération et d’extraction des informations sur les usages grâce à des capteurs et les compteurs électriques.  « Connaitre les usages est le point le plus difficile, explique Alain Salmon. Il faut distinguer les consommations par activité et ensuite étudier les courbes de consommation des immeubles. C’est à la condition de bien connaitre les usages que l’on pourra ensuite établir une véritable politique de gestion de l’énergie autour de mesure d’incitation, de régulation et d’effacement.» Les usages vont être identifiés par bâtiment de façon aussi fine que possible  et les données ensuite analysées et regroupées. Une opération identique, déjà été réalisé sur le Green Office de Bouygues à Meudon met certaines complications en évidence parce qu’un bâtiment qui n’a souvent qu’une seule facture électrique recouvre différents usages et peut avoir plusieurs locataires qu’il faut identifier et dont il faut aussi connaitre la part occupée dans les différents types d’usages.

Un agenda ambitieux

Alors que la première phase de la mise en place du cahier des charges s’est théoriquement achevée à la fin des vacances, les premiers résultats devraient venir avant la fin de l’année avec une première version du démonstrateur où chacun des partenaires aura intégré la ou les briques qu’il apporte à l’ensemble. Une deuxième version du démonstrateur intégrant le secteur résidentiel serait mise en œuvre dans la première moitié de 2012. Le premier quartier à énergie positive pourrait donc être en mesure de fonctionner des 2012.

France Télécom et l’Internet des objets vus du côté Smart Grid

19 avril 2011

La conférence ASPROM du début de mois d’avril à Paris permettait à un assez grand nombre d’acteurs de s’exprimer sur la Convergence Energie-Télécommunication. Après le point de vue de EdF et la vision de Olivier Hersent CEO de la start’up Actility, la présentation de France Télécom mérite qu’on s’y arrête, surtout après l’annonce d’accords (encore très flous pour le grand public) entre France Télécom et Deutsche Telekom sur le sujet du M2M, une autre dénomination de l’Internet des Objets. Le smart grid fait entièrement partie de l’Internet des Objets comme l’expliquait Olivier Hersent, et France Télécom ne peut pas ne pas être présent sur ce créneau des télécommunications dont le but est de rendre les objets intelligents et de les interconnecter sur Internet.

Un quart des abonnés en France sera des machines connectées d’ici 2015

Pour Hugues Severac, Directeur de la stratégie M2M chez France Télécom, le smart grid n’est pas  un marché où l’opérateur s’adresse à l’utilisateur final, mais à des opérateurs qui eux, s’adressent au client final. Il faut donc que l’opérateur télécom comprenne comment l’utilisateur final fonctionne, ce dont il a besoin et comment ceci est compatible avec le métier et le business modèle de France Télécom… « et comment France Télécom peut offrir une infrastructure qui réponde à ces besoins, dans la mesure ou un plus grand nombre de machines deviennent connectées. En 2015, un quart des abonnés seront des machines… dont les voitures électriques » C’est donc par le biais du Machine to Machine que France Télécom aborde le sujet du smart grid. Les réseaux intelligents vont apparaitre avec l’entrée en jeu de nouvelles sources d’énergie et surtout le véhicule électrique qui a lui seul consomme ce que consomme une maison. Tout ceci nécessitera un certain contrôle sur le réseau lui-même parce que localement, il faudra optimiser la consommation et il faudra interagir entre la production et les consommateurs.

France Télécom veut jouer un rôle important dans le smart grid

France Télécom se voit un rôle à jouer dans 3 activités de ce marché : l’automatisation du réseau de distribution (l’exploitant actuellement ne pilote pas son réseau, il ne sait pas avec précision ce qu’il s’y passe) ; le smart metering et la demand response (c’est-à-dire la capacité de mesurer la sonsommation instantanément et d’envoyer des ordres d’action chez les clients).  Reste le véhicule électrique qui semble être un secteur à part pour France Télécom puisque chaque véhicule disposera d’une puce radio qui le rend accessible par la voie hertzienne, téléphonie mobile ou WiFi. « Reste la partie IT précise Hugues Severac, c’est-à-dire l’ensemble du back office qui permet de gérer tout le système dans lequel France Télécom a une valeur ajoutée connue ».

Where is the money ?

Il poursuit : « McKinsey dit que pour les Etats Unis, sur 130 milliards d’économies possible en énergie, il y a 43 milliards qui viendront de l’optimisation du réseau de distribution (ndlr…mais le réseau de distribution américain est dans un piètre état), ensuite il faut éviter des surcapacités, et d’autres économies viendront de la diminution de la consommation…  Le smart metering parait jouer un rôle assez mineur…. On s’étonne de ne pas voir de travaux approfondis sur le smart metering. » Coté infrastructure, il précise que c’est le règne du CPL dans la plupart des pays européens, il y a le mobile ou les réseaux maillés à base de wifi et de zig bee. Il estime enfin la taille du marché à  13 millions de carte en Europe… !

Le bon vieux business modèle de France Télécom

Quel rôle France Télécom peut-il jouer dans le dispositif de smart grid ? Quel serait alors son business modèle… On se rend compte que France Télécom applique tout simplement le business modèle qu’il utilise dans les télécommunications pour l’appliquer  au smart grid… pas d’innovation, pas de créativité, réplication pure et simple d’un modèle obsolète vieux d’un siècle qui s’est mal adapté au numérique. Hugues Severac précise. « Pour la mise en place des infrastructures.. On pense qu’il faut une approche flexible qui sépare l’urbain du pré urbain et du rural.. » Ca devrait rappeler quelque chose du côté de la fracture numérique aux collectivités locales…  Il indique aussi qu’il faudrait séparer la couche réseau de la couche de service, « On veut des engagements sur les SLA, sur les les niveaux de services ». Pour lui, les problématiques importantes à aborder sont celle de  la sécurite, de l’hétérogénéité des réseaux, de l’authentification, de la bande passante et bien sur de minimisation des coûts. Il aborde la necessité d’avoir une vision sur la densité de population…pour le choix des réseaux et le choix des technologies, « c’est notre capacité à faire de l’ingénierie télécom.. On sait bien faire… ».

Développer des services sur l’infrastructure…

L’objectif de France Télécom est donc de s’appuyer sur son infrastructure pour faciliter le développement de services à valeur ajoutée. Mais France Télécom envisage donc bien s’octroyer la part du lion parmi les services les plus profitables et laisser les restes à quelques petites sociétés périphériques qui développeront des services et viendront utiliser l’infrastructure. L’une des questions que se pose France Télécom est de savoir s’il faut disposer de 2 réseaux, l’un qui distribue l’électricité et l’autre qui contrôle. « Construire des réseaux qui doivent durer 20 ans est un pari audacieux sur l’avenir, parce que dans les télécommunications, l’obsolescence s’applique au bout 18 mois à 2 ans… ! Internet était inconnu dans le monde il y a 15 ans. Voyez la manière dont l’iPhone a transformé la téléphonie… ajoute-t-il »  Mais ces nouveaux usages n’ont pas été le fait des opérateurs trop appliqués à faire de la rétention sur leurs réseaux…

Comment gérer le client ? Les sempiternelles box…

L’une des préoccupations de France Télécom est le client… à qui les producteurs l’éléctricité et les gestionnaires de réseaux électriques commencent à apporter une certaine importance. « Comment faire participer les clients dans la maison? demande Hugues Severac. » Il explique alors que le marché du Home Automation n’a pas encore démarré, bien qu’il soit médiatique depuis des décenies, parce que le marché n’existe pas. Il y aurait en réalité 4 marchés côte à côte, l’énergie dans la maison, la sécurité de la maison, la domotique et le contrôle de certains appareils et enfin la santé. Il explique que le comportement du consommateur a évolué d’un mode passif à un un mode actif et se dirige maintenant vers un mode participatif..

Le dernier point est celui des box qui contrôlent les appareils dans la maison, dont l’énergie.. « On verra sur le marché de la maison la mise en place d’une logique d’écosystème. Les opérateurs vont proposer une infrastructure basée sur du hardware permettant de contrôler les appareils et de se connecter aux systèmes d’information. Sur ces boites seront marketés un ensemble de services vendus directement ou par le biais des opérateurs. »  (Il reproduit ici le modèle telco actuel des accès internet.. mais où est donc l’innovation ?). France Télécom se retrouverait donc dans la même logique de transporteur de service et fournisseur de services qu’il pratique sur Internet actuellement.

Ecoutez la présentation de Hugues Severac

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Actility : Quand l’énergie découvre le logiciel au sein du smart grid

16 avril 2011

Lors de la conférence « Convergence Energie Télécom » de l’ASPROM qui s’est déroulée à Paris au début du mois d’avril, l’une des présentations les plus remarquables était faite par Olivier Hersent, CEO de la société star’tup Actility. Pour ceux qui connaissent le monde des télécoms, Olivier Hersent n’est pas un inconnu. Il fut en effet le créateur de Netcentrex en 1996, une start’up Française issue de France Télécom. Olivier Hersent avec Netcentrex a été un pionnier dans la voix sur IP, et il revendait sa société à la société américaine Comverse en 2006 alors que le secteur des télécoms était en pleine consolidation.

Depuis, Olivier Hersent s’est penché sur le secteur de l’énergie et du smart grid, apportant ses compétences en télécommunication et en software et a crée la société Actility. Invité à la conférence de l’ASPROM, il explique en détail la problématique du smart grid, de l’arrivée des voitures électriques et de la difficile entré du logiciel dans ces systèmes pour gérer la mutualisation de l’infrastructure électrique afin d’atteindre une utilisation optimale dans un marché ouvert à la concurrence. On retrouve les incontournables problèmes de standard, de la manière de les faire arriver (pour ne pas dire les imposer) et de les faire évoluer… Les industriels Français sont-ils prêts à ça ?

Actility veut faire au smart grid ce que l’iPhone fait aux télécoms

Que fait Actility ? Pas facile à expliquer parce que la société intervient au niveau d’une couche système dans le smart grid qui n’existe pas vraiment encore (une sorte de système d’exploitation) et qu’il s’agit de mettre en place… Rappelant les lois qui s’imposent dans les télécommunications et qui conduisent à la mutualisation des infrastructures, Olivier Hersent précise que cette problématique de la mutualisation concerne la plupart des infrastructures, c’est-à-dire non seulement les smart grids mais aussi les réseaux de gaz, d’eau, les immeubles, etc…

Après avoir abordé certains aspects mal connus du grand public sur la gestion de la production d’électricité en fonction des variations de la demande, il précise que la voiture électrique dont tout le monde parle, est un vrai casse tête du point de vue de la gestion de l’énergie dans la mesure où elle rend plus complexe les prévisions de consommation, mais aussi et surtout demande des capacités locales de puissance très importantes «  En effet, lorsque 3 véhicules électriques arriveront dans le garage d’un immeuble et se connecteront chacun à une prise électrique pour se recharger, ils feront sauter les plombs de l’immeuble parce qu’ils dépassent les limites normales de flux de consommation. »

La voiture électrique posera d’énorme problèmes de contrôle du réseau électrique

 Imaginez que dans un même immeuble, tout le monde fasse fonctionner en même temps sa machine à laver, le sêche linge, le fer à repasser, le four électrique, le four à micro onde, la télé...  « Déjà, dans les tours d’immeubles à la défense, des systèmes de contrôle evitent que le chauffage et l’air conditionnée démarre en même temps que lorsque les salariés arrivent et mettent leur ordinateur en route..

Rendez-vous compte quel serait l’effet de l’arrivée d’une cinquantaine de Prius electriques se connectant dans le garage de l’immeuble en même temps le matin… »« Les voitures électriques posent donc un double problème pour les réseaux électriques, ajoute-t-il celui de leur mobilité et celui de la puissance…. En effet, on peut penser qu’un médecin équipé d’une voiture electrique aura une priorité pour faire recharger sa voiture plus vite, ce qui demande plus de puissance électrique… D’autres personnes pourront avoir ce type de droit, il faut pouvoir les identifier et gérer ces priorités au niveau global, grâce à un système de roaming, parce que ces gens se déplacent avec leur voiture et ont besoin de la recharger tous les jours… »  Il précise enfin que la voiture electrique deviendra un réel problème d’ici l’année prochaine puisque légalement, les garages d’immeuble devront comporter une prise pour voiture électrique.

Nécessité de faire émerger des standards

Le but de Actility est de travailler au niveau de la couche logiciel système des systèmes machine to machine. « Il y a des millions d’objets connectables, mais il n’y a pas encore de standards de niveau système clairement définis et appliqués explique-t-il. L’ETSI a mis en place un comité M2M et travaille actuellement sur la définition d’une couche système standard pour interagir avec les objets…. Le but d’Actility est de travailler sur les premières implémentations logicielles de ces standards afin de communiquer avec ses objets et agir sur leur comportement principalement sur la manière dont ils consomment l’énergie électrique… Il faut normaliser la couche où toutes les applications machine to machine viendront se connecter, plus particulièrement dans le secteur du smart grid où par exemple, il est important de savoir qui a le droit d’accéder au compteur et qui peut agir dessus, comment sont gérées les communications, etc.. ? »

Internet des objets et consommation electrique

Aujourd’hui, les Etats Unis poussent fortement à la convergence des protocoles sur IP et l’architecture REST (Post,Get, Put,Delete…) pour gérer l’interactivité et les communications sur le smart grid. D’autre part, le système de télécommunications sans fil Zigbee est désormais quasi standard depuis que la version 2.0 a reçu une stack IP.. D’autres profils sont en train d’émerger autour des box qui apparaissent maintenant incontournables pour le smart Grid, mais qui devront être capable de regrouper et de mutualiser les accès à différentes infrastructures. Olivier Hersent parle de la mise en place d’un « Things Park Store », comme existent aujourd’hui les AppStore… Un programme ambitieux… La vision d’Olivier Hersent sera-t-elle comprise et suivie par les industriels et les investisseurs Français?

Ecoutez la présentation de Olivier Hersent, CEO de Actility

Le Photovoltaïque à la recherche de sa loi de Moore…

29 novembre 2010

L’association ASPROM a organisé la semaine dernière une session de formation et d’échanges de 2 jours sur les développements du photovoltaïque et des technologies de batteries en France et dans le monde. Elle a demandé à Daniel Lincot, Chimiste, Maitre de Recherche au CNRS et grand spécialiste Français des technologies solaires de présenter l’ensemble du paysage photovoltaïque.

Il a réalisé un travail de présentation très remarquable dans la mesure où il s’adresse à des gens « normaux », c’est-à-dire non spécialistes de ces technologies. Il a fait un effort de clarté dans son exposé en adoptant une démarche très pédagogique et en éclaircissant beaucoup de termes utilisés.

Son exposé est structuré en 8 points :

  • La ressource : le soleil. Chaque mètre carré du territoire Français reçoit en énergie solaire l’équivalent de 1 baril de pétrole par an. Qu’est ce que cela implique sachant que 1 tonne équivalent pétrole correspond à 11.6 Mw/h ?
  • Les rendements : Aujourd’hui, les meilleurs rendements de la transformation de l’énergie solaire en énergie électriques sont de 20% environ. Le rendement maximum auquel on peut compter aujourd’hui est calculé autour de 50%. L’ambition des chercheurs est donc de se rapprocher de ces 50%.
  • La production : L’Europe toute entière produit environ 11 Giga Watts par an à partir du solaire et ce chiffre augmente fortement, de 40% par an environ. L’Allemagne avec près de 7 GW de production annuelle est largement leader alors que la France produit actuellement environ 500 Mega Watts par an. Le Grenelle de l’environnement a fixé un objectif de production de 5.4GW par an en France pour 2020, ce qui donne une bonne idée de l’effort à réaliser. La Chine et Taïwan sont les leaders mondiaux.
  • Les coûts : L’objectif à atteindre en termes de coût de production est de 1€ par watt. Partie de 20€ par watt il y a quelques années, la courbe baisse fortement au fur et à mesure que les nouvelles technologies se développent et sont aujourd’hui autour de 2€ par Watt produit. La loi de Moore du photovoltaïque prend ses bases ici, sachant que le coût du Watt installé est de 6 à 7 € aujourd’hui.
  • La compétitivité : La parité réseau est le gap qui existe entre le coût du Watt produit en photovoltaïque et le cout du Watt produit par un réseau électrique classique. Celui-ci a tendance à se réduire grâce à l’amélioration des rendements. On estime que l’émergence de la parité réseau sera effective sur les régions du sud de la France vers 2015 et sur l’ensemble du territoire Français d’ici 2020.
  • Les acteurs : Aujourd’hui dans la liste des 13 premières sociétés mondiales apparaissent des sociétés qui étaient quasiment inconnues ou très loin dans le classement de 2005, ce qui dénote la vigueur du secteur. First Solar, la première société fournisseur de cellules photovoltaïque est américaine, elle n’existait pas il y a 10 ans. Les constructeurs européens sont plutôt bien placés grâce aux sociétés Allemandes. Les grandes sociétés Françaises qui s’étaient lancées dans le solaire il y a 10 ans ont arrêté ou fortement diminué leur effort.
  • Les filières : Il existe de nombreuses technologies pour transformer l’énergie solaire en énergie électrique. Daniel Lincot présente toutes ces technologies, appelées filières et les compare. Il y a 4 grandes filières : le silicium cristallin et multi-cristallin;  le silicium en couches minces ;  les filières non silicium de type tellarure de galium, et enfin la filière dite CIS et CIGS.
  • Les enjeux : Daniel Lincot aborde enfin les grands enjeux technologiques et industriels liés au photovoltaïque en les expliquant en termes simple et compréhensibles par tout le monde.

Il termine par une session de questions réponses avec la salle.

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