La France prend du retard dans la fibre.. Gabrielle Gauthey analyse et s’inquiète…


Au colloque de l’Avicca, Gabrielle Gauthey, qui fut membre du collège de l’ARCEP, s’exprimait en tant que vice présidente de la FIEEC (Fédération des Industries Electriques Electroniques et de communication) sur l’Etat des développement du FTTH en France et dans le monde.

Appelée, en tant que Senior Vice Président des relations Institutionnelles d’Alcatel, elle est appelée à rencontrer les responsables des politiques numériques et les régulateurs des pays du monde entier.

Son analyse de la situation sur les évolutions de la société numérique s’appuie sur une parfaite connaissance du fonctionnement des marchés en France, en Europe et dans le monde. Son constat est plutôt assez sévère sur la manière dont la France s’y prend… et son analyse laisse penser que nous sommes déjà au beau milieu d’une nouvelle révolution industrielle que nous regardons passer comme un troupeau de vaches regarde passer les trains…

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5 commentaires sur “La France prend du retard dans la fibre.. Gabrielle Gauthey analyse et s’inquiète…”


  1. Tiens j’en ai fais une mauvaise histoire… http://wp.me/p1dZkc-f7
    Merci à Alain

    • Alain Baritault Says:

      Super Jean Pierre…

    • Alain Baritault Says:

      et voila qui va faire avancer le schmilblick…!! La concurrence équitable…!
      Une étape a été franchie dans l’amélioration des connections internet pour les citoyens de l’UE, après le vote au sein de la commission de l’industrie du Parlement européen. La couverture intégrale haut débit d’ici 2013, partout dans l’UE, et l’accès universel à l’internet à haut débit d’ici 2020 se profilent désormais à l’horizon.
      Les députés souhaitent que l’Europe puisse concurrencer les autres acteurs mondiaux et satisfaire la demande croissante des consommateurs et des entreprises pour l’internet mobile, en proposant un éventail de services nouveaux.

      En votant aujourd’hui, la commission de l’industrie a largement soutenu la proposition de la Commission européenne établissant le premier programme en matière de politique du spectre radioélectrique, un des grands axes de la stratégie numérique pour l’Europe, qui vise à assurer une couverture universelle à haut débit d’au moins 30 Mbps à tous les Européens d’ici 2020.

      Ce résultat pourra être atteint en affectant le dividende numérique – les bandes de radiofréquences qui auront été libérées lorsque les États membres auront effectué la transition de l’analogique au numérique pour la radiodiffusion télévisuelle – à des nouveaux services, notamment l’internet mobile.

      Les règles pour le partage du spectre entre les opérateurs et les utilisateurs de l’internet doivent être établies à l’échelle européenne. Le programme en matière de politique du spectre radioélectrique facilitera la coordination de l’utilisation du spectre et assurera une flexibilité et une disponibilité maximales.

      800 MHz – fréquence internet mobile à partir de 2013

      Selon la proposition de la Commission, les États membres devraient libérer la bande de 800 MHz pour permettre une utilisation harmonisée du haut débit sans fil d’ici au 1er janvier 2013. La commission de l’industrie a voté un amendement permettant aux États membres de demander un report jusqu’à la fin de 2015, voire au-delà, s’ils se heurtent à des difficultés dans la coordination transfrontalière des fréquences avec des pays tiers voisins.

      Après 2013, les députés souhaitent que l’UE soit encore plus ambitieuse. Selon eux, la partie du spectre allouée au transfert mobile de données devrait atteindre au minimum 1 200 MHz en 2015. En outre, la Commission devrait suivre l’évolution des technologies ainsi que l’efficacité de l’utilisation du spectre afin d’établir si des bandes de fréquences supplémentaires (telle la bande de 700 MHz) devraient également être harmonisées pour accueillir de nouveaux utilisateurs et de nouveaux services.

      Conditions de concurrence équitables pour tous

      Les régulateurs doivent encourager l’utilisation effective et efficiente des radiofréquences, tout en veillant à ce que l’attribution des nouvelles fréquences n’engendre pas de distorsion de la concurrence, indiquent les eurodéputés.

      Les États membres pourraient, par exemple, limiter la quantité de spectre par opérateur ou en réserver une partie pour de futurs nouveaux opérateurs. Par ailleurs, les procédures relatives à l’attribution des radiofréquences devraient être non discriminatoire et veiller à éviter les résultats anticoncurrentiels.

      En définitive, le développement du marché intérieur et des services numériques devrait créer des conditions de concurrence équitables au niveau paneuropéen pour tous les acteurs du marché et, à l’avenir, déboucher sur des services paneuropéens.

      L’UE: un leader mondial de l’internet mobile

      Le rapporteur Gunnar Hökmark (PPE, SE) s’est félicité du soutien sans faille des membres de la commission (46 voix pour, 1 abstention). « Ce sont là d’excellentes nouvelles pour l’économie européenne » a-t-il affirmé, et d’ajouter que le programme devrait « jeter les fondations d’un développement par lequel l’Union puisse prendre la tête en matière de haut débit, de mobilité, de couverture et de capacité ».

      Le Parlement dans son ensemble votera en première lecture la proposition de la Commission, modifiée par la commission de l’industrie, lors de la plénière du mois de juin, à Strasbourg.


  2. […] Gabrielle Gauthey, dans la communication proposée lors du colloque Avicca 2011, était plus précise. Elle pointait du doigt le caractère structurant des infrastructures optiques et militait pour un changement de modèle d’investissement. Pour elle, la seule initiative privée des opérateurs réseaux ne pourra pas en effet financer les investissements d’avenir indispensables. Selon G. Gauthey, la couche « infrastructure passive », qui représente 70% de l’investissement, devrait être financée comme une infrastructure essentielle pensée dans une rentabilité long terme. Cette couche doit être ouverte et accessible à tous.  Elle exige des investissements publics et privés. C’est ce que font les USA. L’Australie joue un modèle spécifique. La Chine avance vite. L’Europe de l’Est fibre rapidement…  Tous ou presque joue l’investissement public pour assurer la péréquation territoriale et pouvoir soutenir les déploiements indispensables. […]

    • Alain Baritault Says:

      Jean Pierre, Je reste un peu dubitatif sur l’approche publique/privée des USA… En effet, la tendance aux US est de ne pas laisser l’état s’imiscer dans les affaires liées au business sous le prétexte du libéralisme et de « la concurrence » par le marché. Dans certains milieux politiques, une partie du grand public, et de la presse, on ne veut pas que le contribuable paie sur des infrastructures qui sont privées… Les opérateurs et les cablos continuent de lutter farouchement contre les initiatives publiques en matière de haut et très haut débit, ainsi qu’en matière de sans fil… Les efforts d’Obama ont seulement en partie porté leurs fruits avec le plan de soutient au tres haut débit rural, mais à tous moment le Congres menace de l’en empêcher… Le Chairman de la FCC est un ardent défenseur du public/privé, mais il n’a pas encore gagné la guerre….


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