FTTH suite: Quelles infrastructures sur quels territoires…?


L’ARCEP réunissait avant hier le GRACO, le groupe d’échanges et de discussions entre L’ARCEP,  les collectivités territoriales et les opérateurs. Pour la première fois, ce cycle de conversations entre les acteurs du marché des télécommunications en France (anciennement le CRIP) était ouvert à la presse, manifestant la volonté de l’ARCEP d’améliorer la transparence sur le fonctionnement de ce secteur.

Cette réunion accueillait un bon nombre d’élus locaux ou nationaux, de responsables de collectivités locales, des représentants des opérateurs, et des représentant de l’administration sur le thème du très haut débit fixe et mobile en France.

Une première table ronde a fait état de l’avancement du cadre dans lequel se déroule le déploiement du FTTH en France. On été essentiellement abordés en abordant   les aspects techniques, juridiques et politiques avec  trois opérateurs, l’Autorité de la concurrence représentée par Elisabeth Flüry-Hériard et la Députée Laure de la Raudière.

Une deuxième table ronde faisait état d’initiatives prises dans les territoires et plus particulièrement des aspects financiers autour du grand emprunt, avec une intervention du Sénateur Hervé Maurey, chargé d’un rapport à venir sur le financement des investissements en matière de TIC.

Le cadre politique…

Beaucoup d’élus ne veulent pas entrendre parler d’infrastructures parce que ça n’est pas flashy à court terme, (entendez jusqu’à la fin de leur mandat)…En effet, les infrastructures coûtent chères (il faut donc aborder le point sensible des financements) et elles sont longues à mettre en place, ce qui provoque des électeurs mécontents qui voient les autres disposer de certaines infrastructures alors qu’ils n’y ont pas encore droit.

Le très haut débit, c’est à dire la mise en place d’une nouvelle infrastructure fibre jusqu’à la maison, entre complètement dans cette problématique. Les élus préfèrent donc parler d’usage, de nouveaux usages pour faire bien et branché, mais éludent bien souvent le problème de l’infrastructure parce qu’elle demande des financements et prend du temps et cela ne plait pas aux électeurs. Ils éludent aussi facilement le problème de la propriété de cette infrastructure, c’est à dire de se poser la question de savoir qui va mettre en place les services, qui va les commercialiser, qui va fixer les prix… Mais, pas d’infrastructure… pas de services…!! Ou encore, mauvaise infrastructure…. mauvais services ou services inutilisés…

La présentation de la députée Laure de la Raudière lors du Graco expose la situation des élus face à la mise en place de la fibre jusqu’à la maison, une nouvelle infrastructure essentielle pour un développement plus harmonieux des territoires en France, permettant aussi d’accompagner l’économie Française vers une nouvelle étape de son développement.

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