« Pour le Jura, le FTTH représenterait environ 10% du budget de la voirie »


Une vue d'Arbois

Lors du séminaire TRIP 2009 de l’Avicca qui s’est déroulé les 16 et 17 novembre à Paris, j’ai remarqué parmi plusieurs présentations très intéressantes, celle de Alain Mathieu, Directeur du SIDEC , le « Syndicat Mixte d’Energies, d’Equipements et de e-Communications du Jura » anciennement syndicat Intercommunal d’Electricité du Jura, crée en 1949. Le rôle de ce syndicat est large ce qui est encore peu fréquent. Ainsi au delà de ses compétences initiales en Electricité, il s’est progressivement élargi à un ensemble plus large d’infrastructures comme les équipements collectifs, l’informatisation des communes, la cartographie et les SIG (Systèmes d’Informations Géographiques), les télécommunications et le très haut débit et enfin toutes les énergies.  J’ai donc filmé l’ensemble de la présentation, centrée sur la mise en place des infrastructures de très haut débit dans ce territoire essentiellement rural que je connais assez bien et qui m’est cher.  Il est possible de télécharger les diapos qui accompagnaient la présentation de Alain Mathieu sur le site de l’Avicca. J’ai découpé cette présentation en 2 parties pour en faciliter la relecture, compte tenu de la diversité des sujets abordés.

partie 1-      Un syndicat mixte aux vocations multiples.

Alain Mathieu présente rapidement le département du Jura et l’historique du Sidec qui s’est assez largement diversifié aux cours des années sous l’impulsion du Conseil Général du Jura (CG39). Structure de petite taille avec 55 personnes, le budget du Sidec est d’environ €50 millions par an, il a été actif dans la mise en place des « Réseaux d’intérêt Public » en matière de Télécom dès que «  le 1425 » a été voté en 2004. Une DSP a été mise en place, portant sur un réseau optique de collecte de 400 km pour un investissement de €45 millions.

Au cours de cette première partie de sa présentation, Alain Mathieu exprime les difficultés que peut rencontrer un territoire rural face aux opérateurs qui tablent sur les difficultés techniques et la dispersion de l’habitat rendant plus difficile la mise en œuvre d’une forte organisation pour en faire à leur guise. Il évoque l’importance de la mise en place d’un schéma directeur et les difficultés et les coûts engendrés par la mauvaise connaissance et la non traçabilité des réseaux de France Télécom alors que les collectivités en sont co-investisseurs, y compris depuis que France Télécom est devenu une entreprise privée.

Il  examine ensuite l’évolution des rapports entre le syndicat jurassien et sa région, dans une volonté de coordination régionale qui n’est pas toujours facile à mettre en œuvre, compte tenu des positions adoptées par les grands opérateurs de télécom et d’électricité.  Cette première séquence se termine par un rappel de la nécessité de travailler sur les usages, dès que les infrastructures sont mises en place (et même avant). Abordant rapidement le très haut débit (le FTTH) dont il parle plus en détail dans la deuxième partie, il indique que la pénétration du FTTH en zone rurale, c’est-à-dire la rapidité avec laquelle les gens s’abonnent dès que l’infrastructure et l’offre de service existent, est probablement plus rapide que dans les zones urbaines, même si le nombre maximum des abonnés potentiel est moindre.  Ce point méritait d’être mentionné.

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partie 2-      La DSP du Jura et le futur du FTTH dans département

La deuxième partie porte sur un examen plus approfondi de la DSP existante et de ce qu’il n’appelle pas « la montée en débit ». Celle-ci, associée aux opérations NRA ZO de France Télécom a en effet pris une connotation plutôt négative ces dernières semaines. Il évoque donc  la manière dont le département compte s’appuyer sur les investissements réalisés au sein de la DSP pour aller au delà et mettre en place un plan FTTH pour le département dont le montant est estimé à €170 millions.

Il fournit un bon nombre de recommandations, basées sur l’expérience de la DSP du Jura, pour permettre la mise à jour de la DSP et l’évolution du projet vers le FTTH,  de façon cohérente dans le temps, en accord avec les grandes lignes du développement des autres départements de la région. Il affirme son intérêt et ses espoirs dans les dispositions de la Loi Pintat (qui depuis a été votée par les 2 assemblées) et du fond gouvernemental qui est maintenant  abondé de € 4 milliards pour les infrastructures et les services par le grand emprunt (à réaliser).

Enfin, rappelant que les coûts du FTTH pourraient être fortement diminués en récupérant les infrastructures et les fourreaux qui ont été « gracieusement laissés » à France Télécom ,  il fait une analogie avec l’électrification de la France après la guerre, réalisée  cependant grâce à un fond de péréquation qui n’a finalement pas été adopté pour le très haut débit.  Selon lui, la structuration du FTTH coûterait en moyenne à chaque Conseil Général  en France, entre 5 et 10% de ce que lui coûte l’entretien et l’évolution de sa voirie. Il précise bien qu’il ne s’agit pas de réaliser une substitution, mais simplement permettre de donner des ordres de grandeurs tangibles.

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