Archive for the ‘Usages et services’ category

Quels enjeux autour des objets communicants et le futur de l’Internet? Une conférence ASPROM sur L’internet des Objets

15 octobre 2012

Les 24 et 25 Octobre prochain, Roland Dubois, président de l’ASPROM, organise une nouvelle conférence où seront examinés les enjeux et les mécanismes de l’évolution d’un ensemble de technologies, de produits, services et usages regroupés sous le terme d’objets communicants ou encore Internet des Objets. La vision de l’Internet des objets n’est pas nouvelle. En effet, depuis plus de 15 ans, dès qu’Internet a été considéré comme un phénomène irréversible, l’idée de rendre les objets communicants trottait dans beaucoup d’esprits inventifs. On se souviendra du Frigidaire connecté à Internet, réalisé en 1999, capable d’alerter la ménagère lorsqu’il n’y a plus de lait, de beurre ou que des produits sont périmés.  Seulement, les technologies de communications sans fil étaient encore insuffisantes, les puces radio trop encombrantes, trop chères ou trop gourmandes en consommation électrique, les infrastructures étaient insuffisantes, les prétendus standards d’interopérabilité n’étaient pas des standards et les usages rentables étaient encore à imaginer.

Besoin d’une nouvelle loi de Moore autour des infrastructures?

Pourtant, progressivement, avec l’arrivée du WiFi, de la téléphonie cellulaire, des technologies de télécommunications sans fil à basse consommation, avec la miniaturisation, l’intégration plus poussée et la montée en puissance des processeurs et le développement d’un grand nombre de nouvelles technologies, la mise en œuvre de projets autour des objets communicants aux ambitions bien définies, précises et économiquement viable devient plus acceptable. La généralisation, la montée en puissance et la baisse des coûts des télécommunications fixes et mobiles qui s’opèrent grâce à la fibre et les technologies sans fil de nouvelle génération semblent opérer comme une nouvelle loi de Moore dont les effets seraient aussi larges et profonds sur  l’Internet des Objets que les effets qu’elle a eus sur l’industrie du PC.

Les standards et les usages sont clés

ASPROM se propose donc d’examiner en profondeur les enjeux que posent ces nouvelles évolutions technologiques et d’examiner la manière dont les usages vont évoluer et les grandes directions vers lesquelles ils se dirigent. L’un des aspects les plus importants dans cette évolution sera la manière dont les standards vont se développer autour de quelques technologies clé, de façon à permettre de larges déploiements, dans les entreprises et au delà des frontières territoriales. Les différents aspects technologiques et économiques du M2M seront ainsi traités par une quinzaine de spécialistes, de chercheurs et de responsables en entreprises opérant dans ce domaine. Plusieurs secteurs, dont celui de la santé, de l’habitat et de la ville, de l’énergie et de l’environnement seront abordés et examinés de façon plus précise.

La conférence se déroulera à la FIEEC, 17 rue Hamelin, 75016 Paris les 24 et 25 octobre

Programme  et inscription ici :  http://www.asprom.com/seminaire/internet-futur.pdf

Innovation disruptive dans la formation aux outils bureautiques : Vodeclic

14 mars 2012

En marge du salon e-Learning cette semaine, la société start’up Vodeclic, spécialisée dans la formation aux outils bureautiques, annonçait une troisième année bénéficiaire avec un chiffre d’affaire double de celui de l’année précédente approchant les 600 K euros. Depuis plus de 2 ans en effet, la société crée par Xavier Sillon en 2007, offre des formations bureautiques en mode SaaS, entièremnt sur Internet,  au grand public, à un coût unique de €9.90 par mois, permettant d’accéder de façon illimité tant que dure l’abonnement, à un catalogue de près de 7000 formations accessibles sur le Web, formant sur près de 350 logiciels largement utilisés dans les entreprises. Aujourd’hui, Vodeclic annonçait aussi un partenariat avec « Orange Cloud Pro », un portail d’accès à un bouquet d’applications TPE crée par France Télécom depuis le début de l’année.

Formation à l’abonnement mensuel

« Notre offre à €9.90 par mois pour toute personne désirant se former aux outils bureautique est disruptive à plusieurs points de vue explique Xavier Sillon, le CEO de Vodeclic. D’abord le prix, comparé aux formations présentielles traditionnelles, met ces formations accessibles à un très grand nombre de gens, plus particulièrement ceux qui travaillent dans les PME dont l’accès à la formation reste problématique. Nos prix sont 10 fois moins cher que ce qu’on trouve dans les catalogues de formations offerts par des sociétés traditionnelles.» En effet, selon une étude du Credoc, 47% des Français s’estiment incompétents face aux usages informatiques. Pour les plus jeunes, la génération dite Y, le niveau d’incompétence semble identique, « même si ils sont capable d’utiliser leur smartphone les mains dans le dos ajoute Xavier Sillon, ils ne savent pas utiliser un tableur ou même faire une présentation sous PowerPoint ou mettre en page un texte sous Word. »

Alors que 20% des salariés du secteur privés accèdent à la formation professionnelle, près de 90% des emplois en Europe manquent de compétences en Informatique «  de tous les jours », compétence dont le besoin est rarement pris en compte dans les plans de formation. Dans les PME, la fonction de responsable de formation n’existe pas et il est très rare qu’existe un DSI. La formation en informatique est en général laissée de côté, à chacun d’acquérir les compétences nécessaires pour manipuler les outils bureautiques, ou bien elle est effectuée par la société de service qui fournit uniquement la formation aux outils de gestion qu’elle fournit à la PME, ce qui en général ne couvre pas les outils bureautiques.

Répondre à une problématique de peine et non de contenu…

« C’est aussi là que notre offre est disruptive » poursuit Xavier Sillon. « En effet, notre offre pédagogique provient de l’intégration d’un ensemble de services proposés à l’apprenant qui lui permettent d’entrer dans la formation à partir de la résolution d’un ou plusieurs problèmes particuliers, ou bien d’entrer dans une formation et d’établir son parcours à partir d’une évaluation personnelle à un instant donné et d’objectifs personnels fixés. » La plateforme dispose d’un moteur de recherche assez sophistiqué qui permet à l’utilisateur de trouver la ou les séquences de formation qui répondent à son ou ses problèmes et de choisir celle, ou la séquence, qui lui conviendra le mieux. Les formations sont réalisées sous forme de vidéos qui durent 4 à 5 minutes et sont indexées pour permettre une recherche multicritère.  Pour un abonné, l’accès se fait 24h x7 sur Internet à l’aide d’un navigateur du marché, ou bien sur iPad ou les autres tablettes du marché compatibles HTML5. L’accès est accompagné d’une période d’essai gratuite de 30 jours. « Nos formation précise Xavier Sillon, sont extrêmement pratiques et visent à aider les apprenants à maitriser des fonctionnalités d’un logiciel bureautique dont ils ont réellement besoin, plutôt que d’essayer de leur faire suivre un cursus qui les oblige à apprendre des choses dont ils ne se serviront jamais et seront oubliées tout de suite… Nous répondons à une problématique de peine et non de contenu… »

Quelle approche en entreprise

Vodeclic s’adresse aussi aux entreprises et aux organisations qui recherchent des solutions flexibles et économiques de formation de leurs salariés aux outils bureautiques. Un ensemble d’outils statistiques est alors proposé au responsable de cette formation qui permet de suivre et de valider ces formations au sein d’un plan de formation. Xavier Sillon cite à titre d’exemple le cas d’une entreprise de 200 salariés qui souhaite former chaque salarié à Microsoft Office 2010 pourra pour €39.60 par mois former chaque salarié pendant une période de 4 mois, au lieu de €400 par jours en présentiel. Ainsi, Vodeclic a assuré la formation de 2000 assistantes-secrétaires à Office 2007 à l’EDF ou de 1600 personnels administratifs au Centre Hospitalier de Montauban. Il développe aussi un programme appelé Vodeclic Business Partners qui permet à des revendeurs ajoutée d’intégrer l’offre Vodeclic dans leurs propositions de services aux entreprises.

Un accord avec « Orange Cloud Pro » le DSI à la demande

France Télécom annonçait aussi un accord de partenariat avec Vodeclic qui devient partenaire de Orange Cloud Pro, un service mis en œuvre depuis le début de l’année.  Luc Bretones, directeur du domaine Pro et PME chez Orange Business Services précise que Cloud Pro est une alternative professionnelle aux places de marché qui prolifèrent, mais ne permettent pas aux utilisateurs de connaitre la valeur et la qualité des applications qu’ils utilisent et sont obligés de régler chaque problème éventuel avec chaque fournisseur d’application. « L’adhésion à Club Pro est libre et gratuite ajoute Luc Bretonnes, il fonctionne comme un portail qui donne accès à une douzaine de partenaires avec qui nous avons passé des accords exclusif, chaque partenaire couvre un secteur particulier de l’entreprise comme la facturation, le stockage etc… C’est une sorte de DSI à la demande… Les utilisateurs qui accèdent à Cloud Pro peuvent choisir et utiliser les applications qu’ils souhaitent en mode SaaS, y accéder avec un seul et même mot de passe et Orange leur enverra une seule facture. Cloud Pro offre un support unique capable de résoudre tous les problèmes rencontrés par les applications utilisés. »

France Télécom, support de distribution

Pour Vodeclic, l’accord est important dans la mesure où France Télécom dispose d’une énorme base de clientèle, et propose cette offre de services informatiques unifiée et soigneusement sélectionnée à la demande à des petites entreprises qui n’ont pas de responsable informatique. Orange Club Pro, qui dispose déjà de 6000 utilisateurs, continue son développement et devrait annoncer de nouveaux partenaires, plus particulièrement dans des secteurs verticaux comme la santé, les commerçants, les professions de l’hotelerie et de la restauration, le BTP, etc. Luc Bretones précise que Cloud Pro cherche à passer des partenariats avec des petites entreprises Françaises innovantes pour enrichir et élargir son offre de service. Plusieurs nouveaux partenariats du type de celui passé avec Vodeclic devraient être annoncés dans les mois qui viennent.

Le stand Apple à CES 2012

14 janvier 2012

Apple était bien présent au CES 2012. Certes, pas officiellement, mais des milliers de journalistes sont passés devant lors de Digital Experience une conférence organisé en dehors du CES dans le MGM Hotel. Cette conférence qui existe depuis plus de 10 ans accueille dans une seule grande salle une centaine de sociétés qui viennent présenter leurs produits et leurs services. Une autre conférence de ce type existe organisée par Steve Leon, elle s’appelle Showstoppers. L’accès à ces manifestations est réservé exclusivement aux journalistes et aux analystes qui viennent assister au CES, on y mange et on y boit dans une ambiance assez sympas, ça dure 4-5 heures le soir, juste assez de temps pour en faire le tour lorsque l’exposition du CES n’est pas ouverte.

L’intérêt de ce type de conférence "parallèle" est qu’elle coûte beaucoup moins cher que le CES et permet à une petite société d’avoir une énorme visibilité grâce au nombre de journalistes qui s’y presse, sans avoir a mettre en place un stand couteux et déplacer une partie de son personnel pendant 5 jours. On y rencontre en effet les journalistes et les bloggeurs les plus connus, à la recherche de scoop, de sociétés innovantes et d’interviews. Les télévisions peuvent y filmer et les CEO des sociétes, qui ont rapidement compris l’intérêt, sont présents pour des interviews qu’ils accordent volontiers dans un certain brouhaha cependant. Ainsi, HP qui depuis 4 ans n’assiste plus au CES, participe très régulièrement à Showstoppers et à Digital Experience, et cette année montrait quelques nouveautés intéressantes dans le e-advertising développées par sa récente acquisition anglaise Autonomy. Aussi, c’est ainsi qu’Apple fait son CES.

FileMaker gestion de bases de données à l’ombre d’Apple

FileMaker est aujourd’hui la seule base de données qui fonctionne sur iPhone, IPad, Mac OS et Windows. Cette société qui s’est appelée Claris, est une filiale à 100% d’Apple. Qui plus est, elle est dirigée depuis des années par un Français, Dominique Goupil. Cette filiale plutôt discrète reste dans l’ombre d’Apple qui publie tous les ans quelques chiffres sur les activités de FileMaker. La société a développé deux produits: une base de donnée professionnelle appelée FileMaker Pro, et un produit dérivé pour iPhone, iPad qui s’appelle Bento. Ce dernier est un des rares logiciels de gestion de bases de données porté sur iPhone et iPad, une petite prouesse qui a nécessité la création d’un « file system » spécifique, puisque iOS ne comporte pas de système de gestion de fichiers.

Bento est aujourd’hui au top 10 des applications les plus vendues sur iTune dans sa catégorie et récemment, les responsables de FileMaker annonçaient avoir vendu 1 million de Bento. Avec Bento, il est possible de développer des applications verticales spécifiques sur iPhone et iPad ainsi que des applications professionnelles. FileMaker précise ainsi qu’avec Bento, il est possible de développer un ensemble d’applications qui permettent de faire fonctionner et de gérer une petite entreprise avec un iPhone ou un iPad.

FileMaker Pro, aujourd’hui à sa version 11, est un système complet de gestion de base de données qui existe sur le desktop et en version serveur, aussi bien sur Mac OS que sous Windows et sur le Web. Il est accompagné d’un grand nombre d’outils et de templates qui permettent de développer des applications sur le Web. En France, FileMaker est particulièrement utilisé dans les collectivités locales de taille moyenne parce que ses développements ne demandent pas d’équipes spécialistes de la programmation, mais simplement un bon background et une bonne compréhension du développement d’une application. Grâce à une extension appelée FileMaker Go, un utilisateur peut accéder à ses bases de données sous FileMaKer Pro à partir de son iPhone ou de son iPad, ce qui ouvre un champ assez larges d’usages professionnels ou non, à partir de l’iPhone.

Verra-t-on un jour une version de FileMaker Go pour les appareils (téléphones et tablettes) sous Android ?

CES 2012 : 5 Français dans le grand zoo numérique – Withings

11 janvier 2012

Ca se confirme, le CES 2012 sera un grand cru. Pourtant, alors que la mobilité, la télévision et les objets internet sont au cœur de la problématique du CES 2012, c’est en France que l’innovation de rupture arrive avec l’annonce de Free Mobile dont les tarifs d’abonnements sont aujourd’hui sans concurrence et dont le prix du téléphone sera facturé séparément de l’abonnement aux services. Les terminaux vendus par Free seront donc désimlockés, c’est-à-dire qu’ils seront indépendants de l’opérateur qui offre le service et la carte SIM fonctionnera sur des appareils préalablement désimlockés.

Free ne deviendra pas un vendeur de téléphones mobiles

Cela signifie que Free ne va pas, comme ses confrères, se transformer en vendeur de terminaux de toutes sortes, mais conservera son métier de fournisseur de services numériques et de transporteurs de données fixes ou mobiles. Si tous les opérateurs se mettaient à déverrouiller leurs terminaux, on devrait voir arriver très rapidement une nouvelle vague d’innovation dans les smartphones suivie très probablement d’une baisse des prix générale des smartphones, grâce à une plus grande transparence.

Les Américains ne sont pour l’instant guère conscients du nouvel impact de cette offre, alors qu’AT&T vient, au grand soulagement de bon nombre d’observateurs, de se voir refuser l’autorisation d’absorber T-Mobile pour cause de tentative de destruction du peu de concurrence qui restait. T-Mobile pourrait-il à lui seul réagir comme Free aux Etats Unis et donner un bon coup de pied dans la fourmilière. Peu probable dans la mesure où sa maison mère, Deutsche Telekom, le très « opérateur historique » Allemand, qui cherche depuis longtemps à se débarrasser du bébé dont il ne sait que faire, ne veut pas entendre parler d’investissements supplémentaires. Free démontre pourtant en France qu’il ne s’agit pas obligatoirement de puissance d’investissement, mais plutôt d’une volonté et d’une approche différente qui font bouger les choses.

Withings, un français dans le healthcare mobile

Cedric Hutchings CEO de Withings

De retour au CES, je notais que la manifestation CES Unveiled, prise d’assaut par des centaines de journalistes venus du monde entier, a honoré 5 sociétés Françaises parmi la petite centaine de sociétés sélectionnées. Cedric Hutchings, CEO et cofondateur de Withings, son baigneur dans les bras, présentait son nouveau pèse bébé numérique, première mondiale pour ce qui est d’un pèse bébé connecté à Internet. Withings est une société crée à Paris en 2008, dont le premier produit était un pèse personne électronique connecté à Internet par WiFi. Grâce à une interface accessible à tous, il permet aussi à des tierces parties de développer des applications innovantes autour de cet objet connecté. « Nous ne sommes pas une start’up en train de développer des services de demain, explique Cedric Hutchings. Nous proposons un produit connecté, aussi facile à utiliser que son équivalent non électronique, mais qui offre beaucoup plus de possibilités parce que les données recueillies peuvent être automatiquement stockées sur un téléphone cellulaire ou un ordinateur, puis présentées et traitées comme le souhaite l’utilisateur. » C’est une réalisation concrète de ce qu’on appelle l’Internet des objets…

Une rapide internationalisation

La balance de Withings peut se connecter à Google Health ou Microsoft Health Vault, préfigurations américaines aujourd’hui très opérationnelles du Dossier Médical Personnalisé (DMP) qui n’arrive pas à voir le jour en France. Avec cette balance, puis un tensiomètre connecté à un téléphone cellulaire et un « smart baby monitor » véritable outils de vidéo surveillance de bébé 24×24 connecté à l’iPhone présentés tous les deux au CES 2011, Withings entrait avec succès sur les marchés Américains, Japonais et Chinois grâce son système de distribution sur Internet. A noter que le smart baby monitor dispose de technologies comme la vision nocturne et permet aussi de parler au bébé ou de lui diffuser de la musique à partir de son iPhone. Ce produit gagnait un Innovation Award au CES 2011.

Un Cloud « santé et bien être », ouvert et agnostique

Au CES 2012, Withings gagnait une nouvelle récompense pour son pèse bébé connecté et entrait dans le Cloud en annonçant une plateforme de stockage qui permet de stocker toutes les données de santé récupérées par ses appareils ou encore par d’autres appareils connectés comme Zeo Sleep Manager, une application qui contrôle le sommeil ou Runkeeper, une application de coaching en ligne d’exercices et d’entrainement sportif qui comporte 7 millions d’utilisateurs. Un utilisateur peut donc rapprocher ses données recueillies par le tensiomètre de Withings avec d’autres données recueillies par d’autres appareils ou applications.

L’intérêt de cette plateforme de Cloud est une interface ouverte qui permet aux utilisateurs d’ouvrir leurs données à des applications extérieures et même à d’autres appareils. Aujourd’hui, les accords passés par Withings permettent à près de 40 millions d’utilisateurs d’accéder à cette API. Cedric Hutchings indique son intention de développer de nouveaux appareils et de permettre aux utilisateurs de mieux appréhender en ligne tous les aspects de leur santé : « avec 4 appreils différents, nous avons acquis une bonne expérience et une bonne compréhension des données que les utilisateurs veulent obtenir en un même endroit. Nous avons ouvert cette plateforme en ligne de Santé et de Bien être totalement agnostique, parce que d’autres sociétés nous l’ont demandé pour leurs utilisateurs."

CES: 5 sociétés française dans le grand zoo numérique – Parrot

9 janvier 2012

CES Las Vegas

Et voila, arrivé dimanche  à Las Vegas, je viens assister au CES 2012, année qui pour plusieurs observateurs, pourrait bien être une année bien meilleure que prévue… Pas question de cacher les difficultés qui nous attendent, d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique, mais ce côté-ci de la marre (j’entends le côté Américain), vois l’avenir de façon  un peu plus optimiste que de l’autre côté (j’entends le côté Européen), même si tous les deux font face à des échéances électorales et financières qui pourraient passablement contribuer à brouiller les cartes au dernier moment. Et là où les Etats Unis ont recommencer de créer des emplois, la France en perd encore.
Un CES qui pourrait être historique
Le CES, véritable défonce du consommateur numérique semble, à en croire ses organisateurs, d’ores et déjà un excellent cru. « Toute grande société de technologie qui se respecte dans le monde participe en force cette année affirme Gari Shapiro, CEO du CES. Si un grand nombre d’entre elles viennent comme exposant, d’autres envoient leurs responsables pour rencontrer du monde, parler dans des conférences, ou tenir leurs propres événements en marge du shows." 2700 exposants devrait attirer prés de 150000 personnes, hissant cette année parmi les meilleurs CES jamais vus et ce CES 2012 à plusieurs titres pourrait marquer le « vrai » passage de l’économie américaine à l’économie numérique.

Un signe qui ne trompe pas est peut-être la prolifération du WiFi dans Las Vegas, qui pourtant n’a jamais été considéré comme une ville technologique, plus portée à récupérer les dollars de ses visiteurs dans les machines à sous, les shows, les restaurants, les boites de nuit et autres divertissements que dans des technologies qui jusque là étaient perçues comme un détournement stérile. Le smartphone a changé l’approche technologique de Las Vegas… A noter aussi, l’énorme influence d’Apple sur ce show auquel il n’a jamais participé. Les responsables du CES ont ainsi développé une application pour iPhone, MyCES, qui en soit même montre le chemin parcouru depuis les années ou le journaliste devait trimbaler des tonnes de documentation papiers proposés par les exposants les rapporter chez lui, les classer et en extraire la teneur. Aujourd’hui, MyCES met tous ceci dans la main, immédiatement et instantanément accessible, et beaucoup d’autres choses encore.

Inauguration pour 5 sociétés françaises

Les 2 premiers jours du CES sont en principe réservés à la presse, qui ne rate pas l’événement. Donc ce dimanche après, plus d’un millier de journalistes (ou assimilés) venus du monde entier, déjà à pied d’œuvre, caméras, appareils photos et smartphones à la main ont littéralement pris d’assaut la salle ou se déroulait la séance d’inauguration du CES, où une centaine d’entreprises présentaient leurs nouveaux produits dument sélectionnés par l’organisation du CES comme étant particulièrement innovants.

En cherchant bien, parce que leurs stands étaient assaillis comme tous les autres par des nuées internationales, avides de nouveautés, j’ai pu repérer 5 sociétés Françaises qui ont pu, pendant les 4 heures de cette manifestation faire leur plein de contacts et de présentations, distribuer et recevoir des cartes de visites qui seront soigneusement gardées et écouter les commentaires de chacun et espérer obtenir une large couverture de presse dans le monde entier.  Ces sociétés sont Parrot, QooQ, Withings, Sculpteo et Invoxia.

Parrot lance des applications pour les véhicules

Impossible d’aborder de près ou de loin le stand de Parrot cerné de caméras venu filmer son « drone » enrichi au fil des années, un succès qui ne faibli pas.
La société entrait cette année de plain pied sur le marché dit de la « Télématics », c’est-à-dire des véhicules connectés. (Je reparlerai de ce secteur en pleine évolution à travers une conférence qui s’est déroulé en marge du CES).
En 2011 Parrot avait annoncé une plateforme sous Android appelée Asteroid, destiné à offrir un noyau de connectivité sans fil aux véhicules. A CES 2012, il présentait 3 produits basés sur cette plateforme, Asteroid CK, Asteroid NaV et Asteroid 2DIN. Asteroid CK est un système Bluetooth doté d’un petit écran de 3,2 pouces et d’une manette de contrôle a distance qui s’accroche sur le volant de n’importe quelle voiture. L’appareil, relié à un smartphone, peut se connecter à Internet en mode dépendant (tethering) par Bluetooth ou par un accès WiFi. Il comporte un système de reconnaissance vocale, il peut jouer de la musique stocke sur un smartphone ou un autre appareil utilisant les SD Card) et sert aussi de système d’appel main libre.
Asteroid NAV  est un système de Navigation main libre basé sur un écran 5 pouces utilisant la même manette de commande sur le volant. Il va chercher le système de navigation sur Internet par connexion via un smartphone et offre différentes amélioration dans l’écoute de la musique, l’assistance à la conduite et la géolocalisation.
Enfin, Asteroid 2DIN est un appareil basé sur un écran 6,2 pouces qui sert de récepteur multimédia grâce a des entres sorties audio, video, RCA  et téléphonique en mode esclave (tethering) via bluetooth avec un smartphone. Il offre les mêmes caractéristiques que Asteroid NAV, mais comporte des amélioration audio comme une sortie subwoofer. Les prix ne sont pas encore annoncés et la disponibilité est prévue dans quelques mois, le temps de construire un réseaux de revendeurs installeurs aux Etats Unis. Le SDK Android permet à qui le veut de développer des applications pour ces appareils. Dès la deuxième moitié de 2012, les applications seront présentées sur un « Asteroid Market » mis en œuvre par Parrot.


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