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Retour de Barcelone MWC 2012 – Fréquences rares et nouvelles architectures

4 mars 2012

Cette année, il a fait beau. Pas de parapluies ou d’imperméables, mais un beau ciel bleu et un temps assez doux. Est-ce un indicateur du temps qu’il fera au cours de cette année mobile ? Les multiples annonces effectuées durant cette manifestation semblent le présager… Mais  je ne suis pas vraiment très sûr que le beau temps soit au rendez vous sur le long terme…

Les fréquences hertziennes, « l’or noir » de l’économie du mobile

Les fréquences hertziennes sont à la base de tout l’écosystème du mobile qui s’était réuni à Barcelone à la fin de ce mois de février 2012 comme il le fait depuis maintenant 7 ans. Les fréquences hertziennes sont à l’économie de la téléphonie et de l’internet mobile ce que le pétrole est au vaste système économique construit autour de l’automobile.  Outre un mode de fonctionnement assez complexe, parfois assez mystérieux, voir magique (ou encore maléfique) pour le grand public,  la grandes particularité des fréquences est d’être une ressource rare. Pourtant, jusqu’à une époque assez récente, on ne se souciait guère ce cet aspect clé… un peu comme le pétrole qu’on a largement gaspillé pendant des années et dont aujourd’hui on voit les réserves s’épuiser.  Les fréquences hertziennes disponibles pour alimenter une demande croissante de services mobiles et transporter des quantités de données en croissance exponentielle sur des territoires toujours plus vastes sont extrêmement rares.

Améliorer l’information sur les fréquences

Pour cela, il faudrait mettre en place une véritable politique de gestion des fréquences, à la fois au niveau de chaque pays et au niveau international, permettant une meilleure information et une plus grande transparence. La récente tentative manquée du rachat de T-Mobile par AT&T aux Etats Unis, qui s’appuyait sur une argumentation plus ou moins crédible autour d’un soit disant manque de fréquences pour couvrir le territoire en 4G, a bien mis en évidence les besoins d’information et de clarté sur les choix et les équations économiques de certains opérateurs. Ainsi AT&T en mettant la main sur un vaste ensemble de fréquences, renforçait et verrouillait son monopole sur l’ensemble du territoire américain.

Lors du MWC 2012, le Dr Hamadoun Touré, Secrétaire Général  de l’ITU (International Télecommunication Union) rappelait le rôle éducatif de l’institution qu’il dirige. « L’attribution des fréquences est un processus complexe qui répond à des règles techniques précises, plus particulièrement parce qu’il faut prévenir les interférences, expliquait-il.  Mais elle répond aussi à de longs processus de négociations entre les acteurs qui participent à leur utilisation.» Pour lui, il est nécessaire de promouvoir une régulation fortement renouvelée qui ne soit plus basée sur la prédominance de la voix mais prenne en compte les nouvelles caractéristiques du monde des télécom ou les données prédominent sur les réseaux mobiles à haut débit. « Nous devons faciliter une meilleure régulation, ajoute-t-il, qui crée de la valeur et de la concurrence et permettre le passage de l’analogique au numérique, dans tous les pays. »

Partage et mutualisation des réseaux.

Dr Hamadoun Touré Sec Gal ITUUne information plus détaillée sur les processus d’allocation des fréquences et de partage des réseaux (fixes et mobiles) semble donc nécessaire. En effet la dernière conférence WRC-12 de Genève en janvier 2012 mettait en place les fondements d’une nouvelle régulation des fréquences après 4 semaines de négociations intensives ou les enjeux comme la mutualisation, l’usage efficace du spectre, le partage des infrastructures ont été longuement discutés. Certains aspects de partage et de mutualisation des réseaux mobiles renvoient directement à la récente polémique inepte autour de la couverture du réseau du nouvel opérateur Free Mobile en France. Des attitudes rétrogrades comme celle de Jean Bernard Levy patron de SFR qui accuse France Télécom d’avoir louée son réseau à Free montrent un évident besoin d’information et d’explication pour le grand public. Une plus grande transparence sur la manière dont sont allouées les fréquences (un bien public rare), sur la manière dont sont partagés (ou pas) les réseaux fixes et mobiles permettront aux utilisateurs de mieux différencier les offres et améliorera la concurrence sur le marché…

La qualité des réseaux mobiles laisse à désirer

L’arrivée de la téléphonie mobile 4G est maintenant une chose acquise, mais la question reste de savoir quand les déploiements commerciaux auront-ils lieu ? Les réseaux sont-ils prêts ? Y aura-t-il suffisamment de fréquences pour répondre aux besoins toujours croissant de transport des données pour chacun, en tous lieux et à toute heure ? Quels investissements ces réseaux nécessitent-ils?  Quelle mutualisation des réseaux faut-il promouvoir pour accroitre l’efficacité des infrastructures et en baisser les coûts ?  Aujourd’hui, quelques pilotes pré-4G, fortement relayés médiatiquement, ont lieu dans plusieurs pays dont la Suède et les Etats Unis, mais dans la réalité, les réseaux 4G ne sont pas encore là et la qualité des réseaux mobiles laisse à désirer. D’autre part, le problème de la voix sur le 4G n’est pas encore résolu et plusieurs solutions étaient présentées à MWC par Fraunhaufer, Qualcomm ou d’autres fabricants de composants.

Une nouvelle vague d’innovation dans les équipements

Au MWC de Barcelone un foisonnement de nouvelles technologies et d’architectures pour l’équipement de ces réseaux était présenté chez les grands équipementiers, et les moins grands. Ainsi parmi les grands, Alcatel-Lucent cherche à reprendre la main en matière d’innovation pour ne pas se laisser désintégrer par les équipementiers chinois très agressifs ou par le géant Coréen Samsung qui a clairement indiqué ses intentions dans ce secteur. Quelques start’up Françaises comme e-Blink se distinguent par des solutions originales.

L’arrivé du 4G, beaucoup plus puissant,  plus souple et plus flexible que le 2G et 3G, pose de nouveaux problèmes d’architecture de réseau qui nécessitent des approches nouvelles.  Il en résulte un regain d’innovation sur la manière de multiplier les cellules pour augmenter la couverture et répondre à la demande exponentielle d’un nombre croissants d’utilisateurs, tout ceci compte tenu du spectre disponible. D’autres développements innovants apparaissent aussi sur la manière de soulager le réseau cellulaire en basculant automatiquement vers les réseaux WiFi. Cependant l’approche femtocells où le particulier dispose d’un boitier à la maison qui relaie le signal 3G et assure le basculement vers le WiFi, semble avoir été abandonnée par les opérateurs qui voient dans ce boitier une menace sur la sécurité de leurs réseaux.

ORANGE FRANCE TELECOM : VERS LA FIN DES ILLIMITES

6 juin 2011

France Télécom semble beaucoup envier la situation de ses confrères opérateurs américains qui leur permet d’augmenter leurs tarifs comme ils veulent sans grand contrôle de la part de la FCC. Stéphane Richard, PDG de Orange France-Télécom a désormais ses entrées au Wall Steet Journal et il en profite largement pour exprimer et faire passer un certain nombre de messages qui entrent dans une vaste campagne de sensibilisation destinée à faire admettre au grand public la version « opérateurs » de la Neutralité du Net, élément clé de la nouvelle stratégie de l’opérateur historique. A la fin du mois de mai, la veille de son intervention au e-G8, Stéphane Richard accordait une nouvelle interview au Wall Street Journal (Allthingsdigital) publié par Dow Jones and Co lui-même détenu par News Corp dont le propriétaire est Rupert Murdock, lui aussi invité par Nicolas Sarkozy au e-G8,. Dans cette rubrique du Wall Street Journal, dédiée aux technologies numériques, il y parle un peu plus librement et donne un certains nombre de précisions techniques sur cette guerre de position qui oppose les vieux opérateurs de télécommunication (FT, AT&T, Verizon, Comcast, Deutsche Telekom, Vivendi, Vodaphone, etc… ) aux nouvelles sociétés du numériques (Facebook, Apple, Google, Amazon, Skype, Groupon, Linkedin, etc…) qui proposent leurs nouvelles infrastructures de services  au dessus (over the top) de la tuyauterie des réseaux fixes et mobiles.

Contrôler l’utilisateur et avoir la main sur son portefeuille

Dans un premier temps, l’auteur de l’interview fait remarquer que le réseaux de France Télécom est celui qui « supporte » le plus d’iPhone dans le monde, après celui d’AT&T. Dans les coulisses de France Télécom, il est reconnu que les responsables  groupe n’aiment pas l’iPhone, même si il apporte beaucoup de chiffre d’affaire, d’une part parce qu’il augmente de façon significative le trafic sur le réseau, d’autre part parce que France Télécom doit payer des redevances à Apple, enfin et surtout parce qu’Apple dispose d’un lien très fort avec ses utilisateurs et d’un fort pouvoir de contrôle par le biais des applications et du contenu téléchargé sur l’Appstore et iTunes. « Chacun devrait les remercier d’avoir mis un tel produit sur notre marché » rappelle pourtant Stéphane Richard, mais très ouvertement à l’intérieur de France Télécom, on joue Android contre l’iPhone parce que Android est un système plus ouvert qui permet à l’opérateur d’avoir entièrement la main sur l’utilisateur et, plus important encore, sur son portefeuille. Stéphane Richard ajoute : “Pour moi, le risque théorique est, plus que tout autre chose, que Google puisse utiliser les releases d’Android comme une arme dans leurs relations avec les fabricants de terminaux (smartphones) et indirectement contre les telcos. Cependant, ils n’ont pas réellement essayé de le faire. »

La neutralité du Net est un moyen d’y parvenir

Stéphane Richard aborde ensuite candidement  la neutralité du Net et précise: “ Tout le monde parle de la neutralité du Net, mais la neutralité du net n’est pas seulement un problème de gestion de tuyaux… Elle s’étend aussi à la gestion des boutiques d’applications… Si vous avez des gens comme Apple qui gèrent leurs boutiques d’applications et disent: celle-ci-est OK mais je ne veux pas voir cette application dans ma boutique, alors il y a un problème… » En effet, examinons comment les opérateurs ont pendant longtemps empêché la mise en œuvre de l’application de Skype sur les téléphones mobiles… en empêchant cette application de fonctionner sur leurs réseaux. La démarché est la même qui est reprochée par Stéphane Richard, avec des moyens différents et la dépendance à l’opérateur est alors plus profonde, particulièrement dans un marché comme celui des Etats Unis où les 2 opérateurs télécom  se partagent le marché dans un oligopole exemplaire avec un unique opérateur de câble (Comcast) et un régulateur impuissant. Les services innovants ne viennent en effet pas des opérateurs.

Faire payer la consommation des données

L’article rappelle ensuite plusieurs positions de Stéphane Richard exprimée à la fin de 2010 sur le sujet. «  Les opérateurs de services noient les réseaux sans aucune incitation, dit-il, il est nécessaire de mettre en place un système de paiement par les opérateurs de services en fonction de leur utilisation » Plus loin il ajoute… « Nous allons progressivement nous écarter de l’approche illimitée qui a été la marque de fabrique de notre industrie vers quelques choses de plus sophistiqué ». En d’autres termes, les opérateurs vont encore plus souvent se prendre les pieds dans le tapis avec des activités marketing encore plus sophistiquées et encore plus coûteuses pour mieux contrôler et augmenter la facture de l’utilisateur final.   En 2010,  Giuseppe de Martino, Directeur juridique de Dailymotion précisait : « Actuellement, environ 40% de nos dépenses sont déjà de toute façon dans le réseau- serveurs, peering, notre propre réseau de livraison de contenu et d’autres ressources.. Si les opérateurs téléphoniques veulent que nous partagions leurs dépenses, peut-être on devrait alors parler de partager leur revenus d’abonnement aussi… ». Dailymotion partage maintenant les revenus de France Télécom, tout simplement parce qu’il a été racheté par France Télécom en début de cette année…

Négociations avec Apple, Appstore et carte SIM

Revenant sur les relations avec Apple, Stéphane Richard précise que des négociations ont eu lieu sur différents points. . « Nous avons pu arriver à des solutions avec les gens d’Apple, mais si ils sont un peu durs… On est capable de trouver des solutions, nous ne sommes pas en guerre, mais c’est vrai que ça peut être dur.  Bien sûr, nous préférerions voir ces services enfouis dans le terminal comme nous le faisons avec Android (sur les terminaux Samsung ou HTC). Ca n’est pas possible avec Apple. Nous devons continuer d’apporter ces applications à nos clients à travers l’appstore, sachant clairement que nous avons accès à l’appstore. »  Et il menace…« En cas de problème, nous irons devant la justice…si par exemple Apple dit, je ne veux pas de cette application… » Apple a aussi travaillé depuis plusieurs années à réduire la taille des cartes SIM pour réduire encore la taille de l’ iPhones. Il aurait aussi envisagés un iPhone sans carte SIM, au sein d’un programme appelé e-SIM project ou encore une carte SIM modifiée qui lui permettrait de s’insérer facilement entre l’opérateur et l’abonné.  Stéphane Richard indique : «  Nous leur avons tous dit que c’était une mauvaise idée (de supprimer la carte SIM) parce que c’est une pièce cruciale de la sécurité et du processus d’authentification. » A noter que certains opérateurs américains comme Verizon ne l’utilisent pas et ne connaissent pas plus de problèmes de sécurités que d’autres…). Il poursuit : «  cela serait très difficile pour les opérateurs téléphonique de gérer leurs relations clients…Je pense qu’ils ont compris ce point. Nous avons eu un échange et un dialogue très constructifs avec eux. Nous allons travailler avec eux pour standardiser un nouveau format de carte SIM qui prenne en compte nos besoins de sécurité et d’authentification qui soit aussi compatible avec leurs souhaits en termes de taille. »  

Cri d’alarme au e-G8 : « Le réseau risque de s’écrouler »

Au cours de cette interview, il place une idée qu’il exposait le lendemain au cours de sa présentation au e-G8 en indiquant que le réseau pourrait s’écrouler à cause d’un trafic trop important. Il crie au loup… En effet, la stratégie des opérateurs en matière de capacité de réseau est très ouvertement de ne pas investir selon les besoins, mais en dessous, de façon à toujours maintenir une pression et une certaine rareté sur la bande passante, et ainsi en maintenir la valeur… « Nous sommes les gens qui tiennent les tuyaux » rappelle-t-il. Il voit un problème « parce que les gens qui créent le trafic ne sont pas réellement incités à gérer le trafic proprement et globalement » comprenez : le gérer de la manière dont le voient les opérateurs qui considèrent les tuyaux, et les fréquences comme leur propriété personnelle.  Cette vision passe encore aux Etats Unis, mais elle passe de plus en plus difficilement en Europe ou encore dans les pays en voie de développement pour qui le décollage dépend de ces infrastructures et rend l’utilisateur entièrment captif de celui qui détient l’infrastructure et impose des péages un peu partout.

Stratégie de restriction de la bande passante

Cette stratégie de restriction de la bande passante est donc aussi un bon moyen de faire pression sur les gouvernements qui cherchent à le réguler et de presser l’utilisateur pour maintenir l’ARPU, tout en criant à qui veut bien l’entendre que la concurrence est odieusement avantagée par des positions monopolistiques, savamment protégées à l’étranger.  Or le coût de la bande passante ne cesse en effet de baisser dans un mécanisme à peu près identique à celui de la loi de Moore dans les PC. Il est reconnu que le coût des réseaux de fibre optiques sont pour plus de 70% dans le génie civil (les tranchées qu’il faut creuser pour y mettre la fibre) et que le prix des matériels baisse alors que la capacité de bande passante d’une fibre continue d’augmenter de façon vertigineuse (32 terabits/seconde pour une seule fibre).  Mais plutôt que de répercuter cette baisse de coût à l’utilisateur comme l’a fait Intel pendant des années avec le coût des processeurs dans des PC toujours plus puissants et moins chers (à noter que les investissements de Intel en outils de productions et en R&D sont énormes…), les opérateurs préfèrent faire plus de marge pour payer leurs dettes, des dépenses somptuaires dans les contenus et imaginer de nouvelles stratégies marketing inutiles pour verrouiller leurs abonnés. La position monopolistique des opérateurs  se fait sur le dos de l’utilisateur alors que les positions monopolistiques d’un Microsoft ou d’un Intel avec le PC, d’un Facebook ou d’un Google profitent particulièrement à l’utilisateur final puisqu’elles lui apportent des services nouveaux et des possibilités nouvelles à des coûts nuls ou fortement décroissants.

La question qu’il aurait fallu poser au e-G8

Stéphane Richard conclue son interview au Wall Street Journal en disant, sans mentionner directement la bande des 4 (Google, Facebook, Apple et Amazon).  « Il y a un déséquilibre dans le système général, ce qui de notre point de vue est un problème majeur… Il est totalement impossible d’absorber une telle explosion du trafic sans premièrement, clairement investir massivement dans le spectre et les équipements et deuxièmement sans introduire de nouvelles approches de fixation des prix. »  Maurice Levy, le PDG de Publicis a « oublié » de poser la question à Mark Zuckerberg ou à Eric Schmidt de savoir ce qu’ils pensaient du cri d’alarme de Stéphane Richard. En effet, alors que les 4 (et d’autres encore) sont en train de créer de véritables infrastructures de services qui utilisent des tuyaux qui « appartiennent » aux opérateurs, ne sont-ils ils pas inquiets d’entendre Stéphane Richard dire que ces tuyaux risquent d’exploser parce qu’il n’investi pas suffisamment pour garder le contrôle des utilisateurs? A quelle stratégie de backup ont-ils pensé pour se passer des opérateurs le jour où cela arrivera? Il est certain qu’ils y reflechissent…

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Jonathan Benassaya, "l’internaute est devenu un A.D.D"

14 avril 2011

Le co-fondateur de Deezer faisait hier une présentation lors d’une rencontre organisée par l’Association France Amérique Jeunes. Connaissant Jonathan puisqu’il intervient comme Mentor dans le Founder Institute www.founderinstitute.com dont je dirige les destinées à Paris, j’ai fait le déplacement vers le superbe Hôtel Le Marois qui héberge l’association France Amérique rue Franklin Roosevelt à Paris. Une soixantaine de personnes étaient là, essentiellement des jeunes, bien que quelques « ancêtres » dont je fais partie  avaient abandonnés leur feuilleton du mercredi soir à la Télé pour se rafraichir un peu les idées.

Jonathan y a parlé essentiellement de la création d’entreprise, de son expérience de créateur, et il fait une analyse de l’évolution d’internet tout à fait pertinente et judicieuse,  qu’un bon nombre de chefs d’entreprises et plus particulièrement des responsables internet dans les grandes entreprises pourront utiliser avec beaucoup d’intérêt…
"En 1995, Internet était l’internet des pages, l’internet des annuaires…. il est ensuite devenu l’Internet des moteurs de recherche, où l’on a mis de l’intelligence… de 2000 à 2005, il est devenu l’internet social où les gens peuvent interagir entre eux… Aujourd’hui, Internet entre dans une nouvelle ère parce qu’il est devenu mon Internet, c’est Internet qui s’adapte à moi, c’est mon Internet…     Le web est devenu une porteuse…."

"L’internaut est aujourd’hui atteind de A.D.D, ce qui signifie en anglais "attention deficit disorder…", il a du mal à faire  une seule tâche à la fois….  c’est donc tout un programme qui n’échappera pas à ceux qui réfléchissent sur l’avenir d’internet…

J’ai enregistré la présentation de Jonathan et plutôt que d’en faire un transcript long et fastidieux à lire, je le mets tel quel, sans coupure, sur cette page pour l’écouter.

Elle dure plus d’une heure avec les questions réponses…

Ecouter le podcast (après quelques secondes de téléchargement)

MWC 2010: De la théorie à la pratique du bordel ambiant…

21 février 2010

Le froid et la pluie inhabituels qui ont régné la semaine dernière sur Barcelone pendant le Mobile World Congress sont allés de pair avec l’atmosphère de douche écossaise qui s’est abattu sur le vaste écosystème de la mobilité tout au long de la manifestation.  Les opérateurs, les constructeurs et les développeurs d’applications ont déversé beaucoup de nouveautés, chaque nouvelle annonce allant en général à l’opposé des autres faites précédemment, à un public qui ne savait plus où donner de la tête, cherchant à se raccrocher à quelque grande tendance…

A travers toutes ces annonces, intéressantes pour un grand nombre d’entre elles pour peu qu’on les prenne isolément, ce sont surtout des questions qui surgissent si l’on cherche à trouver un fil conducteur. C’est pourquoi je me suis souvenu du livre de Roland Moreno, inventeur de la carte à puce, invention remarquable qui n’est toujours pas utilisée comme elle le devrait. Je vous conseille de lire les mises à jours du « la Théorie du Bordel Ambiant » sur le site de Roland Moreno, elles s’orientent vers la « Pratique du Bordel Ambiant », sachant qu’il est toujours utile et nécessaire le lier la pratique à la théorie… C’est vraiment d’actualité, et Roland Moreno est un inconditionnel d’Apple qui était absent du Mobile World Congess, mais tellement présent en même temps….

Une guerre des OS, un marché fragmenté…

C’est vers le secteur des OS mobiles et du développement des applications que se sont principalement centrées les annonces, avec différentes approches selon ceux qui les ont proposées. Bien sûr, Apple n’était pas présent à cette manifestation. Son approche totalement verticale et fermée a permis de proposer un produit homogène, très attrayant pour le consommateur même si il est cher, de créer un marché des applications qui s’est développé sur une audience devenue rapidement respectable.

Cependant, les opérateurs haïssent Apple parce qu’il leur rafle les opportunités d’offre de services en allant chercher lui-même le contenu qu’il contrôle et il contrôle aussi lui-même les applications sur l’appareil. De plus, progressivement, l’exclusivité dont disposaient certains opérateurs disparait sous la pression des régulateurs. D’autre part l’utilisation de l’iPhone à mis plus d’un réseau d’opérateur à genoux, ce qui n’était pas vraiment prévu… Avec Apple, les opérateurs ne sont plus totalement maîtres sur ce qu’ils estiment être leur pré carré…

Les opérateurs et les constructeurs de téléphone (dont principalement Motorola) ont donc accueilli très favorablement l’arrivée d’Android, une plateforme à priori libre, ouverte et gratuite dont la démarche est complètement à l’opposée d’Apple. Mais à l’inverse, elle provoque plus de fragmentation dans la mesure où chacun utilise ce noyau Open Source à sa manière et peut ajouter ce qu’il veut. La boutique d’applications mobiles de Google est aussi plutôt perméable.

Dans la foulée, Samsung, sur la base de sa base installée de deuxième constructeur mondial de téléphone annonce son propre OS appelé Bada, dont l’objectif est d’homogénéiser ses propres terminaux. Il est porté par son nouveau téléphone Wave et la future Samsung App store. Les développeurs d’applications vont-ils s’intéresser à Bada comme ils se sont jetés sur l’iPhone OS ? Apple a toujours été innovant dans le logiciel (OS et applications) depuis 30 ans…Samsung n’a guère d’expérience dans ce secteur, un critère qui compte beaucoup.

Motorola quant à lui a en grande partie misé son renouveau sur Android. Son interface appelée Blur a reçu un accueil plutôt favorable dans la mesure où il apporte un assez grand nombre de caractéristiques que l’on trouve sur l’iPhone, notamment en ce qui concerne les réseaux sociaux. Le futur de Motorola dans la téléphonie cellulaire semble s’éclaircir un peu depuis l’arrivée du nouveau co-CEO, Sanjay Jha, chargé de toute l’activité mobilité.

RIM, qui occupe la deuxième place sur le marché des smartphones avec son Blackberry, met de l’eau dans son vin et cherche à conserver son rôle mixte de fournisseur d’une plateforme de données et de fabricant de téléphone. Il offre désormais gratuitement son serveur aux PME, rendant ainsi gratuite la mise en œuvre des services du Blackberry dans les petites entreprises jusqu’à une cinquantaine de terminaux.

Microsoft crée la surprise

La dessus vient Microsoft qui prend tout le monde à contre pied avec Windows Mobile 7. Grâce à une interface entièrement redessinée et une définition très précise et rigoureuse de la plateforme matérielle sur laquelle cet OS fonctionnera, Microsoft joue la synergie entre les 3 écrans le PC, la TV (avec le Zune et la Xbox) et le mobile… Grace à Internet et les outils d’Azure, les trois sont interconnectés sur le Cloud. Après la récente annonce de Windows 7, l’accord entre Bing et Yahoo, Windows Mobile 7 et le Cloud, les utilisateurs disposeront des mêmes mécanismes de recherche, de synchronisation, de messagerie, d’accès aux réseaux sociaux et de gestion, des mêmes applications de productivité.

Bien tentant pour les entreprises si l’outil mobile n’est plus la charrue qu’était Windows Mobile 6.5. Avec une interface très attractive et plus simple pour le consommateur, des appareils plus puissants, Microsoft aimerait bien faire entrer son téléphone dans l’entreprise, face au Blackberry qui y joue un rôle majeur. A noter, Microsoft s’est allié avec Qualcomm pour définir le cœur de la plateforme mobile. Intel ne fait plus partie du jeu, il s’est allié avec Nokia…

Le torchon brule-t-il entre les 2 ex-alliés… ? Qualcomm est un ennemi intime d’Intel. Microsoft joue le jeu des fabricants et des opérateurs en leur permettant de se différencier et en leur permettant de véhiculer des contenus exclusifs. Il a passé des accords spéciaux (non divulgués) avec deux des principaux vecteurs du succès d’Apple, Orange et AT&T… Mais il faudra attendre la fin de l’année pour en savoir plus.

Nokia segmente son approche OS pour homogénéiser la plateforme… !!

Le numéro un des constructeurs de téléphone annonçait son alliance avec Intel, venu à la rescousse pour renforcer le haut de gamme de la marque. Son développement sur le marché américain reste toutjours un problème majeur pour la compagnie Finlandaise. La pateforme Meego est la réunion de Maemo et de Moblin, un OS linux Mobile développée par Intel. Nokia utilise des composants Open Source dans son OS pour en faire baisser le coût et pour faciliter la mise en place d’outils de développement cross plateforme.

Trois plateformes subsistent chez Nokia, La série 40 pour l’entrée de gamme, Symbian qui représente la majorité de la base installée et Meego. Cette dernière est destinée à supporter la nouvelle stratégie d’intégration de services autour de OVI. Nokia met en place une stratégie de développement de plateforme de services OVI Maps, OVI Mail, OVI Store, OVI Music, OVI Lifestyle, OVI Money comme autant d’infrastructures qui pourront être utilisées par les opérateurs pour se différencier et leur permettra de monétiser du contenu exclusif, local ou autre.

Pour Nokia, avoir rendu gratuit l’accès à la navigation autour de Navteq semble avoir été une décision stratégique clé dans la mesure où OVI Maps servira de base à un système de monétisation de la publicité localisée. « La navigation est au cœur de notre stratégie de services, dit Michael Halbherr, VP OVI expérience chez Nokia. OVI Map nous permet de disposer d’une plateforme indexée très puissante et riche en possibilités. Les opérateurs ne sont pas sur le marché de la navigation, en revanche, ils  profiteront de la plateforme. »

Quel rôle pour les opérateurs sur le marché ?

Tout d’abord, ce salon, à travers le keynote de Eric Schmidt, CEO de Google et surtout dans la session de questions réponses qui l’a suivi, à très clairement posé la question du rôle des opérateurs. Jusqu’où veulent-ils aller… Tout le monde de la mobilité le sait déjà : leur objectif est de maitriser la chaine de valeur du contenu à l’utilisateur final… Jusqu’où peut-on (ou doit-on) les laisser aller? Le débat est maintenant ouvert à l’issue d’un Keynote très visuel où au passage on apprenait que désormais, les téléphones sous Android pourront pleinement accéder aux sites développés en Adobe Flash (ce qui n’est toujours pas le cas sur les iPhones)…

Eric Schmidt a du essuyer une salve de questions plutôt agressives concernant le récent investissement de Google pour fibrer jusqu’à 500000 foyers aux Etats-Unis. En effet, pourquoi donc une société internet, dont la fortune repose sur la publicité sur le Web, se lance-t-elle dans la mise en place d’un réseau d’infrastructure, qui visiblement n’est pas son métier, alors qu’un opérateur (parmi tant d’autres) dont le cœur de métier est de poser et d’opérer des tuyaux, a mis plus 3 ans pour se décider à installer de la fibre dont tout le monde sait depuis des lustres que c’est l’infrastructure dont on a besoin… ?

Serait-ce un pur hasard que Google, dont l’activité repose sur la libre circulation d’un plus grand nombre de flux variés, fixes ou mobiles, sur Internet, craigne que ceux qui possèdent des infrastructures n’en restreignent l’utilisation et la portée pour préserver le principal mécanisme de leur monopole. Le principal grief des opérateurs (anciens monopoles d’état devenus monopoles privés) contre Google est en fait de voir celui-ci échapper à leur pouvoir, bien que son business soit entièrement et principalement basé sur les réseaux dont ils ont à assurer la plus grosse partie des investissements et du support. Non seulement ils n’ont guère de prise sur Google, mais en plus ce dernier rafle la quasi-totalité du marché de la publicité sur Internet, sur lequel ils aimeraient bien mettre la main. C’est un monopole contre un autre disent certains… Mais Google est-il véritablement un monopole qui verrouille le consommateur comme les opérateurs le font avec leur réseau d’accès… ?

Eric Schmidt semble avoir une idée assez claire sur la manières dont les opérateurs peuvent investir dans les réseaux et bénéficier d’un retour sur investissement à travers certains services d’infrastructure autre que le simple fait de posséder des tuyaux qui transportent des données. "Le marché est assez grand et il y a de la place pour tout le monde", dit-il, affirmant que Android équipe plus de 60000 téléphones vendus chaque jours. Il répondait indirectement aux remarques de Vittorio Colao, CEO de Vodafone qui très clairement en appelait à ses collegues opérateurs du monde entier pour bâtir (verrouiller) un business modèle autour les services mobiles avant que Google ne le fasse.

Les réseaux tiendront-ils la charge ? Une certaine opacité de gestion… !

Il est évident que les opérateurs (plus particulièrement les opérateurs historiques)  jouent un jeu dangereux avec la manière dont ils gèrent la bande passante et la capacité de leurs réseaux en investissant juste ce qu’il faut pour offrir juste en dessous de la demande prévue, maintenant ainsi la pression sur les prix, les consommateurs, les offreurs de services, etc…. En effet, ils partent du principe qu’une « saine » gestion de la rareté de la bande passante (aussi bien dans le fixe que dans le mobile) est un point clé de leur pouvoir. Ils misent sur l’esprit de corps des opérateurs et les oligopoles de fait (bien que surveillé de prêt en Europe et un peu plus aux Etats-Unis) pour éviter de se voir déborder par un concurrent inattendu.

Seule la France, grâce à un régulateur obstiné, a réussi à desserrer un peu l’étau. Seulement, Apple leur a offert une carotte sur laquelle ils se sont jetés, sans voir le bâton qui allait leur tomber sur le nez. L’iPhone a tout simplement fait exploser les réseaux qui n’étaient pas prêts de supporter une telle demande de données. Aux Etats-Unis, le phénomène est apparu clairement à propos de la couverture et de nombreuses défaillances dans les zones urbaines autour du réseau AT&T qui a été assez bête de faire une campagne publicitaire, plutôt ridicule, provoquant même une vive réaction de son principal concurrent Verizon.

En France, tous les opérateurs sentent passer le vent du boulet, mais rien ne filtre sur les incidents, les utilisateurs Français étant plus intéressés par le moral interne de l’entreprise France Télécom que par leur difficultés d’accéder à Internet avec leur iPhone. Les réseaux cellulaires sont à bout de souffle pour ce qui concerne les données et les nouveaux smartphones qui ont été annoncés à MWC 2010 ne vont certainement pas arranger les choses.

La migration vers le LTE n’est pas encore engagée malgré quelques expérimentations, mais il semble que le premier usage du LTE sera centré sur « les données », alors même que les combinés LTE sont encore très loin d’être prêt. On verra donc des clés ou des boitiers LTE bien avant de voir des téléphones LTE… D’ores et déjà, on voi apparaitre des clés duales, compatible 2G, 3G et LTE. Samsung, Huawei et Alcatel sont les fournisseurs de ces clés.

Plusieurs sociétés vues à la conférence, proposent des solutions d’attente aux opérateurs, basées sur des solutions sans fil point à point dans les fréquences hautes (à base de WiMax pour certains) qui viennent soulager les réseaux des opérateurs dans les zones fortement sollicitées. La santé des réseaux cellulaires est une affaire publique, elle concerne la vie quotidienne de tous. Il serait souhaitable que les opérateurs communiquent plus et mieux sur les incidents qu’ils rencontrent et les remèdes qu’ils y apportent.

Pour le bien du consommateur ?

Eric Schmidt terminait son intervention sur cette note positive : « Le scénario le plus probable aujourd’hui est que le nombre de plateforme se multiplie, je ne sais pas combien de temps cela va durer avant que le marché ne se concentre sur un plus petit nombre de plateformes », mais il précisait :  « La compétition telle que nous la voyons maintenant avec beaucoup d’acteurs sur le marché bénéficie très très largement à l’utilisateur final. » Faut-il le croire sur parole ? Cette année apportera certainement des éclaircissements sur la question.

Des e-Books, en attendant la tablette d’Apple

22 janvier 2010

Le eReader Skiff de Hearst

L’attente ne durera plus longtemps et malgré le peu d’information qui ont pu filtrer du blackout sauvage imposé par Steve Jobs, la future tablette d’Apple a déjà crée l’évènement. Apple a déjà réussi sa campagne de publicité sans débourser un dollars.  Aujourd’hui, il n’est encore guère possible de savoir si cette tablette sera orientée TV, un remake basé sur le faible succès de l’Apple TV (Apple ne réussit donc pas tout ?),  ou bien orienté vers le livre électronique, un lecteur de e-Books. Quelques rumeurs du Wall Street Journal basées sur un accord possible entre Apple et l’éditeur de livres HarperCollins et des démarches d’Apple auprès des éditeurs de livre américains et européens flatés et alléchés  feraient plutôt pencher la balance vers le lecteur de eBooks. Mais il semble aussi que Apple a aussi entamé des négociations assez précises avec des canaux de télévisions pour la licence de droits de contenus numériques.  Les rumeurs et les fuites arrivent tous les jours…  Il se trouve aussi que la TV numérique et les lecteurs de eBooks ont été les deux centres d’intérêt les plus actifs au CES.

Petit retour au CES sur les ebooks

Au CES, la visite des innombrables sociétés ayant présenté un lecteur de e-Book m’a permis de lever un certain nombre de points importants sur l’avenir de ces appareils, sans pour autant obtenir de réponse à toutes les questions. Peu d’appareils n’étaient réellement disponibles, ce qui semble confirmer la présence imminente d’Apple sur ce segment et une certaine immaturité technologique, des appareils répondant a des besoins segmentés de façon très variée, le tout partiellement voilé par une impressionnante abondance d’annonces marketing.  Détail intéressant, j’ai rencontré beaucoup de Français dans ce secteur, que ce soit Michaël Dahan, co-fondateur de la société Française Bookeen, Sebastien Trolez, Senior Product Manager du QUE de Plastic Logic ou encore Vincent le Chevalier, Senior VP Platform Development chez Skiff.  Les deux aspects principaux à regarder dans les annonces qui seront faites, aussi bien chez Apple que chez ses concurrents potentiels au cours des prochains mois… et il y en aura… sont l’interface utilisateur et le modèle de distribution du contenu. Apple nous a déjà montré qu’il était imbattable dans l’interface (essayez de comparer un iPhone avec un téléphone Android… sérieusement). Pour le modèle de distribution, c’est plus discutable dans la mesure ou iTunes a probablement fait évoluer beaucoup de choses dans la distribution de la musique, mais suscite tout de même un certain nombre de questions , aussi bien du côté des producteurs que des consommateurs. Inutile cependant d’élaborer sur le business modèle avant la semaine prochaine…La presse voit là une bouée de sauvetage… La naïveté de certains relais d’information m’a toujours étonnée…

Interface : deux exemples…

Pour l’interface, merci à Jean Louis Gassée, rencontré hier à Palo Alto après son retour de France où il a commencé de lever son fond de capital risque appelée Ares Venture. Intéressé par la tablette d’Apple, il m’a en effet indiqué un concept fort avancé qui n’était pas présentée à CES, développé par une équipe basée en suède. Rêvons un peu… Berg est un consultant en Design industriel basé à Londres. Bonnier est une petite équipe de recherche et développement basée en Suède qui a developpé ce prototype appelé Mag+. La vidéo qui suit est en Anglais…mais elle parle d’elle même. C’est une étude conceptuelle sur ce que pourrait être la lecture de livre ou de magazines avec l’un de ces appareils.

La video suivante est une illustration de ce que pourrait apporter un eBook dans la lecture d’un magazine, Sports Illustrated en l’occurence. . . On voit quel rôle peuvent jouer  la photo, les vidéos et la publicité pour enrichir l’expérience utilisateur. Aucune approche du mode de distribution du contenu pour l’instant.

Ne parlons pas technique non plus pour l’instant, car si à CES, plusieurs sociétés montraient des écrans capable d’afficher un livre ou un texte lisible (encre electronique) avec des couleurs, rien n’est encore commercialisable aujourd’hui.  La tablette sauvera-t-elle la presse…? Peut-on compter sur Steve Jobs…?  Il faudra attendre encore un peu pour le savoir…


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